LE BIEN-ÊTRE DU CHEVAL, UN PRÉREQUIS À LA PERFORMANCE - Pratique Vétérinaire Equine n° 222 du 01/07/2024
Pratique Vétérinaire Equine n° 222 du 01/07/2024

Éditorial

Auteur(s) : Julie DAUVILLIER

Fonctions : membre de la commission Médecine interne de l’Association vétérinaire équine française

La compétition, c’est la partie la plus facile, tout le travail se fait dans les coulisses. » Ce constat d’Usain Bolt résume l’importance du travail de préparation et de prévention chez un athlète, plus encore à haut niveau. Préparation physique et mentale pour atteindre les capacités nécessaires, et prévention pour éviter que ce travail ne soit sapé par l’émergence inattendue d’un problème de santé, tels sont les deux axes de travail pour emmener le cheval à son meilleur le jour J. De même que chez l’athlète humain, l’atteinte de ces objectifs est aujourd’hui conditionnée à une prise en charge globale du cheval athlète. Ainsi, un panel de choc vous présente, dans ce numéro, un résumé des connaissances actuelles dans les différents domaines d’implication du vétérinaire : préparation et suivi sportifs, affections médicales et locomotrices susceptibles d’apparaître, alimentation, gestion du stress, récupération, prévention des maladies infectieuses, traitements dans le respect des règles antidopage, ainsi que les apports précieux de l’éthologie dans notre approche.

Il aurait manqué quelque chose à ce numéro sans le point de vue des cavaliers professionnels : trois d’entre eux ont pris le temps de partager leur expérience sur la gestion d’une saison chez le cheval de sport et sur ce qu’ils attendent de leur vétérinaire dans ce travail d’équipe. Enfin, à l’heure des questionnements sociétaux sur le bien-être des chevaux de sport, rappelons que le bien-être est un prérequis à la performance, d’autant plus chez les chevaux de sport dont la carrière est longue. Et comme « pour aimer bien, il faut comprendre », nous avons, en tant que vétérinaires, une formidable opportunité de transmettre nos connaissances sur le fonctionnement physiologique et les besoins des chevaux afin que ceux-ci soient respectés, quelle que soit la discipline et quel que soit le niveau. Un cheval ne sera jamais aussi généreux que lorsqu’il est bien dans sa tête et dans son corps. Et quelle meilleure occasion que cette année olympique pour aborder ces sujets ?

Merci aux auteurs et merci aux cavaliers pour ce généreux partage et bonne lecture à tous !

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