Évaluation et prise en charge de la douleur chez l’âne - Pratique Vétérinaire Equine n° 220 du 01/01/2024
Pratique Vétérinaire Equine n° 220 du 01/01/2024

ALGOLOGIE

Dossier

Douleur

Auteur(s) : Karine PORTIER

Fonctions : (dipECVAA)
VetAgro Sup (campus vétérinaire
de Lyon)
Centre de recherche
et de formation en algologie
comparée (Crefac)
1 avenue Bourgelat
69280 Marcy-l’Étoile
et
Centre de recherche en
neurosciences de Lyon (CRNL)
Équipe Trajectoire
Centre hospitalier Le Vinatier,
Neurocampus (bâtiment 462)
95 boulevard Pinel
69500 Bron

Animal au caractère stoïque, l’âne n’est pourtant pas insensible à la douleur. Il est donc important de connaître les outils disponibles pour mesurer l’intensité de la douleur ressentie, ainsi que les modalités d’adaptation des traitements antalgiques par rapport au cheval.

La douleur est un fléau universel qui touche l’homme et l’animal. En France, la prévalence de la douleur chronique chez l’adulte est estimée entre 27,2 et 32,7 % [2]. Chez le chien, elle varie entre 20 et 38 % [15, 22]. Dans la quête du bien-être animal et humain, le traitement de la douleur est devenu essentiel. Or, cette prise en charge n’est envisageable que si la douleur peut être identifiée, évaluée et mesurée. Cela se révèle difficile car la douleur est subjective et il n’existe pas d’unité de mesure. Chez les animaux, qui ne s’expriment pas, sa quantification est encore plus complexe. L’intensité de la douleur doit alors être appréciée par un observateur, à travers sa propre expérience et sa sensibilité, ce qui induit un biais inévitable [17]. L’évaluation de la douleur devient ainsi un vrai défi chez un animal proie, entraîné à la cacher pour échapper à l’intérêt des prédateurs [18].

L’âne domestique (Equus asinus) est réputé stoïque face à la douleur, ce qui explique sans doute le peu de publications consacrées au sujet. Mais le fait qu’il ne semble pas exprimer la douleur ne veut pas dire qu’il ne la ressent pas. Les quelque 48 millions d’ânes qui peuplent la planète méritent donc que nous leur consacrions cet article, qui présente un état des lieux des connaissances acquises sur le comportement de cet animal face à la douleur, sur les outils d’évaluation disponibles ainsi que sur les traitements utilisables (photo 1).

LE COMPORTEMENT DE L’ÂNE DOULOUREUX

Les ânes ne présentent pas les mêmes comportements que les chevaux face à la douleur. Ils ne montrent pas une attitude spécifique, mais plutôt des modifications plus globales du comportement général [1]. Des études ont permis de construire un éthogramme des comportements de l’âne au repos [19]. Les comportements décrits dans cet éthogramme sont répartis en 16 catégories : la position dans l’enclos, les postures (la façon d’être couché, debout, la position et l’orientation des oreilles, le port de tête et son orientation), la position de la queue, les événements concernant le corps (par exemple, se rouler) et les pieds (se gratter). D’autres catégories concernent la cavité orale (lécher, mordre, mâcher, boire, manger), la tête (se secouer), l’expression vocale (renifler, braire, soupirer, etc.), l’entretien (se gratter, somnoler, s’étirer), l’élimination (urine, crottins) et enfin le jeu.

Les indicateurs comportementaux de douleur sont peu connus chez l’âne, cependant des études ont permis d’en identifier quelques-uns (photo 2). Les signes cliniques anormaux (tachypnée, boiterie, tachycardie, etc.) ont été comparés aux différentes postures (port des oreilles, de la tête, ouverture des paupières, position de la queue et des membres) et activités (manger, se rouler, se gratter, etc.) observées, puis enregistrées dans un éthogramme, chez des ânes de travail placés en liberté dans un enclos [20]. L’objectif était de quantifier la prévalence de ces signes cliniques anormaux et d’étudier si ces anomalies étaient associées à de potentiels indicateurs comportementaux de douleur. Les auteurs ont observé que les ânes atteints d’une maladie des yeux ou des membres ne restaient pas stoïques et présentaient effectivement un comportement significatif particulier en lien avec l’affection. Les ânes souffrant d’une affection oculaire restaient souvent les yeux fermés et la tête basse (photo 3). Des indicateurs comportementaux spécifiques à une source de douleur située au niveau des membres et des pieds (notamment le report du poids sur l’autre membre, la suppression d’appui) ont été identifiés dans cette étude et reliés à l’existence d’anomalies cliniques telles qu’une asymétrie de l’arrière-main ou du bassin et un pouls digité bondissant. Dans une autre étude, les auteurs ont observé la réponse à l’administration d’un anti-inflammatoire pour caractériser les comportements liés à la douleur [21]. Ils ont montré que, même si l’anti-inflammatoire ne réduisait pas la boiterie, les ânes traités étaient plus alertes, moins somnolents, davantage intéressés par l’environnement, qu’ils se couchaient moins fréquemment, avaient les yeux moins souvent fermés et un port de tête plus haut que leurs congénères du groupe placebo.

LES OUTILS D’ÉVALUATION DE LA DOULEUR CHEZ L’ÂNE

Les outils d’évaluation de la douleur développés ou validés chez l’âne sont peu nombreux. Il s’agit essentiellement de grilles composées d’items associés à des scores. Ces outils sont pourtant indispensables pour évaluer l’efficacité d’un traitement antalgique au cours du temps ou pour déterminer quand il devient nécessaire en fixant une limite indicative (à un score donné). Afin que l’évaluation de la douleur soit la plus précise possible, plusieurs paramètres doivent être pris en compte tels que son intensité, sa fréquence, sa durée et sa qualité. Les marqueurs de la douleur chronique diffèrent en effet de ceux de la douleur aiguë parfois plus facile à détecter. Les grilles d’évaluation doivent donc être spécifiques du type de douleur, voire du type de maladie. Van Dierendonck et ses collaborateurs ont ainsi testé 2 grilles d’évaluation de la douleur aiguë chez des ânes en période postopératoire ou présentés pour des coliques, pour un trouble locomoteur aigu ou pour une lésion au niveau de la tête [25]. La première, l’equine Utrecht University scale for donkeys composite pain assessment (EQUUS-DONKEY-COMPASS), est une grille composite. Il s’agit d’un score multifactoriel fondé sur 20 paramètres tels que les postures, les sons émis, les mouvements, les fréquences cardiaque et respiratoire, les interactions avec l’observateur, etc. La seconde, l’equine Utrecht University scale for donkey facial assessment of pain (EQUUS-DONKEY-FAP), est une grille d’observation de l’expression faciale fondée sur 12 paramètres comme l’observation des paupières, des naseaux, de la position des oreilles, de la sudation au niveau des oreilles, etc. La grille composite s’est révélée plus sensible pour évaluer la douleur des ânes présentés pour des coliques (83 %) ou un trouble locomoteur (88 %), tandis que la grille faciale a montré une bonne sensibilité pour évaluer la douleur des ânes présentés pour des coliques (75 %) et une lésion de la tête (78 %). Selon l’affection, une grille est donc à utiliser de préférence à l’autre.

Une autre échelle (donkey pain scale, DOPS) a été mise au point, fondée sur l’éthogramme et les expressions faciales de l’âne opéré pour une castration [3, 4, 17]. Elle a ensuite été validée pour évaluer spécifiquement la douleur postcastration chez l’âne (tableau 1). La réponse à l’ouverture de la porte du box, la position de la tête et des oreilles (tête basse sans manger), l’orientation de la tête (notamment vers la plaie), la réaction à la palpation de la plaie et le soulèvement d’un membre postérieur étaient les signes différenciant les ânes douloureux des ânes non douloureux (photo 4). Ces équidés étant relativement stoïques, le critère de locomotion n’est pas considéré comme efficace pour évaluer la douleur aiguë [3]. Van Loon et son équipe ont quant à eux développé une échelle composite pour l’évaluation de la douleur chronique chez l’âne, la donkey chronic pain scale (DCPS), qui a été traduite en français (tableau 2) [26]. Il est en effet important que les items soient rédigés dans la langue des utilisateurs [16]. Les auteurs ont aussi eu recours à une grille d’évaluation faciale de la douleur, la donkey chronic pain facial assessment of pain (DCP FAP), également traduite en français (tableau 3). La combinaison de ces 2 grilles a montré une sensibilité et une spécificité plus élevées ainsi qu’une meilleure répétabilité interobservateur que l’utilisation séparée de chacune d’elles pour évaluer la douleur chez des ânes présentant de l’arthrose, une fourbure chronique, des maladies dentaires ou d’autres affections chroniques [26].

Dans le choix des grilles d’évaluation de la douleur, il convient également de prendre en compte le temps nécessaire pour les remplir, qui peut être très long, notamment si elles sont utilisées fréquemment. L’évaluation de la douleur aiguë, dont l’intensité peut varier rapidement, nécessite en outre des mesures rapprochées. Les auteurs rapportent un temps de 5 minutes pour remplir l’EQUUS-DONKEY-COMPASS et de 2 minutes pour l’EQUUS-DONKEY-FAP [25]. La présence de l’observateur pour une évaluation en direct peut aussi engendrer un biais, notamment chez une espèce proie entraînée à cacher ses douleurs. Il est parfois intéressant de mener ces observations à distance grâce à une caméra à condition qu’elle permette l’évaluation de tous les items de la grille : par exemple, les grimaces faciales nécessitent que l’animal soit en face ou de profil par rapport à la caméra, elle-même placée à la bonne hauteur (photo 5). Le score peut aussi être établi à partir d’un enregistrement vidéo pour inclure plusieurs observateurs. Les photos vont également permettre un archivage des observations utilisable en différé, mais une capture discontinue du comportement de l’animal risque de masquer certains signes. En effet, l’expression de tous les comportements ou signes de douleur n’est pas simultanée [13]. Par ailleurs, le principe de l’insu est rarement respecté, car les évaluateurs peuvent facilement savoir si l’animal fait partie du groupe témoin ou opéré (bandage visible en phase postopératoire, caractère urgent et violent d’une colique, etc.). Le score final est donc certainement influencé par l’avis de l’observateur.

LES TRAITEMENTS ANTALGIQUES ADAPTÉS AUX ÂNES

Pour traiter la douleur, quelle que soit l’espèce cible, sauf contre-indication, il est conseillé d’appliquer une approche multimodale, c’est-à-dire de piocher des molécules dans chaque famille d’antalgiques ou de médicaments ayant des propriétés antalgiques pour cibler différents récepteurs. Il est également possible d’y associer des actes antalgiques (ferrure, sondage nasogastrique, physiothérapie, etc.). Il ne s’agit pas ici de lister les traitements antalgiques pour chaque type de douleur, ni de donner des recettes, mais plutôt de décrire les spécificités de la mise en œuvre d’un traitement contre la douleur chez l’âne. La principale particularité est la différence de métabolisme des molécules analgésiques par rapport aux chevaux, et entre les races asines [6]. Les molécules couramment utilisées pour soulager la douleur chez les équidés sont les opioïdes, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et les anesthésiques locaux. D’autres comme les α2-agonistes et la kétamine ne sont pas antalgiques, mais présentent des propriétés analgésiques. Cependant, peu d’études se sont intéressées à l’efficacité de ces molécules antalgiques chez l’âne, alors qu’elles présentent pourtant des profils pharmacologiques différents lorsqu’elles sont administrées aux chevaux [11]. Le métabolisme de certaines molécules analgésiques semble en effet plus rapide chez l’âne, ce qui a pour conséquence de raccourcir les intervalles d’administration [14].

Opioïdes

Lizarraga et ses collaborateurs ont étudié les effets hypoalgésiques du butorphanol (aux doses de 10, 20, 30 et 40 µg/kg) associé à la xylazine (à raison de 0,5 mg/kg) chez l’âne, en évaluant le seuil nociceptif mécanique grâce à un appareil générant un stimulus mécanique placé sur la face dorsale proximale du métacarpe [7]. La xylazine seule et l’ensemble des doses de butorphanol associées à la xylazine ont induit une hypoalgésie, supérieure et de plus longue durée pour les dosages de 30 et 40 µg/kg. L’effet analgésique du butorphanol à la dose de 50 µg/kg a été confirmé dans une étude qui l’a utilisé en association avec la détomidine, en prémédication de l’anesthésie générale d’ânes opérés pour une castration [24]. La pharmacocinétique du butorphanol chez l’âne a récemment été précisée et montre une demi-vie d’élimination plus rapide que celle observée chez les chevaux [5]. Une étude récente a déterminé les effets antinociceptifs de deux doses intraveineuses de morphine(1) chez l’âne [12]. Administrée à raison de 0,5 mg/kg, la morphine a montré un délai d’action plus rapide (15 minutes) qu’à la dose de 0,1 mg/kg (45 minutes). Le pic d’action a été observé à 60 minutes pour les 2 dosages. La posologie des patchs de fentanyl et la fréquence d’administration seraient augmentées chez les ânes, en comparaison des chevaux [6].

Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) doivent être administrés avec précaution chez l’âne, en optimisant les intervalles d’administration selon les données pharmacologiques, pour atteindre l’efficacité sans risquer la toxicité (tableau 4) [6]. Une attention particulière doit être portée à la clairance de ces molécules. En effet, le métabolisme hépatique de l’âne est décrit comme plus rapide que celui du cheval, notamment pour la phénylbutazone. Cela est important pour calculer les posologies et la fréquence d’administration qui ne sont pas extrapolables à celles du cheval. Pour les molécules dont la clairance est plus rapide que chez le cheval, il n’est pas conseillé d’augmenter la dose pour accroître la durée d’action, car il existe un risque de toxicité. En effet, la biodisponibilité est souvent plus importante et le volume de distribution plus faible chez l’âne que chez le cheval [6]. Certaines molécules ont une clairance inférieure à celle observée chez le cheval, comme le carprofène. Dans ce cas, il convient de diminuer les doses par rapport à celles administrées aux chevaux pour éviter toute toxicité.

Anesthésiques locaux

Plusieurs études ont démontré l’efficacité analgésique de l’administration épidurale de lidocaïne associée ou non à un α2-agoniste chez l’âne. L’association d’un α2-agoniste induit une sédation qui n’est pas observée avec la lidocaïne seule, mais prolonge aussi l’analgésie périnéale obtenue [23]. Il existe très peu d’études concernant les anesthésies loco-régionales chez l’âne, vraisemblablement en raison de l’anatomie du système nerveux central et périphérique qui est supposée identique à celle du cheval.

Alpha2-agonistes

Les α2-agonistes sont réputés pour leurs effets analgésiques chez le cheval, en plus de leur action sédative. Une étude compare les effets, sur le seuil nociceptif mécanique, de la xylazine (1,1 mg/kg), de la détomidine (20 µg/kg), de la romifidine (100 µg/kg), de la médétomidine(1) (5 µg/kg) et de la dexmédétomidine(1) (3,5 µg/kg). L’effet durait 1 heure pour toutes les molécules et était prolongé jusqu’à 2 heures pour la romifidine. Entre 30 et 60 minutes, l’effet analgésique de la xylazine et de la dexmédétomidine était moins intense que celui des autres molécules [10]. La durée de l’effet antalgique de la romifidine à la suite d’un stimulus nociceptif mécanique est dose dépendant (de 40 à 100 µg/kg), cet effet étant observé 1 heure après l’administration pour les doses de 40 à 80 µg/kg et jusqu’à 2 heures plus tard pour la dose de 100 µg/kg [8]. Avec la détomidine, administrée par voie orale à la dose de 40 µg/kg, une hypoalgie au stimulus mécanique a été observée à partir de 30 minutes et jusqu’à 3 heures après [9].

Autres traitements

À notre connaissance, aucun article ne rapporte les propriétés analgésiques de la kétamine chez l’âne. Les traitements antalgiques autres que pharmacologiques ne sont pas non plus décrits.

Conclusion

L’âne est considéré comme un petit cheval, ce qui conduit à lui administrer les mêmes traitements antalgiques aux mêmes posologies. Son caractère stoïque a amené à considérer que son seuil de douleur était supérieur à celui du cheval. Par conséquent, peu de chercheurs se sont intéressés à l’évaluation et au traitement de la douleur dans cette espèce. Il existe aussi des différences physiologiques entre les différentes races asines, ce qui rend les progrès impossibles à généraliser à l’espèce dans son ensemble. Pourtant, l’âne est un animal précieux, au service de l’homme dans les pays défavorisés, dont le manque de productivité à la suite d’une maladie ou un état douloureux peut avoir des conséquences importantes sur la survie des populations. Or, des comportements douloureux plus ou moins visibles ont été identifiés. Quelques études pharmacologiques montrent aussi qu’il existe un risque de toxicité ou d’inefficacité lors de l’emploi de molécules antalgiques aux posologies indiquées chez le cheval. Il est donc urgent de s’intéresser aux traitements antalgiques dédiés aux différentes races asines afin d’améliorer les conditions de vie des ânes de travail au quotidien.

  • (1) Utilisation hors autorisation de mise sur le marché (AMM).

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Conflit d’intérêts

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