Chirurgie urinaire chez le cheval - Pratique Vétérinaire Equine n° 199 du 01/07/2018
Pratique Vétérinaire Equine n° 199 du 01/07/2018

Edito

Auteur(s) : Claire de Fourmestraux

En raison de l’ensemble des outils mis à la disposition du vétérinaire (bilan hémato-biochimique, échographie, cystoscopie, analyses urinaires, biopsie rénale, entre autres), le diagnostic des atteintes de l’appareil urinaire du cheval est de plus en plus précis, ce qui favorise une prise en charge chirurgicale adaptée et précoce, lorsque celle-ci est indiquée.

La chirurgie urinaire est variée, incluant des approches et des techniques plus ou moins complexes en constante évolution afin de limiter l’invasivité des procédures et d’améliorer le pronostic associé et la convalescence postopératoire.

En effet, pour la partie extra-pelvienne de l’appareil urinaire, l’urètre, l’approche est simplifiée. Le développement de techniques transendoscopiques nécessite néanmoins un matériel spécifique et des compétences chirurgicales avancées. L’indication majeure d’intervention est l’obstruction secondaire à la présence d’un calcul.

Lors d’atteinte proximale, avec une affection vésicale, urétérale ou encore rénale, la technique chirurgicale se complexifie.

De nombreuses techniques d’abord de la vessie sont décrites, dont celles réalisées sous contrôle laparoscopique, qui permettent une exploration mini-invasive en limitant la voie d’abord, les lésions urétrales et les complications postopératoires associées. Le suivi postopératoire pour ces interventions est toujours crucial afin de prévenir les récidives, notamment lors de calculs vésicaux.

La néphrectomie, qui constitue l’une des chirurgies les plus complexes de l’appareil urinaire, reste relativement rare. L’indication doit être clairement établie et la fonctionnalité du rein controlatéral attentivement évaluée avant de se lancer dans une telle procédure.

Ce dossier de Pratique Vétérinaire Équine sur la chirurgie urinaire passe en revue l’ensemble des procédures qui peuvent être réalisées ainsi que le pronostic envisagé et les complications éventuelles. La présentation suit un fil conducteur “anatomique”, de l’urètre à la vessie, puis aux uretères et aux reins, qui correspond aussi à une difficulté d’approche chirurgicale croissante. Le praticien pourra ainsi proposer une prise en charge adaptée selon l’affection diagnostiquée.

Enfin, dans ce même numéro, un cas clinique original illustre la difficulté de prise en charge d’une brèche urétrale.

En vous souhaitant une très bonne lecture,

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