Pratique vétérinaire équine n° 198 du 01/04/2018

Médecine interne

Dossier

L’appareil urinaire du cheval adulte : imagerie et troubles fonctionnels

Tanguy Hermange*, Anne Couroucé**


*Centre international de
santé du cheval d’Oniris
(Cisco), École nationale
vétérinaire, agro-alimentaire et de l’alimentation
Nantes-Atlantique (Oniris),
44307 Nantes

Plusieurs mécanismes interviennent dans le contrôle de l’homéostasie hydrique et diverses sont les causes qui peuvent les perturber. La démarche diagnostique à suivre lors d’une polyuro-polydipsie vous est présentée.

Résumé

La polyuro-polydipsie (PUPD) est définie respectivement par une production d’urine et une consommation d’eau inappropriées et importantes. Lors de polydipsie primaire, une PUPD psychogène est fréquente et souvent liée à un malaise environnemental. Lors de polyurie primaire, un dysfonctionnement de la pars intermedia de l’hypophyse, une insuffisance rénale, un diabète insipide central ou néphrogénique, ou un diabète sucré peuvent être envisagés. En sus d’un examen clinique et d’analyses sanguines, une analyse urinaire et un test de privation hydrique permettent de diagnostiquer l’essentiel des affections. Pour l’exploration d’un éventuel diabète insipide, des dosages de l’hormone antidiurétique et un test de réponse à la desmopressine peuvent être réalisés.

Summary

POLYURIA-POLYDIPSIA: PATHOGENESIS AND DIAGNOSTIC APPROACH

Polyuria-polydipsia (PUPD) is defined by inappropriate and significant urine production and water consumption, respectively. In primary polydipsia, psychogenic PUPD is common and often associated with environmental discomfort. In primary polyuria, dysfunction of the pars intermedia of the pituitary gland, renal failure, central or nephrogenic diabetes insipidus, or diabetes mellitus may be considered. Most diseases can be diagnosed using urinary analysis and a water deprivation test, in addition to a clinical examination and blood tests. For the exploration of possible diabetes insipidus, antidiuretic hormone (ADH) assays and a desmopressin response test can be performed.

Key words

polyuria-polydipsia, diabetes, PGDH, ADH, kidney failure
La consommation d’eau de boisson est estimée en moyenne entre 50 et 60 ml/kg/j (soit environ 25 à 30 l/j pour un cheval de 500 kg), et la production d’urine entre 15 et 30 ml/kg/j (soit environ 7,5 à 15 l/j) [8, 14]. Les besoins hydriques sont plus proportionnels à la taille qu’au poids du cheval. Le tissu graisseux contenant peu d’eau, les chevaux avec une note d’état corporelle élevée ont proportionnellement des besoins moindres. De nombreux autres facteurs comme l’âge, le régime alimentaire, l’exercice, la ...
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