Le cheval, sentinelle de l’infection West Nile - Pratique Vétérinaire Equine n° 198 du 01/04/2018
Pratique Vétérinaire Equine n° 198 du 01/04/2018

MALADIES INFECTIEUSES

Cahier scientifique

Vu, lu, entendu…

Auteur(s) : Margherita Manfrin

Un test sérologique permet de distinguer les chevaux infectés naturellement des chevaux vaccinés.

La fièvre West Nile est une maladie virale zoonotique. Le cheval peut être une sentinelle de l’infection, mais dans les zones d’intense circulation du virus, où des protocoles de vaccination ont été mis en place, la distinction entre chevaux infectés naturellement et chevaux vaccinés est essentielle. Le développement d’un test sérologique permet cette différenciation, grâce à la détection ou non d’une protéine structurale (NS1). Deux protéines du virus West Nile sont en effet reconnues comme fortement immunogènes : la glycoprotéine E et la protéine NS1. Lorsqu’un vaccin recombinant exprimant uniquement l’antigène E a été administré, la distinction est possible, bien que la durée de protection induite soit difficile à objectiver. À l’inverse, les vaccins inactivés, qui induisent une réaction humorale forte et durable, nécessitent une amélioration des procédés de purification, la protéine NS1 étant toujours présente.

D’après une présentation faite par Cécile Beck (Agence nationale de sécurité sanitaire) et intitulée Développement d’un test Diva pour la détection sérologique du virus West Nile chez le cheval, lors de la 44e Journée de la recherche équine organisée par l’Institut français du cheval et de l’équitation à Paris, le 15 mars 2018.

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