L’appareil urinaire du cheval adulte : imagerie et troubles fonctionnels - Pratique Vétérinaire Equine n° 198 du 01/04/2018
Pratique Vétérinaire Equine n° 198 du 01/04/2018

Edito

Auteur(s) : Valérie Deniau

« Docteur, mon cheval ne boit pas assez / se campe souvent quand je monte dessus / ne veut pas uriner après le travail / fait parfois comme des coliques mais passe des crottins. Il a sûrement un problème urinaire. »

Voilà autant de motifs de consultation “orientée” sur les reins ou la vessie qu’il convient de prendre en considération, sans perdre de vue que le cheval suspect de trouble urinaire est davantage celui qui boit trop, qui fait des efforts à chaque miction en liberté comme sous la selle, qui urine plutôt souvent que rarement, et que les douleurs abdominales ont de multiples origines potentielles à explorer, majoritairement digestives.

Si l’anamnèse est aussi cruciale dans la propédeutique de l’appareil urinaire, c’est bien parce qu’elle permet souvent d’orienter les investigations vers l’une des deux grandes catégories d’affections potentielles : les troubles fonctionnels compromettant la concentration des urines ou l’élimination des métabolites azotés, et les anomalies lésionnelles sources de dysurie, de saignement, de pyurie ou encore de fièvre de cause indéterminée. Selon le cas, les approches clinique, biologique et thérapeutique peuvent être radicalement différentes.

Le développement de l’imagerie médicale et des techniques chirurgicales miniinvasives a fait progresser la connaissance et le traitement des lésions vésicales, rénales et urétérales. La tomodensitométrie et la scintigraphie sont ainsi appelées à prendre une place de plus en plus importante dans l’évaluation des anomalies congénitales et des troubles fonctionnels, tandis que la laparoscopie est devenue une technique de choix dans l’abord chirurgical de la sphère génito-urinaire. Pour autant, la majorité des affections urinaires du cheval peuvent être diagnostiquées avec des moyens d’exploration accessibles en pratique équine courante. Le principal prérequis demeure une bonne connaissance des conditions d’examen et de prélèvement, de l’anatomie normale de l’appareil urinaire et de ses variations.

Ce dossier de Pratique Vétérinaire Équine vous présente un exemple de démarche diagnostique, celle du syndrome polyuro-polydipsie, dans lequel une grande partie des analyses biologiques en rapport avec la fonction rénale peuvent être abordées. Un volet plus “lésionnel” est consacré aux examens d’imagerie réalisables avec le matériel échographique et endoscopique d’usage courant. Enfin, des principes de thérapeutique médicale sont traités à travers l’exemple de l’insuffisance rénale aiguë.

Un dossier consacré aux traitements chirurgicaux vous attend dans le prochain numéro. Dans l’immédiat, nous espérons que celui-ci vous donnera envie de poursuivre l’“aventure urinaire”.

Bonne lecture,

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