L’imagerie des traumatismes de l’encolure et du rachis chez le cheval - Pratique Vétérinaire Equine n° 0217 du 15/03/2023
Pratique Vétérinaire Equine n° 0217 du 15/03/2023

CAHIER SCIENTIFIQUE

Article de synthèse

Auteur(s) : Aurélie THOMAS-CANCIAN , *, Émilie SÉGARD-WEISSE **

Fonctions :
*Service d’imagerie
**Département des sciences cliniques de VetAgro Sup
***Université de Lyon
****1 avenue Bourgelat
*****69380 Marcy-l’Étoile

La radiographie et l’échographie sont généralement complémentaires pour l’exploration de ces zones. La tomodensitométrie reste limitée à la région cervicale chez l’adulte, alors qu’elle permet de visualiser l’ensemble du rachis chez le poulain.

Les traumatismes de la région cervicale peuvent provoquer de nombreuses complications sérieuses dues à la localisation relativement superficielle de multiples organes vitaux, tels que la trachée et l’œsophage [5]. Ces traumatismes sont classés en deux catégories : les traumatismes pénétrants associés à des plaies, et les traumatismes contondants qui résultent de chocs sans effraction cutanée [5]. Les traumatismes du rachis sont généralement la conséquence de chutes ou de collisions, et peuvent provoquer de sévères lésions vertébrales ou médullaires [10, 11]. Lors d’un traumatisme de la région cervicale et du rachis, l’échographie et la radiographie sont complémentaires pour identifier les atteintes osseuses et celles des tissus mous. L’intérêt de ces différentes techniques varie selon la zone et les structures affectées. Lorsqu’il est disponible, l’examen tomodensitométrique debout ou sous anesthésie générale est particulièrement performant pour réaliser un bilan lésionnel complet de la région cervicale, et notamment l’évaluation de la moelle spinale [5]. Chez le poulain, l’ensemble de la colonne vertébrale peut être évaluée sous anesthésie générale.

Choix des techniques d’imagerie

Radiographie

La radiographie permet l’exploration des structures osseuses, mais aussi des tissus mous de la région cervicale comme l’œsophage et la trachée [3, 4, 12]. Des images de bonne qualité des parties haute et moyenne de l’encolure peuvent être obtenues avec un appareil portable à haute fréquence moderne, mais les clichés de la région cervicale basse et du rachis thoraco-lombaire nécessitent un générateur fixe et puissant, sauf chez les poulains et certains poneys ou chevaux de petite taille [3]. Une grille antidiffusante est généralement recommandée, étant donné la faible épaisseur des vertèbres par rapport à celle des tissus mous qui génère un rayonnement secondaire non négligeable [3]. Plusieurs vues latéro-latérales sont réalisées, centrées sur les corps vertébraux [3]. Des vues obliques orientées ventro-dorsalement de chaque côté peuvent compléter l’examen dans les régions cervicale et thoracique, pour mieux mettre en évidence les processus articulaires des vertèbres et latéraliser certaines lésions osseuses [3]. Une myélographie de la zone cervicale peut être effectuée en complément pour détecter une compression médullaire, mais elle nécessite une anesthésie générale qui n’est pas forcément recommandée chez un animal ayant subi un traumatisme et présentant des troubles neurologiques [3, 12]. De plus, la myélographie permet de repérer les compressions médullaires uniquement dans le plan sagittal chez l’adulte [3]. Pour l’évaluation de l’œsophage en région cervicale, des vues latéro-latérales gauches peuvent être effectuées, avec le même positionnement et les mêmes constantes que pour la colonne cervicale [3]. Une œsophagographie peut compléter cet examen [1, 4, 7].

Échographie

Lors de traumatisme, l’échographie est utilisée pour explorer le tissu sous-cutané et la musculature entourant le rachis, mais aussi certaines surfaces osseuses des vertèbres [8]. La portion cervicale de l’œsophage et la trachée peuvent également être évaluées. Un échographe fixe ou portable est employé, avec une sonde linéaire d’une fréquence de 7 à 10 MHz pour les structures sous-cutanées, la musculature superficielle, la trachée et l’œsophage, ou une sonde convexe d’une fréquence de 2 à 5 MHz pour les structures plus profondes comme les vertèbres. Le recours à l’échographie est limité en cas d’emphysème étendu qui empêche la pénétration des ultrasons et l’exploration des structures sous-jacentes [1, 7]. Un emphysème important est souvent présent lors de traumatisme pénétrant et de rupture œsophagienne ou trachéale [1, 7].

Tomodensitométrie

Même si la tomodensitométrie n’est pas encore couramment utilisée lors de traumatisme de l’encolure et du rachis, cette technique d’imagerie en coupe, qui permet de s’affranchir des superpositions, est très performante pour réaliser un bilan lésionnel complet et précis des structures osseuses du rachis et des tissus mous environnants, ainsi que pour évaluer la moelle spinale [9]. Chez le cheval adulte, seules des images de la région cervicale peuvent être obtenues debout sous sédation (région cervicale craniale et moyenne), ou sous anesthésie générale (région cervicale dans son ensemble, incluant la région cervicale caudale et la jonction cervico-thoracique). Chez le poulain, l’ensemble du rachis peut être visualisé sous anesthésie générale. Comme pour la myélographie, l’anesthésie générale constitue une limite à son utilisation chez les animaux ayant subi un traumatisme et présentant des troubles neurologiques, et la balance bénéfice-risque doit être prise en compte au préalable.

Traumatismes des tissus mous en région cervicale

Les lésions des tissus mous de la région cervicale peuvent constituer un véritable défi diagnostique, en particulier en l’absence d’effraction cutanée [1, 7, 14].

Lésions sous-cutanées et musculaires

En cas de traumatisme contondant ou pénétrant de l’encolure, les lésions musculaires et cutanées mises en évidence sont nombreuses et variées. Leur évaluation s’effectue préférentiellement par l’échographie, sauf lorsqu’une grande quantité d’emphysème réfléchit les ultrasons et empêche l’évaluation des structures sous-jacentes. Les trajets fistulaires en regard des plaies se matérialisent comme des zones hypoéchogènes au sein desquelles il est parfois possible d’observer des inclusions de gaz [8]. Les corps étrangers apparaissent comme des structures hyperéchogènes générant une ombre acoustique (végétaux, verre, plastique) ou des artefacts de réverbération (corps étrangers métalliques) (photo 1a) [6, 8]. Des lésions cavitaires telles que des hématomes ou des abcès peuvent également être identifiées. Les hématomes se présentent sous la forme d’une cavité liquidienne au contenu hypoéchogène à anéchogène en phase aiguë, puis plus hétérogène avec d’éventuelles septations en phase chronique (photo 1b). Les abcès ont un aspect plus hétérogène et sont parfois entourés par une épaisse capsule avec un contenu liquidien généralement corpusculaire qui peut être surmonté de gaz [8].

Ruptures de l’œsophage

Les ruptures traumatiques de l’œsophage sont rares et résultent d’un coup ou de la pénétration d’un corps étranger [1, 2, 7, 14]. Le diagnostic des lésions est parfois difficile, car les signes cliniques peuvent être tardifs [1, 2, 7, 14]. Le pronostic vital est réservé à sombre [1, 2, 14]. La région cervicale est le site le plus courant d’une lésion de la paroi de l’œsophage, la portion thoracique de l’œsophage étant bien mieux protégée contre les traumatismes [1, 2]. Ces lésions entraînent l’accumulation de salive, d’aliments, d’eau et de gaz dans les tissus périœsophagiens et les fascias de la région cervicale [1, 7]. Le diagnostic peut être établi par l’endoscopie, mais les brèches de petite taille sont parfois difficiles à identifier [1, 7, 14]. La radiographie de l’encolure est alors particulièrement utile dans la détection de ces lésions, surtout en l’absence d’effraction cutanée [1]. Lors de rupture œsophagienne, la présence d’aliments et de gaz dans les tissus périœsophagiens est caractérisée par une opacité granuleuse ou mitée en dehors de l’aire de projection de l’œsophage (photo 2a) [1, 4]. Des abcès périœsophagiens secondaires peuvent également être mis en évidence, matérialisés par des opacités aériques bien délimitées en forme de dôme et circonscrites ventralement par une ligne d’interface air-liquide [7, 4]. La présence seule de gaz périœsophagien n’indique pas forcément une rupture œsophagienne, car d’autres affections peuvent être à l’origine d’une telle image, par exemple les perforations trachéales et les plaies profondes [14]. Néanmoins, en cas de rupture de l’œsophage, la présence d’aliments, à l’origine d’une opacité granuleuse et mitée dans la région périœsophagienne, est relativement caractéristique de cette atteinte [4]. Une œsophagographie permet de confirmer éventuellement le diagnostic et de localiser la brèche si besoin (photo 2b) [1, 4, 14]. L’échographie reste limitée en cas de perforation œsophagienne lorsque l’emphysème associé à ces lésions empêche la pénétration des ultrasons et la visualisation des structures sous-jacentes. Elle permet éventuellement de détecter la présence de gaz libre et l’accumulation d’aliments en zone périœsophagienne [14]. L’œsophage n’est pas visible sous son apparence normale, mais souvent l’échographie ne permet pas d’établir un diagnostic de certitude, ni d’identifier la brèche [7]. Comme l’infection résultant des perforations œsophagiennes peut s’étendre, par les fascias cervicaux, au médiastin puis au thorax, un examen radiographique et échographique du thorax est recommandé selon le contexte clinique dans ce type d’atteinte [1].

Perforations de la trachée

Les lésions traumatiques de la trachée sont rares et peuvent engager le pronostic vital du cheval [1]. Comme pour l’œsophage, la portion cervicale de la trachée est la plus communément atteinte car elle est bien moins protégée par les structures environnantes que la portion thoracique (photo 3) [1]. Ces lésions résultent de coups, d’un impact avec des objets solides ou tranchants, ou d’une perforation par un corps étranger [1]. Si toute l’épaisseur de la paroi trachéale est atteinte, l’air s’échappe de la trachée et un emphysème se développe, particulièrement marqué en l’absence d’effraction cutanée [1]. Si elle ne permet pas toujours d’identifier les brèches de petite taille, pour lesquelles l’endoscopie est nécessaire, la radiographie est utile pour évaluer le diamètre de la trachée, et pour détecter la présence de gaz péritrachéal témoignant d’une atteinte de toute l’épaisseur de la paroi trachéale [1]. La radiographie peut aussi mettre en évidence d’éventuelles masses intraluminales et les corps étrangers radio-opaques [1]. Comme lors de rupture œsophagienne, l’intérêt de l’échographie est limité en cas de perforation trachéale en raison de l’emphysème marqué qui accompagne ce type d’atteinte [1].

Traumatismes du rachis

Les lésions traumatiques du rachis résultent souvent d’une chute ou d’une collision et peuvent entraîner des dommages plus ou moins sévères au niveau des vertèbres et de la moelle spinale [10].

Fractures vertébrales

Les fractures vertébrales traumatiques impliquent le plus souvent la colonne cervicale et peuvent toucher les processus articulaires, l’arc et/ou le corps vertébral [3]. Les signes neurologiques sont variables, parfois absents, surtout lorsque la région cervicale craniale est atteinte, en particulier la dent de l’axis [3, 13]. Chez les jeunes chevaux, la séparation des fragments s’effectue souvent le long des plaques de croissance, en particulier celle de la dent de l’axis (photo 4a) [2, 13]. Le diagnostic est généralement établi à l’aide de la radiographie, car même si les discontinuités osseuses vertébrales sont parfois visibles à l’examen échographique, ce dernier ne permet de visualiser que la partie superficielle de l’os, sans offrir une vision globale de la fracture ni identifier les conséquences éventuelles sur le canal vertébral. Les signes radiographiques de fracture vertébrale incluent la visualisation d’un trait radiotransparent au sein de la vertèbre, le raccourcissement d’un corps vertébral, la modification de forme des articulations intervertébrales et la mise en évidence d’un cal osseux [3]. L’évaluation la plus précise possible de la fracture par l’imagerie est nécessaire, car le pronostic et le traitement des chevaux présentant ce type de lésion va dépendre du site de fracture, de son degré d’instabilité et des lésions associées de la moelle spinale [3, 11]. Généralement, le pronostic associé aux fractures qui impliquent le foramen intervertébral ou les processus articulaires est plus réservé (photo 4b) [3]. Il dépend également du déplacement des esquilles osseuses. Lors de la cicatrisation, un suivi radiographique est mis en place afin de juger de l’évolution du cal osseux, et notamment de son empiètement sur le canal vertébral. La sténose de ce canal à proximité du site de la fracture cicatrisée entraîne un “effet domino” qui s’accompagne parfois de l’apparition de signes neurologiques après la cicatrisation [11]. S’il est disponible, l’examen tomodensitométrique de la région cervicale, qui permet de s’affranchir des superpositions, apporte davantage de précisions sur la configuration de la fracture et ses conséquences sur le canal vertébral et la moelle spinale [9]. De plus, il permet une éventuelle planification chirurgicale de façon optimale.

Les fractures traumatiques impliquant la région thoraco-lombaire sont peu fréquentes et souvent combinées à des lésions de la moelle spinale (photos 5a et 5b) [3]. Les atteintes par compression sont les plus courantes dans cette région. Les fractures des processus épineux du garrot résultent généralement de chutes et bénéficient d’un bon pronostic [3]. Elles peuvent toutefois être conjuguées à des séquestres ou des infections qui doivent être recherchés dans cette zone. L’échographie, dans ce cas, est utilisée en complément de la radiographie pour identifier les abcès et les trajets fistulaires associés, et localiser la présence des fragments en vue d’un retrait chirurgical.

Subluxations et luxations vertébrales

Les traumatismes du rachis peuvent également provoquer des subluxations ou des luxations vertébrales, en particulier en région cervicale. Ces atteintes sont parfois associées à des fractures ou, en région atlanto-axiale, à des lésions du ligament de la dent ou du ligament longitudinal ventral [3, 13]. En région atlanto-axiale, ces subluxations se caractérisent par une position anormalement dorsale de la dent de l’axis, tandis que la distance entre la lame dorsale de l’atlas et la dent est rétrécie (photo 6) [3]. Une fracture concomitante de la dent de l’axis est à rechercher [3, 13]. Dans la région thoraco-lombaire, les (sub)luxations sont rares et affectent préférentiellement la zone lombaire, où l’évaluation des corps vertébraux est souvent difficile [3]. L’alignement des vertèbres et l’épaisseur des espaces intervertébraux est à évaluer avec précaution pour pouvoir mettre en évidence ces lésions [3].

Lésions médullaires

Enfin, les traumatismes du rachis peuvent provoquer des lésions médullaires compressives, telles qu’un hématome extradural, sans être pour autant toujours associées à des fractures, ce qui rend plus complexe le diagnostic de ces atteintes responsables de signes neurologiques marqués [9, 10, 12]. Pour ces cas, le myéloscanner avec l’éventuelle injection intrathécale de produit de contraste iodé se révèle particulièrement informatif [9]. La myélographie peut rarement identifier ce type de lésion chez l’adulte, car elle ne permet qu’une évaluation du sac dural dans le plan sagittal, et ces hématomes sont préférentiellement situés en région latérale [3].

Conclusion

Les techniques d’imagerie médicale conventionnelle sont particulièrement utiles pour le diagnostic des lésions traumatiques de la région cervicale et du rachis. Généralement complémentaires, la radiographie et l’échographie possèdent chacune des atouts et des limites pour chaque structure qu’il convient de connaître afin d’optimiser leur utilisation. Largement adopté en médecine humaine et chez les carnivores domestiques dans ce domaine, l’examen tomodensitométrique de la région cervicale, voire de l’ensemble du rachis chez le poulain, offre le meilleur bilan lésionnel et sera probablement de plus en plus utilisé chez les équidés également.

Références

1. Barber SM. Management of neck and head injuries. Vet. Clin. North Am. Equine Pract. 2005;21(1):191-215.

2. Bezdekova B, Janalik P. Oesophageal disorders in horses: retrospective study of 39 cases. Equine Vet. Educ. 2018;30(2):94-99.

3. Butler JA, Colles CM, Dyson SJ et coll. The vertebral column. In: Clinical Radiology of the Horse. 4th ed. Wiley Blackwell. 2016:531-607.

4. Butler JA, Colles CM, Dyson SJ et coll. The alimentary system. In: Clinical Radiology of the Horse. 4th ed. Wiley Blackwell. 2016:687-721.

5. Epstein KL. Diagnosing the “hidden” consequences of cervical trauma. Equine Vet. Educ. 2010;22(11):564-565.

6. Farr AC, Hawkins JF, Baird DK et coll. Wooden, metallic, hair, bone, and plant foreign bodies in horses: 37 cases (1990-2005). J. Am. Vet. Med. Ass. 2010;237(10):1173-1179.

7. Findley JA, Rubio-Martinez L. Diagnosis of concurrent oesophageal and tracheal rupture in a horse. Vet. Rec. Case Rep. 2013;1(1):e000007.

8. Head M. Ultrasonography of the neck and back. In: Atlas of Equine Ultrasonography. Eds. Kidd JA, Lu KG, Frazer ML. Wiley Blackwell. 2014:199-212.

9. Lindgren CM, Wright L, Kristoffersen M et coll. Computed tomography and myelography of the equine cervical spine: 180 cases (2013-2018). Equine Vet. Educ. 2021;33(9):475-483.

10. Lloyd D. Cervical spine injuries. Equine Vet. Educ. 2009;21(10):533-535.

11. Mayhew IGJ. Cervical vertebral fractures. Equine Vet. Educ. 2009;21(10):536-539.

12. Tennent-Brown BS. Trauma with neurologic sequela. Vet. Clin. North Am. Equine Pract. 2007;23(1):81-101.

13. Vos NJ, Pollock PJ, Harty M et coll. Fractures of the cervical vertebral odontoid in four horses and one pony. Vet. Rec. 2008;162(4):116-119.

14. Whitfield-Cargile CM, Rakestraw PC, Hardy J. Treatment of cervical oesophageal rupture in horses. Equine Vet. Educ. 2013;25(9):456-460.

Résumé/Summary

Les perforations traumatiques de la trachée et de l’œsophage, avec ou sans effraction cutanée, ont généralement lieu en région cervicale. La radiographie est très utile dans le dépistage de ces atteintes, surtout lorsque la peau est intacte. L’échographie reste limitée en raison de l’emphysème marqué qui accompagne fréquemment ces lésions. Les fractures et les (sub)luxations vertébrales traumatiques impliquent le plus souvent la colonne cervicale. Le diagnostic est habituellement établi grâce à la radiographie. L’évaluation la plus précise possible de la fracture par l’imagerie est nécessaire et influence le pronostic et le traitement. Lorsqu’il est disponible, l’examen tomodensitométrique est particulièrement performant pour effectuer un bilan lésionnel complet de la région cervicale.

Mots-clés

Radiographie, échographie, imagerie, traumatisme, œsophage, trachée, colonne vertébrale, cheval.

Medical imaging of trauma to the neck and spine in horses

Traumatic perforations of the trachea and oesophagus, with or without skin breakdown, usually occur in the cervical region. Radiography is very useful in detecting these injuries, especially when the skin is intact. Ultrasound will be of limited use because of the marked emphysema that usually accompanies these lesions. Traumatic vertebral fractures and (sub)luxations most commonly involve the cervical spine. The diagnosis is usually made using radiology. It is imperative that the most accurate assessment of the fracture using medical imaging is provided because this affects prognosis and treatment. CT scan provides the most complete evaluation of the cervical region and is thus particularly useful, if available.

Keywords

Radiology, ultrasound, medical imaging, trauma, oesophagus, trachea, spine, horse.

Éléments à retenir

  • La présence de gaz péritrachéal ou périœsophagien sur les radiographies de la région cervicale, en l’absence de plaie, doit conduire à suspecter une rupture trachéale ou œsophagienne.

  • L’échographie est peu utile en cas de perforation de l’œsophage ou de la trachée, car l’emphysème sévère qui accompagne ce type de lésion empêche la pénétration des ultrasons.

  • La radiographie permet de détecter les fractures vertébrales et d’évaluer leur impact sur le canal vertébral.

Abonné à Pratique Vétérinaire Equine, retrouvez votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr