Pratique vétérinaire équine_Hors Série n° 018 du 01/01/2018

Cancérologie

Valérie Deniau*, Amélie Vitte-Rossignol**


*Clinique vétérinaire
de Grosbois
Domaine de Grosbois
94470 Boissy-Saint-Léger

Même une boule ou une masse d’apparence bénigne mérite d’être considérée dès sa découverte, pour éviter une prise en charge tardive lorsqu’une tumeur est éventuellement diagnostiquée.

Résumé

Les sarcoïdes, les carcinomes épidermoïdes et les tumeurs mélanocytaires constituent la grande majorité des tumeurs cutanées et, de façon plus large, des néoplasies diagnostiquées chez les équidés. Leur localisation, leur aspect et le contexte épidémiologique apportent souvent des indications sur la nature probable des lésions, mais la confirmation diagnostique et la décision thérapeutique nécessitent la mise en œuvre d’analyses précises. Une réflexion préalable et individualisée sur les possibilités ultérieures de traitements est souvent requise pour le choix de la technique et de la localisation des prélèvements. L’envahissement locorégional est le principal facteur limitant du succès thérapeutique et du pronostic à long terme.

Summary

COMMON SKIN TUMOURS IN EQUINES

Sarcoids, squamous cell carcinomas and melanocyte tumours constitute the vast majority of cutaneous tumours and, more broadly, neoplasms diagnosed in equines. Although the location, appearance, and epidemiological context often provide an indication of the probable nature of the lesions, precise analyses are required to confirm the diagnosis and decide on the therapy. For each individual, prior reflection on the subsequent potential treatment is often required in deciding the choice of technique and the location of samples. Locoregional spread is the main limiting factor for therapeutic success and long-term prognosis.

Key words

skin, horse, sarcoid, melanoma, carcinoma
Site de développement de près de 50 % des néoplasies des chevaux adultes et jusqu’à 75 % de celles des ânes, la peau est l’organe le plus souvent atteint d’affections tumorales chez les équidés [1, 6]. Si la détection des lésions est relativement aisée, même pour les propriétaires, le diagnostic différentiel de celles-ci reste délicat et la décision thérapeutique est parfois reportée en raison de l’aspect superficiel et “non vital” de l’affection. Toutes les structures cellulaires du derme et de l’épiderme pouvant ...

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