À travers l’étude du cas concret d’un vétérinaire praticien victime de cyber-harcèlement parce qu’il a participé à un safari en Afrique et tué un lion, nous montrons que la société attend du vétérinaire qu’il soit l’avocat des animaux en toute occasion, au-delà du cadre strict de son exercice. Nous mettons également en exergue le fait que la société est mue exclusivement par l’émotion, que le raisonnement éthique est inexistant, tant chez le public que chez les confrères, et que la sensibilité éthique en l’absence de délibération rationnelle est dangereuse.