UN CAS DE DACRYOPS CHEZ UN CHAT - Le Point Vétérinaire n° 455 du 01/07/2024
Le Point Vétérinaire n° 455 du 01/07/2024

OPHTALMOLOGIE

Ophtalmologie

Auteur(s) : Bertrand Michaud

Fonctions : (CES ophtalmologie vétérinaire)
AnimaVet
294 rue François Mitterrand
01630 Saint-Genis-Pouilly

Le dacryops des glandes lacrymales doit être envisagé chez le jeune chat qui présente un gonflement conjonctival fluctuant.

En médecine vétérinaire, les kystes lacrymaux sont principalement rapportés chez le chien. Ils proviennent des glandes lacrymales orbitaire ou nictitante, des voies lacrymales excrétrices ou de choristomes lacrymaux (malformations pseudo-tumorales) [5, 8, 12-14, 16, 18]. Chez le chat, les lésions kystiques périoculaires sont rarement rapportées.

Un chat européen mâle de 22 mois pesant 5,7 kg, ayant accès à l’extérieur et à jour de ses vaccinations, est présenté en consultation chez son vétérinaire traitant pour une tuméfaction de la conjonctive palpébrale inférieure de l’œil droit qui évolue depuis quatre mois. Le traitement topique instauré, associant tobramycine et dexaméthasone (Tobradex® collyre, quatre fois par jour pendant dix jours), permet de réduire le volume de cette déformation. Un mois après l’arrêt du traitement et en l’absence d’amélioration clinique, le chat est référé.

PRÉSENTATION DU CAS

Examens cliniques général et ophtalmologique

À la présentation, l’examen clinique général ne décèle aucune anomalie significative. Un historique de coryza lorsque le chat avait 2 mois, avec atteinte respiratoire et oculaire, est évoqué par le propriétaire. La réponse au test de clignement à la menace, les réflexes photomoteurs, les réflexes à l’éblouissement et palpébraux sont normaux sur les deux yeux. L’examen ophtalmologique de l’œil droit révèle la présence d’une masse fluctuante sous­conjonctivale de 7 mm de diamètre, discrètement hyperhémique, adhérente à la face palpébrale de la membrane nictitante et à la conjonctive palpébrale inférieure. Cette masse semble s’étendre jusqu’au fornix ventromédial (photo 1). L’examen ne provoque pas de douleur lors de la manipulation de la masse, ni de blépharospasme, ni aucune résistance à la rétropulsion du globe dans l’orbite. Au niveau du système lacrymal, la glande nictitante est en place, les points lacrymaux sont bien ouverts et facilement sondés lors de l’examen. Après la réalisation d’une anesthésie topique à l’aide d’oxybuprocaïne (une goutte de Cebesine® 0,4 %(1)), la paupière inférieure est éversée par une assistante puis un cathéter jaune (BD Insyte-W® 24G), sectionné à 1 cm, est introduit dans le point lacrymal inférieur. Aucun obstacle n’est apprécié lors de l’instillation de sérum physiologique au cours du sondage lacrymal. Un épiphora séreux et un symblépharon, sous la forme d’adhérences conjonctivales entre la conjonctive inférieure et la membrane nictitante, sont observés dans les deux yeux (photo 2). Des fantômes de vaisseaux (vaisseaux vides de leur contenu à la suite de la régression vasculaire) sont visibles à la lampe à fente, sur la portion dorsale de la cornée de l’œil droit uniquement. Ni le test de Schirmer ni celui à la fluorescéine ne sont réalisés. Le reste de l’examen ophtalmologique des deux yeux est normal.

Hypothèses diagnostiques

Le diagnostic différentiel de cette masse inclut un kyste lacrymal, un staphylome de la sclère, une néoplasie primaire ou secondaire, une épiscléro-­kératite nodulaire, un prolapsus de la graisse orbitaire, un dermoïde conjonctival ou une atteinte parasitaire.

Examens complémentaires

Une échographie à haute fréquence en mode B est réalisée afin d’explorer le contenu de la masse. L’examen révèle la présence d’une structure cavitaire remplie de liquide de faible échogénicité mesurant 15 mm de haut et 18 mm de large. Aucune extension intraoculaire n’est mise en évidence (photo 3).

L’examen cytologique du liquide intra­kystique, récolté via une ponction à l’aiguille fine peréchographique, montre un matériel modérément basophile avec quelques cellules inflammatoires et épithéliales, correspondant aux caractéristiques des larmes. Aucun micro-organisme n’est mis en évidence.

Diagnostic

Les examens clinique et complémentaires sont donc en faveur d’un kyste lacrymal, également appelé dacryops.

Traitement chirurgical

Une exérèse est proposée (vidéo en ligne). Le chat reçoit en prémédication de la médétomidine (à la dose de 0,05 mg/kg par voie intramusculaire, Dormilan®) et du butorphanol (à la dose de 0,15 mg/kg par voie intramusculaire, Torphadine®) puis l’induction est assurée à l’aide de kétamine (à raison de 1 mg/kg par voie intraveineuse, Anesketin®). Après l’intubation et le positionnement sternal de l’animal, il est maintenu sous isoflurane (Vetflurane®) et oxygène. Une tonte large de la paupière inférieure de l’œil droit est pratiquée, suivie d’une désinfection de l’œil, des annexes puis des paupières à l’aide d’une solution oculaire de povidone iodée (Iso-Betadine 5 %). Une incision conjonctivale est réalisée en regard du bord libre de la membrane nictitante pour exposer le kyste sous-jacent. Une dissection fine est ensuite entreprise à l’aide de ciseaux de Castroviejo en veillant à préserver au maximum l’intégrité du kyste (photo 4a). Lorsque le kyste est totalement excisé, la cavité laissée libre est inspectée pour s’assurer de l’absence de résidus kystiques (photo 4b). En parallèle, un cathétérisme lacrymal est réalisé pour contrôler la bonne perméabilité des voies lacrymales excrétrices et l’absence de communication avec le dacryops (photo 4c). Deux points de suture de rapprochement sont positionnés entre les berges de la plaie (Monocryl 5/0) afin de permettre la cicatrisation et de laisser une légère ouverture pour limiter le risque de récidive à court terme (photo 4d). Un écouvillonnage conjonctival et de l’intérieur du kyste est réalisé et envoyé pour une analyse par réaction de polymérisation en chaîne (PCR), à la recherche de l’herpès­virus félin (HVF-1). Le résultat revient négatif.

Analyse histologique

L’analyse histologique de différentes sections du kyste retiré montre un épithélium, simple à double, composé de cellules cubiques à cytoplasme éosinophile peu abondant et finement vacuolisé, et à noyau central à basal, rond à chromatine fine. Aucune cellule sécrétoire ni aucune anisocytose, anisocaryose ou mitose ne sont identifiées, alors qu’un infiltrat lymphoplasmocytaire peu abondant multifocal est observé en périphérie du kyste (photo 5).

Soins postopératoires et suivi

Un traitement topique, associant la tobramycine (Tobrex® collyre(1)) et l’acide hyaluronique (an-HyPro®(1)), est prescrit à raison de quatre applications quotidiennes pendant deux semaines. Un traitement oral de robenacoxib (à la dose de 6 mg une fois par jour, Onsior®) est également prescrit pour six jours. Une collerette est mise en place pour éviter toute automutilation pendant les quinze jours qui suivent l’intervention. Deux semaines après l’exérèse, une discrète hyperhémie conjonctivale est encore présente en regard du site opératoire. La plaie est cicatrisée et l’animal est non douloureux (photo 6). Lors du dernier contrôle, six mois après l’intervention, aucune récidive n’est mise en évidence.

DISCUSSION

État des connaissances sur les dacryops chez l’humain et l’animal

La présence de kystes en lien avec les structures lacrymales sécrétoires ou excrétrices est rare et a été sporadiquement rapportée chez le chien, la tortue de Floride et l’humain [1-5, 8, 12, 14, 16-18, 24, 29]. Dans la littérature, le dacryops fait référence à une ectasie du tissu canalaire de la glande lacrymale et peut survenir partout où du tissu lacrymal est présent [22, 23]. Une classification anatomique de ce trouble a été proposée par Duke-Elder en 1974 [6]. Revue par Bullock en 1986, cette classification regroupe les kystes palpébraux (également appelés dacryops simples), les kystes orbitaires, les kystes des glandes lacrymales accessoires de Krause et Wolfring, et les kystes des glandes ectopiques (choristomes) [2]. À ce jour, seuls quatre cas de kyste lacrymal chez le chat ont été publiés dans la littérature : deux cas atteignant la conjonctive supéro-temporale, un cas de kyste orbito-nasal et un autre associé à la membrane nictitante [15, 21, 25, 28]. Le cas présenté ici est ainsi le second de dacryops chez le chat associé à la membrane nictitante.

Étiopathogénie des dacryops

Dacryops et herpèsvirus félin

Histologiquement, les kystes lacrymaux partagent des caractéristiques communes : un revêtement épithélial simple ou double qui peut être pavimenteux ou cuboïde, une paroi pouvant être fibrosée, la présence d’infiltrats souvent inflammatoires composés de lymphocytes et de neutrophiles [4, 9, 10]. Une infiltration inflammatoire sévère peut être observée dans le tissu glandulaire, signe d’un phénomène dys­immunitaire qui peut être primaire ou secondaire à certaines infections chroniques comme l’herpèsvirose, assez fréquente dans la population féline [7]. Cependant, aucun micro-organisme ou signe de processus infectieux n’a jamais été identifié dans les autres descriptions de dacryops chez le chat [15, 21, 25, 28]. La rareté de cette affection chez le chat contraste fortement avec la fréquence importante de l’herpèsvirus félin (HVF-1) dans cette espèce. Ainsi, l’herpèsvirus félin est suspecté d’être un élément favorisant, mais pas le dénominateur commun à l’apparition de dacryops chez le chat. La présence de séquelles de kératoconjonctivite (symblépharon, fantômes de vaisseaux cornéens) dans le cas présenté permet d’affirmer la présence d’un HVF-1 latent chez cet animal. Le prélèvement ayant été réalisé plusieurs mois après l’apparition du dacryops, la négativité de la PCR ne permet pas d’écarter un portage asymptomatique du virus, ni son implication dans la genèse du dacryops.

Une origine multifactorielle

L’étiopathogénie du dacryops demeure encore floue. La théorie initiale était qu’un traumatisme ou une inflammation des canaux lacrymaux pouvait favoriser la formation d’une ectasie puis une accumulation de sécrétions [27]. De nombreuses études ont réfuté cette hypothèse [26]. Selon une autre hypothèse, un gradient osmotique pouvait être généré par l’augmentation de la concentration d’immunoglobulines A (IgA) dans la lumière des canaux lacrymaux, favorisant la formation de kystes [10, 26]. Enfin, une éventuelle origine congénitale a été suggérée [2]. Il est fort probable que le mécanisme conduisant à la formation du dacryops est multifactoriel. Un cas de kyste orbito-nasal a été rapporté chez un jeune chat pour lequel la pathogénie reste inconnue, même si le kyste semblait provenir du système lacrymo-nasal inférieur [28]. Plus récemment, un cas de kyste lacrymal, présentant de nombreuses analogies avec le nôtre, a été décrit : localisation similaire (face palpébrale de la membrane nictitante), présence d’un symblépharon sur l’œil affecté et historique d’inflammation conjonctivale et de coryza [21]. Le test PCR pour la recherche d’herpès­virus n’avait pas été réalisé. Les deux cas publiés impliquant une atteinte supéro-temporale ne présentaient aucun historique d’atteinte conjonctivale ou respiratoire [15, 25]. Dans notre cas, l’implication de phénomènes inflammatoires anciens, qui ont atteint la conjonctive oculaire et contribué au développement de ce dacryops, doit être prise en compte.

Anomalie palpébrale des jeunes animaux

Le facteur commun aux descriptions cliniques dans la littérature est le jeune âge des animaux atteints (9 mois, 18 mois et deux chats de 12 mois), ce qui correspond également à l’âge de survenue des signes cliniques dans notre cas. Les kystes lacrymaux orbitaires, palpébraux et accessoires ont été décrits chez de jeunes patients chez l’humain, suggérant une origine congénitale ou un trouble du développement lors de la croissance [2, 11, 19]. L’hypothèse d’une malformation congénitale des canalicules lacrymaux favorisant une ectasie ultérieure lors de la croissance semble cohérente pour les quatre cas décrits dans la littérature et pour le nôtre. Cependant, notre description est la première de la coexistence d’un symblépharon (synonyme d’herpèsvirose) et d’un dacryops chez un chat.

Des moyens diversifiés d’exploration des dacryops

Différentes techniques d’imagerie sont décrites pour explorer les structures kystiques périoculaires dans la littérature vétérinaire. Les radiographies du crâne, les dacryo-cysto-rhinographies à contraste positif et la tomodensitométrie sont indiquées lorsque la localisation du kyste est évocatrice d’une atteinte des voies naso-lacrymales ou de la cavité nasale [4, 8, 14, 16, 28]. Ces examens permettent d’aider au diagnostic et de mieux planifier l’intervention chirurgicale. Dans notre cas, la localisation sous-conjonctivale médiale et superficielle des lésions a permis le diagnostic et l’évaluation de l’extension de ce dacryops, grâce à une simple échographie en mode B.

L’exérèse, le traitement de choix

Chez l’humain, les dacryops peuvent être asymptomatiques, mais le traitement chirurgical est souvent indiqué pour des raisons esthétiques, d’inconfort et de risque infectieux [17, 20, 24]. De nombreuses techniques sont rapportées en médecine humaine et vétérinaire pour le traitement des dacryops : exérèse complète, marsupialisation, photocoagulation au laser et injection d’agents sclérosants (photos 7 et 8) [20, 29]. Des récidives sont rapportées lors d’excision partielle des kystes [14]. Aussi, la résection totale est habituellement curative et considérée comme le traitement de choix. Dans notre cas, aucune récidive n’a été objectivée au dernier suivi réalisé six mois après l’exérèse. Bien que le retrait partiel de tissu glandulaire puisse favoriser l’apparition d’une kératoconjonctivite sèche à terme, la production lacrymale du chat étudié est restée stationnaire tout au long du suivi à long terme. Néanmoins, il convient de réaliser un contrôle régulier pendant toute la vie de l’animal, car la survenue d’une kératoconjonctivite sèche peut être lente et progressive et surtout très bien tolérée dans l’espèce féline [3].

Références

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  • (1) Médicament à usage humain.

Conflit d’intérêts : Aucun

Points clés

• Les dacryops sont très rares chez le chat.

• Ces lésions kystiques se développent généralement chez les chats âgés de moins de 2 ans.

• L’échographie permet souvent de confirmer le diagnostic.

• La cause privilégiée chez le chat serait une malformation des canalicules lacrymaux durant la croissance.

• Le traitement idéal est chirurgical et consiste en un retrait total du kyste.

CONCLUSION

À notre connaissance, ce cas est le second cas décrit de dacryops de la membrane nictitante chez le chat. L’analyse histologique et l’imagerie ont confirmé ce diagnostic, et aucune récidive n’a été objectivée six mois après l’exérèse complète. Une origine congénitale est suspectée, bien qu’un terrain inflammatoire (herpèsvirus félin) ne puisse être exclu comme élément favorisant ou déclencheur. Le dacryops des glandes lacrymales doit faire partie du diagnostic différentiel chez les jeunes chats qui présentent une tuméfaction fluctuante de la conjonctive.

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