MISE EN PLACE DE PROTOCOLES DE SUIVI DES CHIENS ET DES CHATS ÂGÉS - Le Point Vétérinaire n° 453 du 01/05/2024
Le Point Vétérinaire n° 453 du 01/05/2024

GÉRIATRIE

Dossier

Auteur(s) : Sara Hoummady*, Vinciane Roger**

Fonctions :
*(Msc en éthologie, PhD en physiologie)
Unilasalle Rouen
3 rue du Tronquet
76130 Mont-Saint-Aignan
**(DE de cinésiologie, physiothérapie, rééducation fonctionnelle)

La prise en charge des chiens et des chats âgés comprend des évaluations cliniques, mais aussi des actions de prévention et d’éducation des propriétaires pour maintenir la qualité de vie des animaux.

Le nombre de chiens et de chats âgés ne cesse de s’accroître chaque année. Au sein de cette population, l’identification des handicaps de la vie quotidienne et l’évaluation de la qualité de vie sont particulièrement importantes pour le bien-être (1) de ces animaux et de leurs propriétaires. L’engouement scientifique va de pair avec ce constat, comme en témoigne l’adaptation de concepts issus de la gériatrie humaine pour les chiens et les chats. En 2023, l’American Animal Hospital Association (AAHA) a actualisé ses lignes directrices (2) pour accompagner les animaux seniors, fournissant ainsi une orientation concrète aux vétérinaires intéressés par le développement de consultations de gériatrie [6].

POURQUOI METTRE EN PLACE UNE CONSULTATION SENIOR ?

Une problématique de bien-être animal

Grâce à l’amélioration des soins vétérinaires et aux avancées scientifiques, les chiens ont quasiment doublé leur espérance de vie entre 1982 et 2015, entraînant une augmentation potentielle du temps passé en mauvaise santé [12]. Une récente étude a souligné la difficulté pour les propriétaires de percevoir les changements associés au vieillissement chez leur animal [23]. Les données de cette enquête menée en Angleterre révèlent une situation préoccupante où de nombreux chiens âgés semblent être moins suivis sur le plan médical, précisément à un moment où les maladies liées à l’âge sont plus fréquentes [23]. Cela contraste fortement avec les recommandations actuelles de l’AAHA qui insistent sur l’importance d’une surveillance accrue de la population senior.

Adopter une démarche proactive

De plus en plus de programmes de suivi gériatrique voient le jour en médecine vétérinaire, principalement dans les pays anglo-saxons. En plus d’une approche de prophylaxie classique comprenant notamment la vaccination, la plupart de ces plans se structurent autour de deux axes principaux : prévenir l’apparition de maladies liées à l’âge chez l’animal âgé en bonne santé, et accompagner l’animal âgé atteint de maladie [5]. Tout plan de suivi pour les animaux âgés doit adopter une approche proactive, débutant par une évaluation initiale (idéalement à l’âge adulte ou a minima lorsque l’animal entre dans le troisième âge) qui va servir de point de départ pour des comparaisons futures et permettre de détecter des anomalies subcliniques à un stade où des mesures préventives restent possibles (3) [13]. L’AAHA recommande un suivi vétérinaire une à deux fois par an, incluant des évaluations physiologiques, cognitives et fonctionnelles (pour les chiens dans le dernier quart de leur espérance de vie et les chats de plus de 10 ans). Une approche proactive profite aux trois acteurs concernés : à l’animal dont la qualité de vie est améliorée, au propriétaire pour qui le temps passé en compagnie de son animal est prolongé, et au vétérinaire qui le soigne. Ce dernier peut mettre en place un protocole médical satisfaisant en cas de détection précoce de maladies, ce qui lui évite d’agir lorsque la situation est déjà critique.

Adapter les traitements en cours

Mettre en place un plan de santé pour un animal âgé permet de le voir régulièrement et de pouvoir adapter les traitements en cours. En effet, face à un animal malade, le praticien doit adopter une approche thérapeutique spécifique à son âge, qui comprend par exemple l’adaptation d’un traitement préexistant à la période de vieillissement ou l’utilisation combinée de médecines complémentaires [7]. Comme le risque d’effets indésirables des médicaments augmente avec l’âge (démontré chez l’humain), le praticien doit adapter ses prescriptions [4].

UNE ÉVALUATION MULTIDIMENSIONNELLE

Évaluation personnalisée de l’animal âgé

Le déclin d’un animal âgé peut suivre différentes trajectoires et il est crucial de pouvoir le détecter afin d’accompagner de manière personnalisée à la fois l’animal en bonne santé et l’animal âgé malade. L’un des objectifs majeurs d’une consultation gériatrique est d’évaluer l’évolution de la trajectoire des maladies chroniques et du vieillissement de l’animal, afin de préparer le propriétaire aux changements à venir (figures 1). En médecine gériatrique humaine, la notion d’évaluation gériatrique globale est désormais largement adoptée. Cette approche multidimensionnelle évalue différents aspects de la santé des personnes âgées qui englobent la santé physique et mentale, la prévention et la gestion des maladies aiguës ou chroniques, le dépistage des affections, la qualité de vie, ainsi que les facteurs socio-économiques et environnementaux [24]. Une adaptation de cette approche pour la médecine vétérinaire est parfaitement envisageable, en prenant en compte le propriétaire qui doit prendre part à la prise en charge de son animal qui vieillit et ne pas rester seulement spectateur. Une approche globale implique d’évaluer les fonctionnalités physiques, biologiques et cognitives de l’animal, mais aussi d’adopter une vision multidimensionnelle de ce dernier dans son environnement (figure 2 et photo 1).

Évaluer les capacités cognitives

Intérêt et mise en garde

Un animal qui vieillit peut présenter une dysfonction cognitive et ainsi se trouver dans une situation où il est incapable de percevoir de manière adéquate le monde qui l’entoure. Il est donc crucial d’explorer les capacités cognitives de tout animal vieillissant, pour évaluer la façon dont il perçoit son environnement. Cela permet ensuite de proposer des adaptations personnalisées. Il est cependant impératif d’investiguer la présence d’une dysfonction cognitive seulement après avoir exclu d’autres maladies susceptibles d’entraîner des changements de comportement (encadré 1).

Chez le chien

L’utilisation de tests pour évaluer les capacités cognitives de l’animal de manière standardisée est difficile, voire impossible à réaliser en pratique dans un contexte clinique, et plus particulièrement chez le chat. Le recours à un questionnaire validé est en revanche fortement recommandé [11]. Chez le chien, la Canine dementia scale a récemment été validée et semble capable d’identifier les différents stades (de léger à sévère) de la dysfonction cognitive canine (complément de lecture en ligne sur lepointveterinaire.fr) [3, 14]. D’autres questionnaires existent dans la littérature, notamment la Canine cognitive dysfunction rating scale(4) [20].

Chez le chat

À l’heure actuelle, aucun questionnaire adapté au chat n’a été validé et il peut être difficile de différencier les changements causés par une dysfonction cognitive et ceux qui pourraient être dus à la présence d’arthrose [10, 22]. En l’absence d’un questionnaire validé, le vétérinaire peut s’appuyer sur une série de questions à poser au propriétaire (encadré 2). Ces questionnaires servent de support d’échanges avec le propriétaire pour obtenir une vision globale des comportements quotidiens de l’animal.

Évaluer la qualité de vie

L’évaluation des capacités cognitives doit être complétée par celle de la qualité de vie de l’animal. De nouveaux questionnaires sont désormais disponibles gratuitement pour les praticiens, tels que le Cat health and wellbeing questionnaire (CHEW) ou le Milan pet quality of life instrument (MPQL) [8, 18]. L’évaluation de la douleur ressentie par l’animal doit également être incluse, avec l’emploi de questionnaires tels que le Canine brief pain inventory(5) [2]. Il est aussi impératif d’échanger avec le propriétaire concernant l’environnement de l’animal (6). Différents aspects doivent être abordés, comme la présence d’enrichissements ou de cachettes facilement accessibles, ou encore les routines de l’animal.

Évaluer les capacités fonctionnelles

Après l’évaluation clinique de l’animal, celle de ses capacités fonctionnelles est nécessaire. Elle comprend un examen orthopédique et neurologique, ainsi qu’une appréciation de l’état corporel et de la condition musculaire. Un protocole a récemment été proposé pour le suivi fonctionnel du chien âgé (tableau 1). Ce type de tests peut être transmis aux propriétaires investis qui pourraient vouloir suivre l’évolution de leur chien pour échanger ensuite avec leur vétérinaire. Aucun test n’existe encore pour le chat. Par conséquent, son évaluation doit être menée via l’interrogatoire du propriétaire et l’observation de l’animal en liberté dans la salle de consultation. L’appréciation des capacités fonctionnelles nécessite un échange approfondi avec le propriétaire afin de dresser un état des lieux des capacités de l’animal à la maison. Pour cela, le vétérinaire doit interroger le propriétaire au sujet de divers éléments, tels que le temps de promenade, la motivation du chien pour sortir et marcher et la distance parcourue habituellement.

Évaluer l’index de fragilité

Il est aussi fortement recommandé d’évaluer la fragilité de l’animal (perte de force et de fonction, résistance réduite aux facteurs de stress, risque accru de maladie, de handicap et de mortalité (3)), notamment avec l’utilisation de “l’index de fragilité” récemment adapté au chien, et “le phénotype de fragilité” traduit pour le chat (tous deux disponibles dans les articles scientifiques cités) [1, 19].

Le facteur “propriétaire”

Le propriétaire joue un rôle essentiel dans l’environnement de l’animal et il est impératif de l’impliquer dans l’accompagnement de ce dernier. Il est crucial d’échanger avec lui dès la première consultation pour comprendre ses attentes, et pour évaluer les facteurs qui pourraient limiter la prise en charge de son animal (par exemple, des contraintes financières ou environnementales). Cette compréhension vise à garantir une meilleure observance des conseils et traitements donnés par l’équipe vétérinaire et un suivi optimal de l’animal.

Une récente étude souligne que les deux principales barrières au suivi des chiens âgés sont les finances et la sensibilisation du propriétaire [20]. L’équipe vétérinaire doit également évaluer la relation entre l’animal et son propriétaire afin d’adapter son discours de manière appropriée (photo 2).

POINTS CLÉS D’UNE CONSULTATION GÉRIATRIQUE

Les étapes d’un plan d’accompagnement

Un plan d’accompagnement de l’animal âgé peut être structuré en quatre parties principales :

- la prévention, qui comprend le maintien de la vaccination, la gestion des parasites, les soins dentaires et une évaluation nutritionnelle (7) ;

- la consultation gériatrique en elle-même, qui permet d’évaluer l’animal par rapport à lui-même au cours de son suivi ;

- le compte rendu à l’oral avec le propriétaire, où les points cliniques essentiels et leur évolution par rapport à la dernière consultation sont indiqués. Cette étape revêt une importance particulière pour permettre au propriétaire de jouer un rôle actif dans le suivi de son animal ;

- le plan d’action, qui établit des objectifs clairs pour le suivi de l’animal âgé.

L’équipe vétérinaire doit encourager le propriétaire à s’impliquer activement, et l’établissement d’objectifs réalisables lui permet de savoir exactement quels points faire évoluer ou surveiller d’ici à la prochaine visite. La création d’un plan écrit renforce la collaboration entre le vétérinaire et le propriétaire en matière de santé animale [7]. Pour conduire des consultations gériatriques, il est possible de s’appuyer sur une grille d’évaluation (tableau 2).

L’importance de l’auxiliaire vétérinaire

La mise en place de protocoles de prévention pour les animaux âgés est une tâche complexe qui requiert une réelle implication de l’équipe soignante. Ce type d’actions demande beaucoup de temps, d’organisation et de communication avec le client. Sous la forme d’une préconsultation, l’ASV peut prendre en charge certaines parties du recueil de données, notamment les questionnaires du dossier de l’animal qu’elle peut transmettre au propriétaire et, si des éléments sont notables, en informer le vétérinaire avant la consultation [13, 16]. Cette approche permet d’optimiser le temps du vétérinaire tout en permettant à l’ASV d’établir un lien de confiance réel avec le propriétaire. Cela renforce la collaboration au sein de l’équipe, chacun apportant ses compétences pour offrir un suivi complet et efficace aux animaux âgés.

Références

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  • 3. Chapagain D, Range F, Huber L et coll. Cognitive aging in dogs. Gerontology. 2018;64(2):165-171.
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  • 24. Welsh TJ, Gordon AL, Gladman JR. Comprehensive geriatric assessment: a guide for the non-specialist. Int. J. Clin. Pract. 2014;68(3):290-293.

Conflit d’intérêts : Sara Hoummady est cofondatrice de l’Association française pour la gériatrie animale et les soins palliatifs (AFGASP) et ancienne responsable technique pour Dômes Pharma et Dechra Veterinary Products

Complément de lecture :

Tableau : Questionnaire du CAnine DEmentia Scale (CADES)

bit.ly/3PXyKSO

Encadré 1
DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DE LA DYSFONCTION COGNITIVE CHEZ LE CHIEN ET LE CHAT ÂGÉS

Cette liste n’est pas exhaustive, car les changements comportementaux associés à des maladies ne sont que très peu investigués.

- Maladie endocrine (diabète, insulinome, hypothyroïdie, hyperthyroïdie, etc.).

- Maladie infectieuse (virus de l’immunodéficience féline, leucose féline, toxoplasmose, péritonite infectieuse féline).

- Cardiomyopathie.

- Hypertension systémique (primaire ou secondaire à une hyperthyroïdie, une maladie rénale chronique, un diabète ou une maladie de Cushing).

- Déficit sensoriel.

- Obésité.

- Maladie rénale chronique.

- Douleur musculosquelettique (arthrose, maladie dégénérative, etc.).

- Affection dentaire.

- Urolithiase et infection du tractus urinaire.

- Maladie chronique du tractus gastro-intestinal.

- Tumeur cérébrale (méningiome, lymphome, etc.).

- Maladie hépatique (encéphalopathie).

Encadré 2
QUESTIONS À POSER AU PROPRIÉTAIRE LORS DE DYSFONCTION COGNITIVE LIÉE À L’ÂGE CHEZ LE CHAT

Si la réponse à l’une de ces questions est positive, le vétérinaire peut suspecter une dysfonction cognitive liée à l’âge chez le chat.

- Est-il moins motivé pour sauter ?

- Ne veut-il sauter ou monter que sur des surfaces peu élevées ?

- Montre-t-il parfois des signes de rigidité articulaire ?

- Est-il moins agile qu’auparavant ?

- Présente-t-il des boiteries ?

- A-t-il des difficultés à entrer dans le bac à litière ?

- A-t-il des difficultés à monter les escaliers ou à les descendre ?

- S’agite-t-il ou proteste-t-il lorsqu’il est pris dans les bras ?

- Fait-il plus souvent ses besoins en dehors de la litière ?

- Passe-t-il moins de temps à se toiletter ?

- Est-il plus réticent à interagir ?

- Dort-il plus et/ou est-il moins actif ?

- Miaule-t-il ou vocalise-t-il bruyamment sans raison apparente ?

- Semble-t-il oublier des ordres ou des lieux familiers ?

D’après [10].

CONCLUSION

Le vieillissement croissant de la population canine et féline va générer un nombre plus important de consultations en gériatrie pour la profession vétérinaire. La prise en charge de ces animaux âgés constitue un véritable défi pour le praticien et son équipe. Cependant, c’est également une opportunité exceptionnelle de pouvoir accompagner les animaux en leur assurant une bonne qualité de vie le plus longtemps possible.

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