ENVIRONNEMENT ET ACTIVITÉ PHYSIQUE DU CHIEN ET DU CHAT ÂGÉS - Le Point Vétérinaire n° 453 du 01/05/2024
Le Point Vétérinaire n° 453 du 01/05/2024

GÉRIATRIE

Dossier

Auteur(s) : Vinciane Roger*, Sara Hoummady**

Fonctions :
*(DE de cinésiologie, physiothérapie, rééducation fonctionnelle)
**(Msc en éthologie, PhD en physiologie)
Unilasalle Rouen
3 rue du Tronquet
76130 Mont-Saint-Aignan

Une évaluation minutieuse de l’environnement et des activités physiques, ainsi qu’une discussion avec les propriétaires sur les approches non médicamenteuses sont les garants d’un accompagnement optimal de l’animal âgé.

Lors de la mise en place d’un protocole d’accompagnement pour les animaux vieillissants, il est fortement recommandé d’orienter le propriétaire vers des ajustements quotidiens visant à améliorer le bien-être de son animal. Avec l’avancée en âge, le risque de troubles locomoteurs et de mal-être liés à des conditions environnementales inadéquates augmente chez l’animal. L’équipe vétérinaire doit évaluer si le cadre de vie et le programme d’activités de l’animal correspondent bien à ses capacités. Il est également crucial d’engager une discussion avec le propriétaire sur les approches non médicamenteuses qu’il pourrait envisager sous la supervision de l’équipe soignante.

Cet article ne traite pas des molécules conventionnelles pour la gestion de la douleur ni de l’approche nutritionnelle du carnivore domestique vieillissant.

METTRE EN PLACE UN ENVIRONNEMENT SENIOR-FRIENDLY

Des recommandations sont à transmettre au propriétaire lors de la consultation et du suivi de l’animal. Il convient de les adapter au couple propriétaire-animal, pour qu’elles puissent être mises en place facilement.

Adapter l’espace de vie aux contraintes spatiales

L’espace de vie peut être adapté aux difficultés locomotrices et à la diminution de la capacité visuelle. L’arthrose est la maladie articulaire la plus fréquemment diagnostiquée chez le chien et devient particulièrement préoccupante dans le cas d’un animal âgé [1]. Récemment, un consensus international sur la prise en charge de l’arthrose a été publié, comprenant des conseils d’adaptation environnementale dès le stade 2 du Canine OsteoArthritis Staging Tool excluding radiography (COASTeR) [9]. Ainsi, il est recommandé d’ajuster progressivement le milieu de vie de l’animal en favorisant l’accessibilité aux ressources clés, notamment en proposant de la nourriture, plusieurs gamelles d’eau, des litières, des lieux de repos et des cachettes faciles d’accès. Il est également important de permettre à l’animal d’accéder facilement aux endroits qu’il fréquente régulièrement (photo 1). Pour cela, il est conseillé de prévoir un sol antidérapant pour éviter les chutes, de fournir une zone de couchage moelleuse et facilement accessible, de contrôler l’accès aux escaliers, de réduire la distance et l’effort nécessaires pour parvenir jusqu’aux zones d’alimentation et d’hygiène et de mettre en place des marchepieds pour faciliter l’accès aux lieux de repos en hauteur (photo 2). Dans le cas d’animaux malvoyants, quelques considérations supplémentaires sont à prendre en compte, notamment l’importance des routines et/ou l’utilisation de barrières pour enfants afin de limiter l’accès à des zones à risque. Ces ajustements visent à améliorer le confort et la sécurité de l’animal, favorisant ainsi sa qualité de vie.

Cas de l’animal âgé atteint de dysfonction cognitive

La littérature scientifique reste encore limitée en ce qui concerne l’adaptation de l’environnement à l’animal âgé atteint de dysfonction cognitive, et des études complémentaires sont nécessaires pour valider l’efficacité relative des différentes solutions qui peuvent être mises en place.

Enrichissement de l’environnement

Il est important d’accompagner les propriétaires qui ont un animal atteint de dysfonction cognitive, surtout à la lumière d’une étude mettant en évidence la charge que cela peut représenter pour eux et le faible nombre de chiens recevant un traitement pour ce syndrome [26].

En 2019, dans un contexte de recherche, l’université de l’Ohio a mis en place une session de formation spéciale “chiens âgés”, un peu sur le même principe que les écoles du chiot. Les résultats de cette étude montrent que la formation, qui comprend quatre séances hebdomadaires de 50 minutes avec éducation des propriétaires, exercices et activités d’enrichissement, pourrait atténuer la progression de la dysfonction cognitive chez le chien [19].

Deux articles suggèrent que l’association d’un enrichissement et d’une supplémentation nutritionnelle est nécessaire pour obtenir des résultats optimaux [16, 25]. Une récente publication du Dog Aging Project (communauté de chercheurs américains réalisant une étude longitudinale incluant plusieurs milliers de chiens de compagnie) a également souligné une corrélation négative entre l’activité physique et la gravité de la dysfonction cognitive [7]. D’autre part, dans cette même étude, l’activité physique est fortement associée à de meilleurs résultats cognitifs chez les chiens. Cependant, le lien de cause à effet n’est pas démontré et il est impossible de déterminer si l’activité physique peut atténuer les risques de déficience cognitive ou si les chiens atteints de troubles cognitifs ont une activité réduite. Des études de cohorte supplémentaires sont nécessaires pour conclure sur ce sujet.

Suggestions pratiques

D’un point de vue pratique, il semble judicieux de recommander aux propriétaires des ajustements pour adapter l’environnement de l’animal. Certaines stratégies peuvent augmenter l’attention des chiens (et potentiellement des chats) atteints de dysfonction cognitive, telles que l’utilisation de jouets alimentaires ou de puzzle feeders, ainsi que des promenades dans de nouveaux environnements. Cependant, il est important de faire preuve de prudence en ce qui concerne le stress que pourrait engendrer un enrichissement mal adapté chez un animal gravement atteint. L’utilisation d’odeurs ou de sons peut se révéler utile pour aider l’animal à s’orienter dans son environnement. L’augmentation du nombre de promenades ou l’installation de nouvelles zones d’élimination en cas d’augmentation de la fréquence des mictions peuvent être suggérées aux propriétaires. La réduction des bruits perturbateurs (son de la télévision, etc.) et la mise en place d’une routine quotidienne contribuent aussi au bien-être de l’animal [3].

ÉTABLIR UN PLANNING D’ACTIVITÉS ADAPTÉ

Pour compléter les recommandations sur la façon dont le propriétaire peut adapter l’environnement à son animal, le vétérinaire peut conseiller un plan d’activité physique à mettre en place pour son chien ou son chat.

Intérêts de la mise en place d’un plan d’activité physique

La mobilité d’un animal a une incidence directe sur sa qualité de vie et, par extension, sur sa longévité, étant donné que la perte de mobilité est un facteur qui influence la décision de mettre fin à la vie de l’animal. Avec le vieillissement, la neuroplasticité diminue et il devient essentiel d’aider l’animal à maintenir son habileté motrice pour préserver l’activité des voies neurologiques, et prévenir ainsi la démyélinisation et le dysfonctionnement des jonctions neuromusculaires [21]. Les exercices axés sur les capacités motrices englobent des tâches visant l’équilibre, la coordination, la démarche et la proprioception [21]. Il est également crucial de souligner que les exercices de renforcement musculaire peuvent contribuer à ralentir la perte de masse musculaire, contribuant ainsi à la protection indirecte des articulations de l’animal [6, 17].

Exemples d’exercices physiques

Principes généraux

Pour que l’animal puisse exercer une activité physique, il est impératif que ses capacités motrices le permettent, mais également que la douleur soit prise en charge en amont. Le programme d’activité, la fréquence et la durée des exercices doivent être adaptés et réévalués au cours du temps par le vétérinaire qui le suit. Chez l’animal âgé, les exercices se concentrent essentiellement sur la stabilité, l’équilibre, sans oublier le renforcement musculaire [21]. Au-delà des quelques exemples généraux présentés ici, il convient de rester vigilant et d’adapter les exercices à chaque animal selon ses capacités et/ou maladies. Ils doivent aussi être personnalisés, en matière de fréquence et de durée, pour être utiles et non potentiellement dangereux.

Chez le chien

Pour maximiser l’observance des exercices qui doivent s’inscrire dans la durée, il est conseillé de les intégrer à la vie de tous les jours (lors des promenades mais aussi à la maison), en commençant par ceux que l’animal fait ou sait déjà faire afin d’encourager le binôme propriétaire-chien.

L’environnement extérieur est très utile, car c’est un lieu généralement agréable pour l’animal et qui offre de nombreux outils. Par exemple, durant la promenade, il est possible de faire marcher l’animal sur différents types de sol (béton, terrain accidenté, herbe plus ou moins haute, sous-bois), avec un peu de pente en montée ou en descente, et d’opérer des changements de direction : en slalomant entre les lampadaires ou les poteaux, en ajoutant une montée ou une descente de trottoir, de face ou de côté, etc.

À la maison, un exercice de balancier peut être proposé à l’animal sur un sol qui ne glisse pas et après un petit échauffement : un léger déséquilibre est exercé au niveau des hanches. Il est aussi bénéfique de lui faire donner un membre, de lui demander un changement de position (couché à debout ou assis à debout), de le faire passer par-dessus un obstacle tel que des barres ou une échelle posée au sol, etc.

Il convient toutefois de rester vigilant sur deux points : l’objectif du travail doit avoir été défini en amont pour proposer des exercices en conséquence et ces derniers doivent rester des moments de plaisir qui peuvent être fragmentés et adaptés à l’animal si besoin.

Chez le chat

La mise en place de programmes de réhabilitation pour les chats âgés est tout à fait envisageable [23]. Les chats représentent un défi particulier pour l’équipe vétérinaire et il est recommandé d’adopter une approche créative en combinant exercices, jeux et friandises attrayantes pour l’animal [23]. Ces dernières sont intéressantes pour commencer différents exercices simples (photo 3). L’utilisation de balles distributrices de nourriture ou de jouets motorisés peut stimuler l’activité physique du chat. Placer ou cacher des récompenses alimentaires dans des endroits stratégiques, comme en haut d’une étagère ou des escaliers, peut encourager l’animal à être actif et à explorer son environnement. Il convient cependant de veiller à adapter l’activité aux capacités de l’animal et à ne pas trop solliciter les articulations.

Quelques conseils pour les propriétaires

Pour établir durablement un plan d’activité pour l’animal, il est essentiel d’impliquer le propriétaire en lui expliquant les bénéfices de chaque technique. Cela permet d’en faire un participant actif dans le processus de vieillissement de son animal, plutôt qu’un simple spectateur. Les exercices peuvent également devenir une véritable routine pour le duo propriétaire-animal. Ils doivent être ajustés selon les capacités et la motivation de l’animal. Il est important de tenir compte de son état physique et mental, mais aussi de son état de forme du jour.

Lors des exercices, utiliser des renforçateurs positifs (interactions positives, friandises à haute valeur pour l’animal) se révèle bénéfique. L’exercice ne doit pas être considéré comme une performance à accomplir, mais plutôt comme un moment agréable entre le propriétaire et son animal. Cela renforce la motivation de l’animal et favorise une participation volontaire.

Les exercices doivent être adaptés et intégrés de manière réaliste dans le quotidien de l’animal et de son propriétaire. Cela évite de le décourager et prévient le sentiment de charge excessive en matière de soins. Par exemple, l’application de poches de chaud sur les articulations arthrosiques est bénéfique pour l’animal avant la promenade. Une astuce motivante pour le propriétaire peut lui être suggérée : faire chauffer la poche de chaud pour l’animal en même temps que son café, puis appliquer la poche sur l’articulation arthrosique le temps de boire le café, en routine du matin.

Le plan d’activités détaillé est mis en place en collaboration avec l’équipe soignante afin de s’assurer qu’il est bénéfique et bien adapté à l’animal. Il est amené à évoluer au cours du temps afin de rester fidèle aux besoins de l’animal. Dans le cadre des exercices, mais aussi des promenades, il est souvent plus efficace de privilégier la fréquence régulière plutôt que la durée. Des sessions plus courtes mais fréquentes seront plus adaptées. Une réévaluation toutes les quatre à six semaines, avec un ajustement des objectifs, est fortement recommandée, notamment au cours des premiers mois de la mise en place d’un plan [11].

BÉNÉFICES DES ALIMENTS COMPLÉMENTAIRES

De nombreux compléments alimentaires destinés aux animaux âgés sont actuellement disponibles. Bien que toutes les molécules ne bénéficient pas toujours d’un support scientifique solide pour leur utilisation chez les animaux âgés, certaines suscitent l’intérêt selon diverses publications [13].

Oméga 3

L’acide eicosapentaénoïque (EPA) et l’acide docosahexaénoïque (DHA) sont fréquemment utilisés dans les publications traitant de l’accompagnement d’animaux arthrosiques, dans le cadre de la maladie rénale ou de la dysfonction cognitive [9, 25]. Les acides oméga 3 diminuent la production de la prostaglandine E2 dans le cartilage et entrent en compétition avec l’acide arachidonique comme substrat des enzymes cyclooxygénases et lipoxygénases. Ces acides gras permettent aussi la diminution de médiateurs proinflammatoires comme l’interleukine 1 (IL-1) ou le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α). Dans le cas des chats souffrant d’insuffisance rénale, une étude suggère l’importance de l’EPA pour le soutien de la fonction rénale, montrant une augmentation de la survie chez les chats alimentés avec une nourriture humide riche en EPA [20]. Pour les chiens atteints d’arthrose, la dose de 75 à 100 mg/kg par jour est considérée comme un minimum, avec une recommandation de 310 mg x poids vif0,75 [9].

Cannabidiol et palmitoyléthanolamide

Les molécules liées au système endocannabinoïde commencent à être utilisées dans le domaine vétérinaire, comme le cannabidiol (CBD) et, de manière plus discrète, le palmitoyléthanolamide (PEA)(1) [2, 10, 12, 15]. Le contexte légal entourant l’utilisation des extraits de CBD est particulièrement complexe en France, malgré la disponibilité de nombreux produits en pharmacie et en ligne. Le CBD est souvent mentionné pour son effet anti-inflammatoire, principalement attribué à l’activation du récepteur CB2. Certaines études suggèrent son intérêt pour le traitement de l’épilepsie idiopathique réfractaire ou chez les chiens stressés [14, 22]. Cependant, il n’existe pas encore de consensus clair concernant son emploi, notamment en ce qui concerne le dosage et la durée d’utilisation. De plus, il est important de rappeler aux propriétaires que le CBD n’est pas dénué d’effets secondaires et qu’il induit un risque d’interaction avec d’autres médicaments. Les résultats des études ne sont pas toujours concordants, notamment concernant un possible effet anxiolytique [8, 18]. Le faible nombre de sujets d’étude, la courte durée des traitements et le statut légal délicat ne permettent pas de formuler une recommandation claire concernant cette molécule. Quant au PEA, bien qu’il soit prometteur en médecine vétérinaire, il manque actuellement des études cliniques mesurant son impact sur la qualité de vie des carnivores domestiques âgés [10, 12].

L’ACCOMPAGNEMENT NON MÉDICAMENTEUX

L’application de massages offre plusieurs avantages, notamment la mobilisation de la peau et des tissus, le drainage du sang veineux et de la lymphe, le contrôle de la douleur grâce à la libération d’endorphines, ainsi qu’une réduction de la tension et de l’anxiété [6]. Cette technique est particulièrement recommandée pour accompagner les animaux âgés, malades ou non. Les médecines complémentaires, utilisées par les vétérinaires, suscitent beaucoup d’intérêt, bien que des études approfondies manquent encore pour établir leur efficacité clinique chez les carnivores domestiques [4, 5, 24, 27]. La médecine traditionnelle chinoise adopte une perspective holistique en considérant l’animal dans sa globalité, en prenant en compte sa constitution individuelle, ses symptômes et son environnement, mais elle manque aussi de méta-analyses solides. Ce point est particulièrement pertinent dans le contexte d’une approche multidimensionnelle de la santé des animaux âgés.

  • (1) Voir le dossier « Cannabis et douleur » dans Le Point vétérinaire n° 413, janvier 2021.

Références

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Conflit d’intérêts : Sara Hoummady est cofondatrice de l’Association française pour la gériatrie animale et les soins palliatifs (AFGASP) et ancienne responsable technique pour Dômes Pharma et Dechra Veterinary Products

CONCLUSION

L’adaptation du milieu de vie est essentielle pour accompagner efficacement les animaux vieillissants, qu’ils soient en bonne santé ou non. Les propriétaires, souvent confrontés à la responsabilité de prendre soin de leurs compagnons âgés, recherchent de plus en plus une approche intégrative de la santé de leur animal. Il est crucial que l’équipe vétérinaire se concentre sur l’éducation médicale des propriétaires afin de les impliquer activement dans le bien-être de leurs animaux. En les sensibilisant au rôle clé qu’ils jouent en tant que gardiens du bien-être de leur animal, l’équipe soignante les prépare à être des relais efficaces, à domicile, des conseils médicaux prodigués. L’objectif est de favoriser une approche préventive et d’optimiser les effets du suivi gériatrique réalisé par le praticien.

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