LES PRINCIPALES MALADIES CHEZ LA POULE DE COMPAGNIE - Le Point Vétérinaire n° 445 du 01/09/2023
Le Point Vétérinaire n° 445 du 01/09/2023

FICHE DE SYNTHÈSE

Dossier

LES MALADIES TÉGUMENTAIRES CHEZ LA POULE

Lauriane Devaux

→ La flore cutanée des oiseaux est peu développée et majoritairement composée de bactéries Gram positif telles que Staphylococcus spp. ou Corynebacterium spp.

→ La présence de parasites externes ne dosit pas être systématiquement considérée comme pathologique. Lorsqu’elle est en bonne santé, la poule peut limiter la population des parasites cutanés grâce à des bains de sable et de terre de diatomée.

→ En cas de gale des pattes, une prise en charge tardive peut être à l’origine d’une déformation irréversible des pattes, voire de boiteries.

→ Le pou rouge est en réalité un acarien hématophage, Dermanyssus gallinae, qui se cache la journée dans le milieu de vie, ce qui rend la lutte contre ce parasite particulièrement difficile.

→ Les facteurs qui favorisent les problèmes de mue sont souvent liés à un environnement inadapté (déséquilibre alimentaire, mauvais éclairage, surpopulation, etc.).

→ Trichophyton megnini est l’agent de la teigne chez la poule et il ne se transmet pas à l’être humain.

→ L’accès aux traitements antiparasitaires est limité chez la poule en raison de son statut d’animal producteur de denrées.

© Lauriane Devaux

LES MALADIES NERVEUSES ET MYO-ARTHRO-SQUELETTIQUES CHEZ LA POULE

Lauriane Devaux

→ Le diagnostic différentiel des maladies à tropisme nerveux doit inclure une forme particulière de la grippe aviaire et de la maladie de Newcastle.

→ La maladie de Marek est à l’origine d’un dérèglement du fonctionnement des lymphocytes qui provoque des infiltrations tumorales de nombreux organes, dont les muscles et les nerfs périphériques.

→ Le botulisme est une maladie dont le diagnostic post-mortem en laboratoire se révèle difficile.

→ Les pododermatites sont fréquentes chez la poule et multifactorielles. La prise en charge est à la fois médicale, chirurgicale et environnementale.

→ Les fractures des os longs peuvent être prises en charge chirurgicalement grâce à la mise en place de montages légers comme le tie-in.

→ Les carences minéralo-vitaminiques sont fréquentes et à l’origine de lésions nerveuses, osseuses ou musculaires parfois irréversibles

© Lauriane Devaux

LES MALADIES RESPIRATOIRES ET DIGESTIVES CHEZ LA POULE

Graham Zoller

→ De nombreuses affections à l’origine de troubles respiratoires et digestifs sont des maladies réglementées chez la poule.

→ Les différentes maladies respiratoires partagent souvent des signes cliniques similaires et une recherche étiologique est nécessaire pour établir un diagnostic de certitude.

→ La vaccination contre la maladie de Newcastle est obligatoire pour les oiseaux participant à des rassemblements, mais celle contre l’influenza aviaire est interdite, sauf dérogation spéciale.

→ Les maladies respiratoires sont le plus souvent associées à la présence de plusieurs germes, en lien avec des facteurs environnementaux.

→ La salmonellose chez la volaille est la plupart du temps asymptomatique pour la majorité des sérovars de Salmonella enterica.

→ L’impaction du jabot peut être concomitante à une affection systémique.

© Lauriane Devaux

LES MALADIES DE L’APPAREIL REPRODUCTEUR CHEZ LA POULE

Graham Zoller

→ Les troubles de la reproduction peuvent se manifester par des signes généraux, des écoulements cloacaux, mais aussi par des difficultés respiratoires ou des affections gastro-intestinales.

→ Les atteintes du tractus reproducteur les plus fréquentes chez la poule incluent les impactions de l’oviducte, les prolapsus cloacaux, les péritonites liées aux œufs et les tumeurs.

→ La péritonite liée aux œufs est le plus souvent une complication d’une autre maladie de la reproduction.

→ L’imagerie occupe une place de choix dans le diagnostic des affections du tractus reproducteur chez la poule, plus particulièrement l’échographie et le scanner.

→ Le traitement des troubles de la reproduction est complexe et peut nécessiter le recours à une approche médicale ou chirurgicale selon l’état général de l’oiseau et la sévérité de la maladie.

© Corinne Boudon
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