LA TOUX CHEZ LE CHAT - Le Point Vétérinaire n° 443 du 01/07/2023
Le Point Vétérinaire n° 443 du 01/07/2023

FICHE DE SYNTHÈSE

Dossier

SÉMIOLOGIE, EXAMEN CLINIQUE ET LOCALISATION ANATOMIQUE

Morgane Canonne-Guibert

→ La toux est un motif de consultation fréquent en médecine féline. Les causes sont nombreuses, mais les affections bronchiques et bronchiolaires prédominent.

→ À l’aide de l’examen clinique, il est souvent aisé de localiser l’atteinte sur l’arbre respiratoire.

→ En cas d’identification d’efforts inspiratoires, de stertor et/ou de stridor, une localisation supérieure (nasopharyngée, laryngée ou trachéale) est à envisager.

→ L’observation d’efforts expiratoires oriente vers une obstruction des voies respiratoires intrathoraciques, en particulier vers une bronchopathie.

→ L’auscultation pulmonaire est une étape cruciale dans ce contexte qui vise, en cas de bronchopathie, à identifier et à caractériser d’éventuels sifflements.

© Service d’imagerie médicale, Chuva, ENVA

DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE ET THÉRAPEUTIQUE

Morgane Canonne-Guibert

→ Lors de bronchite chronique ou d’asthme félin, les lésions observées à la radiographie sont variées.

→ Selon les situations, un essai thérapeutique est acceptable avant la réalisation d’examens complémentaires coûteux ou peu disponibles.

→ L’anesthésie générale d’un chat tousseur comporte des risques qu’il convient d’anticiper.

→ L’examen scanner du thorax a plusieurs indications. Dans la plupart des cas, il doit être couplé à un examen endoscopique complété d’un lavage bronchoalvéolaire.

→ Aucun consensus n’existe concernant la prise en charge des bronchopathies inflammatoires. Elle repose a minima sur une corticothérapie systémique ou inhalée à long terme.

© Morgane Canonne-Guibert

LA FIBROSE PULMONAIRE CHEZ LE CHAT

Morgane Canonne-Guibert

→ La fibrose pulmonaire est une affection rare chez le chat, qui partage des similitudes avec la maladie humaine.

→ Bien que la toux soit possible, le signe clinique le plus fréquent est une tachypnée.

→ Le scanner pulmonaire semble être l’examen le plus sensible puisqu’il permet de mettre en évidence de nombreuses lésions.

→ Un carcinome pulmonaire concomitant est parfois observé.

→ Actuellement, il n’existe aucune prise en charge spécifique.

© Service d’imagerie médicale, Chuva, ENVA
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