LE PRÉLÈVEMENT DE MOELLE OSSEUSE EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE - Le Point Vétérinaire n° 441 du 01/05/2023
Le Point Vétérinaire n° 441 du 01/05/2023

Dossier

Cytopénies prolongées ou fluctuantes, anémie arégénérative, hyperthermie prolongée et maladie cachectisante inexpliquées, bilan d’extension, etc. Voici une entrée en matière qui vous met la puce à l’oreille ? Oui, vous voyez juste, ces affections évoquent toutes l’examen de moelle osseuse, un outil diagnostique de seconde intention précieux pour le vétérinaire.

Dans le premier article, les auteurs affûtent vos connaissances théoriques avant de vous lancer dans la pratique. En effet, cet examen n’a de sens que s’il est pratiqué à bon escient, soutenu par des arguments anamnestiques, cliniques, et une interprétation rigoureuse des examens complémentaires réalisés au préalable. Le deuxième volet tranche dans le vif. Les auteurs dissèquent méthodiquement les deux techniques de cytoaspiration et de biopsie de la moelle osseuse. La procédure, depuis le prélèvement jusqu’à l’envoi au laboratoire, doit être réalisée de façon appliquée afin que ce tissu fragile puisse livrer ses secrets. Enfin, l’anatomopathologiste évalue la richesse médullaire en cellules au faible grossissement, puis il zoome afin de mieux observer les différentes composantes cellulaires, fait parler l’hémogramme et… le couperet tombe !

Nous espérons que ce dossier, tel un bel os à moelle, vous mettra l’eau à la bouche, et nous vous laissons avec cette citation du poète lyrique persan Hafiz : « En pleine angoisse, ne perds jamais l’espoir, car la moelle la plus exquise est dans l’os le plus dur. »

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