ÉTAPE 6 : PRENDRE EN CHARGE UNE GESTATION CHEZ LA CHATTE - Le Point Vétérinaire n° 434 du 01/10/2022
Le Point Vétérinaire n° 434 du 01/10/2022

La reproduction en 10 étapes

Auteur(s) : Zuzanna Niewiadomska-Marquette*, Juliette Roos-Pichenot**

Fonctions :
*(dipEcar)
**(dipEcar)
Anirepro
226 boulevard Pommery
51100 Reims

Une augmentation progressive de l’alimentation est à prévoir dès la troisième semaine de gestation. La détermination du groupe sanguin est recommandée chez certaines races pour prévenir une isoérythrolyse néonatale chez les chatons.

Comme chez la femme et la chienne, la gestation chez la chatte doit être suivie de près. Ainsi, la première étape consiste à identifier les femelles gestantes. Dans une étude à grande échelle menée en France auprès d’une population de chats de race pure (45 races), le taux de gestation moyen, toutes races confondues, a été estimé à 85,2 %, avec 8,4 % de chattes présumées gestantes qui ne sont pas parvenues jusqu’au terme [6].

DURÉE DE GESTATION ET DATES CLÉS

La durée de la gestation chez la chatte est de 65 jours en moyenne après la saillie. La décharge de l’hormone lutéinisante (LH) est provoquée par le coït et l’ovulation a lieu 24 à 48 heures après. Néanmoins, une chatte peut ne pas ovuler malgré l’accouplement, si par exemple le nombre ou la fréquence des coïts sont trop faibles. Ainsi, seulement la moitié des chattes ovulent après un seul accouplement [4]. Il est courant d’observer des mises bas plus précoces ou plus tardives, mais elles surviennent généralement entre 63 et 67 jours après la conception [9]. Il est recommandé de limiter à trois ou quatre jours au maximum la période de mise en contact entre le mâle et la femelle afin que l’estimation de la date de mise bas soit plus précise.

ÉVOLUTION PHYSIQUE

Chez la chatte gestante, il est souvent possible d’observer un développement des tétines qui prennent une couleur rose plus intense à partir de trois semaines de gestation. La prise de poids est linéaire et observable à partir de quatorze jours de gestation. La chatte prend en général autour de 40 % de son poids, mais ce pourcentage peut varier selon le nombre de fœtus. La chatte gestante ne présente plus de signes de chaleurs, sauf dans de rares exceptions. Cependant, certaines ovulent spontanément et d’autres ovulent après une saillie infructueuse en restant non gestantes ou en présentant une pseudogestation.

DIAGNOSTIC ET DÉTERMINATION DU STADE DE GESTATION

Les embryons n’atteignent l’utérus qu’à partir de cinq jours après l’ovulation chez la chatte et l’implantation a lieu entre le 10e et le 12e jour [9]. La transition entre l’embryon et le fœtus commence à 28 jours de gestation lorsque l’organogenèse est terminée. La gestation peut être diagnostiquée de différentes façons selon le stade. Dans l’état actuel des connaissances, le praticien ne dispose d’aucun moyen fiable et standardisé pour établir un diagnostic préimplantatoire.

1. Les dosages hormonaux

La progestérone

Le dosage de la progestérone ne permet pas de fournir une réponse immédiate puisque le taux reste élevé autour de 40 à 45 jours après l’ovulation, même chez une chatte en pseudogestation (encadré 1) [9]. Des valeurs augmentées après cette période peuvent indiquer l’existence d’une gestation, mais cette technique étant assez tardive, elle n’est pas utilisée en pratique.

La relaxine

La relaxine est une hormone spécifique de la gestation, sécrétée par l’unité fœto-placentaire [2]. Les kits de diagnostic rapide commercialisés permettent au praticien non équipé de matériel échographique de confirmer un diagnostic de gestation relativement précocement, à partir de 25 jours après l’ovulation. La relaxine n’est le témoin que de l’existence d’une placentation et ne présage pas de la viabilité ni du nombre de fœtus.

La prolactine

La prolactine est également une hormone essentielle à la gestation chez la chatte, mais elle n’est pas utilisée en pratique pour établir le diagnostic. La prolactine joue un rôle lutéotrope majeur après 30 à 40 jours de gestation. Elle commence à augmenter à partir du 20e jour, puis une forte hausse est observée juste avant la mise bas et sa production est ensuite stimulée par la tétée des nouveau-nés. Elle revient à un niveau basal une à deux semaines après le sevrage [9].

2. La palpation abdominale

La palpation abdominale est une méthode simple, rapide et relativement précoce, qui nécessite cependant une certaine expérience. Cette palpation permet une estimation du nombre d’ampoules embryonnaires, mais n’est pas considérée comme précise. Idéalement, elle doit est réalisée au cours des 21 à 25 jours qui suivent l’accouplement, lorsque chaque vésicule embryonnaire mesure environ 2,5 cm de diamètre [17]. À 28 jours de gestation, les ampoules atteignent environ 3 cm de diamètre (photo 1). Entre le 35e et le 45e jour, elles deviennent confluentes et le diagnostic est alors plus difficile à établir. Les fœtus ne seront palpables ensuite qu’à partir de 45 jours de gestation, lorsque leur minéralisation sera suffisante.

3. L’échographie

L’outil le plus communément utilisé actuellement est l’échographie abdominale. L’examen peut être réalisé précocement, dès le 11e jour chez la chatte. Cette technique permet également de compter les embryons, de préférence autour de 25 jours, et d’en observer l’évolution et la viabilité. Les premiers battements cardiaques sont visibles vers le 16 à 18e jour. Le squelette, hyperéchogène, est visualisé à partir du 30e jour. Les organes, qui apparaissent anéchogènes car ils sont remplis de liquide (cœur, vessie et estomac), sont observables dès 29 jours. Les poumons sont identifiés lorsqu’ils deviennent hyperéchogènes par rapport au foie, vers le 29e à 32e jour de gestation. Les mouvements du fœtus sont détectables entre 32 et 35 jours [17]. L’âge gestationnel peut être estimé sommairement selon les signes échographiques visualisés (tableau 1).

La fœtométrie est une technique précise pour dater la gestation et estimer la date de mise bas via la mesure des structures fœtales et extrafœtales à l’aide de différentes formules. Les structures extrafœtales évaluées sont le diamètre chorionique interne (ICC) et le diamètre utérin externe (OUD) (photo 2 et encadré 2). Ces mesures ne peuvent être utilisées que jusqu’au 30e jour de gestation, lorsque les vésicules sont encore bien définies et rondes ou légèrement ovales [15]. Il est important de mesurer au moins trois vésicules embryonnaires et, pour chacune d’elles, de prendre deux mesures perpendiculaires passant par le milieu du sac. Même si la moyenne est utilisée pour s’affranchir de la différence de taille liée à la forme ovoïde de certaines vésicules, il est recommandé de ne pas les déformer par une pression excessive de la sonde.

À partir du 30e jour de gestation, plusieurs nouveaux paramètres fœtaux peuvent être mesurés. Toutes les mesures doivent être prises sur plusieurs fœtus et la moyenne doit être utilisée dans les formules (tableau 2). Chez la chatte, le diamètre bipariétal est le paramètre le plus précis pour dater la gestation à un stade avancé (photo 3). Sa précision est de 64,3 % en un jour et de 85,7 % en deux jours [1]. Cependant, le diamètre bipariétal ne prédit pas de manière fiable la parturition qui devrait commencer dans les 24 à 72 heures. En effet, la précision de la prédiction du jour de parturition en utilisant ce diamètre est de 27 à 53 % (elle est de 17 à 35 % en utilisant le diamètre corporel) [10].

Une autre formule prédictive, fondée sur la corrélation entre la longueur du fémur, l’âge, le poids de la femelle et la portée, affiche une précision de 70 % en 1,6 jour [7]. Des formules existent pour prédire la taille du sac gestationnel et les paramètres fœtaux (longueur crâne-croupe et diamètres bipariétal et corporel) selon le nombre de jours depuis l’accouplement, mais aussi pour surveiller le développement précis des conceptus (photos 4 et 5).

4. La radiographie

La radiographie est un autre outil intéressant. Néanmoins, pour interpréter correctement les clichés, il convient d’attendre 50 jours au minimum afin que la minéralisation soit suffisante. Il serait réducteur de limiter l’intérêt de la radiographie à un simple dénombrement des fœtus. L’âge gestationnel peut également être estimé (tableau 3) [8]. De plus, cet examen permet de diagnostiquer une mort fœtale par la présence de gaz dans l’utérus ou un retard d’ossification. Enfin, un fœtus de taille anormale peut être mis en évidence.

PROGRAMMATION DE LA CÉSARIENNE

La césarienne chez la chatte ne peut pas être programmée de la même façon que chez la chienne, car il n’est pas possible de prendre en compte les mêmes critères, comme la détection de la date d’ovulation ou celle de la chute de la progestérone. Il existe peu d’études chez la chatte et des mises bas spontanées sont rapportées pour des progestéronémies à 3,18 ng/ml en moyenne [10]. Il est alors recommandé de réaliser un contrôle échographique si la durée de gestation dépasse 68 jours pour déceler une éventuelle souffrance fœtale.

TRAITEMENTS ET SOINS PENDANT LA GESTATION

1. Alimentation

Les chattes doivent commencer à consommer le régime alimentaire choisi pour la gestation le jour de la saillie, voire trois semaines à l’avance. L’alimentation doit être complète et équilibrée, hautement digestible, riche en énergie et contenant 40 % de protéines et 18 % de matières grasses. Généralement, les aliments pour chatons (kitten) sont adaptés pour la gestation et la lactation. Une quantité adéquate d’acide arachidonique provenant de graisses animales doit aussi être apportée [11]. À la différence de la chienne(1), le volume de la ration doit augmenter lentement, dès deux semaines de gestation, et à la fin du dernier tiers, la chatte doit recevoir 25 à 50 % de plus que ses besoins d’entretien normaux.

Les suppléments ne sont pas nécessaires tant que le régime est conçu pour la croissance (growth) et la reproduction. L’ajout de certains éléments peut même se révéler délétère, comme le calcium dont un excès peut induire une hypocalcémie au moment de la mise bas ou, plus fréquemment, deux semaines après, lors du pic de lactation. Les propriétaires qui préfèrent distribuer des rations ménagères plutôt que des aliments commerciaux devront compléter cette alimentation avec un supplément de vitamines et de minéraux. Dans ce cas, il leur est fortement recommandé de s’adresser à un vétérinaire nutritionniste pour mettre en place un régime équilibré.

2. Hygiène

L’éleveur devrait être renseigné par le vétérinaire sur le rôle d’une bonne prévention sanitaire dans son élevage, et ainsi respecter les règles de la sectorisation, avec des locaux spécifiques (maternité, nurserie, adultes, infirmerie et quarantaine) qui abritent des animaux plus ou moins sensibles aux maladies et susceptibles de les transmettre. L’éleveur doit suivre la marche en avant, en l’occurrence un circuit à sens unique, pour éviter la dissémination des agents pathogènes, mais aussi utiliser des produits de nettoyage et de désinfections adaptés et éviter la surpopulation. Avant son installation dans la maternité, une à deux semaines avant la mise bas, la chatte gestante doit être lavée et brossée.

3. Vaccinations et vermifugation

Le statut vaccinal des femelles mises à la reproduction doit être vérifié et éventuellement mis à jour avant la saillie. En effet, bien que la majorité des vaccins ne soient pas connus pour engendrer directement des anomalies, les réactions vaccinales (crise allergique, pic transitoire d’hyperthermie par exemple) peuvent avoir un impact non négligeable sur la gestation. De plus, une femelle bien vaccinée produira un colostrum de bonne qualité, protégeant efficacement les nouveau-nés au cours de leurs premiers mois de vie. Chez la chatte, seul le vaccin contre le parvovirus félin est strictement interdit pendant la gestation car il peut induire une hypoplasie cérébelleuse chez les fœtus.

Le vermifuge doit être administré avant la saillie, puis trois semaines avant et trois semaines après la mise bas. Les chatons sont à vermifuger en même temps que la mère. L’administration de fenbendazole ou de milbémycine oxyme et de praziquantel est sans danger chez les femelles gestantes ou en lactation.

DÉTERMINATION DU GROUPE SANGUIN

Le typage des groupes sanguins chez les chats de races à risque, ainsi qu’un appariement correct entre les parents sont fortement recommandés avant la mise à la reproduction, en prévention de l’isoérythrolyse néonatale. Les tests rapides disponibles, qui coûtent une vingtaine d’euros, sont faciles à utiliser en pratique et affichent une bonne précision.

L’isoérythrolyse néonatale est une maladie rare à médiation immunitaire qui survient lorsque des chatons de groupe sanguin A boivent le colostrum d’une mère de groupe sanguin B. Les anticorps contenus dans le colostrum sont absorbés, ils se lient aux érythrocytes des nouveau-nés et les détruisent (hémolyse) [3]. Dans le match mère B/B avec mâle A/A, la totalité des chatons seront à risque, alors que dans le match mère B/B avec mâle A/B la moitié seulement d’entre eux le seront [12]. Certaines races présentent une forte prévalence du groupe B/B : turc de van et angora (60 à 45 %), british shorthair, cornish et devon rex (30 à 40 %), scottish fold, birman, somali, abyssin et ragdoll (14 à 20 %). En prévention, il est préférable d’apparier une mère B/B avec un mâle B/B, ou alors d’utiliser uniquement des femelles A/A. En cas de risque connu pour les chatons, des mesures doivent être mises en place dès la naissance.

  • (1) Voir l’étape 5 : « Prendre en charge une gestation chez la chienne » dans le numéro précédent.

Références

  • 1. Beccaglia M, Anastasi P, Grimaldi E et coll. Accuracy of the prediction of parturition date through ultrasonographic measurement of fetal parameters in the queen. Vet. Res. Commun. 2008;32(Suppl 1):S99-S101.
  • 2. Braun BC, Vargas A, Jewgenow K. The molecular detection of relaxin and its receptor RXFP1 in reproductive tissue of Felis catus and Lynx pardinus during pregnancy. Reproduction. 2012;143(3):399-410.
  • 3. Bücheler J. Fading kitten syndrome and neonatal isoerythrolysis. Vet. Clin. North Am. Small Anim. Pract. 1999;29(4):853-870, v.
  • 4. England G, von Heimendahl A. Physiology and endocrinology of the female. In: BSAVA Manual of Canine and Feline Reproduction and Neonatology. 2nd edition. British Small Animal Veterinary Association. 2010:1-12.
  • 5. Fontbonne A. Potential causes of infertility in purebred cats: a survey of data collected from different countries. In: Proc. 17th EVSSAR congress, Wroclaw (Poland). 2014:81-85.
  • 6. Fournier A, Masson M, Corbière F et coll. Epidemiological analysis of reproductive performances and kitten mortality rates in 5,303 purebred queens of 45 different breeds and 28,065 kittens in France. Reprod. Domest. Anim. 2017;52(Suppl 2):153-157.
  • 7. Gatel L, Rault D, Chalvet-Monfray K et coll. Prediction of parturition time in queens using radiography and ultrasonography. Anat. Histol. Embryol. 2015;44(4):241-246.
  • 8. Haney DR, Levy JK, Newell SM. Use of fetal skeletal mineralization for prediction of parturition date in cats. J. Am. Vet. Med. Assoc. 2003;223(11):1614-1616.
  • 9. Johnston SD, Root Kustritz MV, Olson PNS. Canine and Feline Theriogenology. Saunders. 2001:592p.
  • 10. Keiser R, Reichler IM, Balogh O. Are foetal ultrasonographic and maternal blood progesterone measurements near parturition reliable predictors of the time of birth in the domestic cat? Reprod. Domest. Anim. 2017;52(3):487-494.
  • 11. MacDonald ML, Rogers QR, Morris JG et coll. Effects of linoleate and arachidonate deficiencies on reproduction and spermatogenesis in the cat. J. Nutr. 1984;114(4):719-726.
  • 12. Silvestre-Ferreira AC, Pastor J. Feline neonatal isoerythrolysis and the importance of feline blood types. Vet. Med. Int. 2010;2010:753726.
  • 13. Socha P, Lengling R, Bonecka J et coll. Obstetric and newborn parameters in the Maine Coon cats. Pol. J. Vet. Sci. 2019;22(3):439-443.
  • 14. Verstegen J, Dhaliwal G, Verstegen-Onclin K. Canine and feline pregnancy loss due to viral and non-infectious causes: a review. Theriogenology. 2008;70(3):304-319.
  • 15. Zambelli D, Caneppele B, Bassi S et coll. Ultrasound aspects of fetal and extrafetal structures in pregnant cats. J. Feline Med. Surg. 2002;4(2):95-106.
  • 16. Zambelli D, Castagnetti C, Belluzzi S et coll. Correlation between the age of the conceptus and various ultrasonographic measurements during the first 30 days of pregnancy in domestic cats (Felis catus). Theriogenology. 2002;57(8):1981-1987.
  • 17. Zambelli D, Prati F. Ultrasonography for pregnancy diagnosis and evaluation in queens. Theriogenology. 2006;66(1):135-144.

Conflit d’intérêts : Aucun

Encadré 1
INSUFFISANCE LUTÉALE

Pendant la gestation, le dosage de la progestérone, l’hormone responsable du maintien de la gestation, peut se révéler utile, surtout dans les cas de résorption ou d’avortement ultérieurs. L’insuffisance lutéale ne surviendrait qu’occasionnellement chez la chatte [14]. D’après une enquête, le maine coon est la race la plus fréquemment citée par les vétérinaires comme potentiellement atteinte d’insuffisance lutéale [5].

Récemment, cette affection a également été suspectée chez la race british shorthair (observation personnelle).

Encadré 2
MESURES DES STRUCTURES EXTRAFŒTALES POUR ÉVALUER L’ÂGE GESTATIONNEL

Pour dater la gestation, il est possible d’utiliser les formules suivantes [16] :

âge gestationnel = 1,368 × ICC (mm) - 11,566

âge gestationnel = 1,602 × OUD (mm) - 12,13

Une formule spécifique utilisant le diamètre chorionique interne existe pour les chats de race maine coon, généralement plus gros que les autres [13] :

date avant parturition = - 0,79 × ICC (mm) + 57,9

ICC : diamètre chorionique interne, OUD : diamètre utérin externe.

Points clés

• Il est utile de connaître la date de saillie pour estimer l’âge gestationnel.

• L’échographie peut néanmoins être utilisée pour déterminer le stade de la gestation via les mesures des structures fœtales et extrafœtales chez la chatte.

• La radiographie peut être utile pour diagnostiquer tardivement une gestation et dénombrer les fœtus, mais elle est moins précise que l’échographie pour déterminer leur âge.

CONCLUSION

Le diagnostic de gestation, facile à réaliser chez la chatte, est possible dès trois semaines après la saillie. L’échographie semble être l’outil le plus précis puisqu’il permet aussi de suivre la gestation (vitalité et croissance du fœtus) et d’estimer la date de la mise bas. La radiographie reste indispensable pour dénombrer les fœtus avant la parturition. Ces deux examens sont donc complémentaires. La gestion d’une alimentation équilibrée chez la chatte gestante est essentielle. Un statut vaccinal à jour et un bon programme de vermifugation sont également nécessaires pour assurer une gestation et une lactation normales, ainsi que la bonne santé des nouveau-nés. Le groupe sanguin doit être vérifié avant l’accouplement de la femelle et du mâle, au moins chez les races où la prévalence du groupe B est élevée, afin d’éviter les croisements erronés qui peuvent résulter en une isoérythrolyse néonatale chez les chatons.

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