LE STATUS EPILEPTICUS : AU-DELÀ DE L’ÉPILEPSIE - Le Point Vétérinaire n° 433 du 01/09/2022
Le Point Vétérinaire n° 433 du 01/09/2022

FICHE DE SYNTHÈSE

Dossier

STATUS EPILEPTICUS : DÉFINITION, ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE

Laurent Fuhrer

→ Le status epilepticus est une manifestation nerveuse paroxystique souvent convulsivante, mais il existe des formes non convulsivantes qu’il ne faut pas négliger.

→ Les causes sont diverses et vont des intoxications aux complications d’une épilepsie idiopathique.

→ Les conséquences sont systémiques, avec des répercussions sur le métabolisme général et le système nerveux. Ces phénomènes peuvent, à terme, mener à une mort neuronale.

→ La prise en charge médicale doit être rapide pour prévenir l’apparition de lésions nerveuses irréversibles et, dans certains cas, une issue fatale.

© Micen Vet

STATUS EPILEPTICUS : PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE

Laurent Fuhrer

→ La prise en charge thérapeutique du status epilepticus est une urgence absolue. Elle a pour objectif l’arrêt des crises et le maintien ou la restauration de l’homéostasie.

→ Le traitement de première intention des crises débute par l’administration d’antiépileptiques ou d’anticonvulsivants à l’action rapide (benzodiazépine puis phénobarbital, voire anesthésique à courte durée d’action).

→ La restauration et le maintien de l’homéostasie concernent de nombreuses fonctions (cardio-vasculaire, respiratoire, rénale, nerveuse) ainsi que la régulation thermique, la glycémie et l’équilibre acido-basique.

→ Le traitement spécifique de l’hypertension intracrânienne fait essentiellement appel à l’hyperoxygénation et à l’osmothérapie avec, le cas échéant, une sédation préalable.

© Laurent Fuhrer

STATUS EPILEPTICUS : DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE

Laurent Fuhrer

→ Les causes du status epilepticus sont soit intracrâniennes, soit extracrâniennes (origine vasculaire, idiopathique, toxique, congénitale, métabolique, inflammatoire, infectieuse, néoplasique ou dégénérative).

→ Il existe une forme de status epilepticus sans convulsions caractérisée par des crises partielles ou focales complexes répétitives ou subintrantes. Certaines manifestations d’absence peuvent également entrer dans cette catégorie.

→ Diverses dyskinésies paroxystiques peuvent mimer une maladie épileptique ou un status epilepticus. Le diagnostic de certitude repose alors sur l’électroencéphalogramme, qui seul permet d’objectiver une activité épileptique.

→ La récupération postcrise doit faire l’objet d’une surveillance particulière. Cette période est mise à profit pour préciser le diagnostic étiologique et adapter le traitement dans le cadre d’une épilepsie idiopathique déjà diagnostiquée.

© VetAgro Sup
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