ANGIOMATOSE VERTÉBRALE CHEZ UNE JEUNE CHATTE - Le Point Vétérinaire n° 429 du 01/05/2022
Le Point Vétérinaire n° 429 du 01/05/2022

NEUROLOGIE

Médecine interne

Auteur(s) : Hélène Dosseray*, Thibault Prenant**, Jade Renard***, Jean-Charles Husson****, Claire Deroy*****

Fonctions :
*Clinique Oncovet
Avenue Paul Langevin
59650 Villeneuve-d’Ascq

L’angiomatose résulte de la formation de masses non tumorales, les angiomes, qui correspondent à une malformation des vaisseaux sanguins ou lymphatiques. Elle peut être vertébrale et conduire à une compression médullaire.

Une chatte européenne stérilisée, âgée de 1 an et demi, est présentée pour des difficultés locomotrices qui évoluent depuis trois mois, associant une faiblesse sévère des membres pelviens d’apparition progressive, initialement plus sévère à gauche, à une dorsalgie. Un traitement à base de prednisolone (Dermipred® à la dose de 1 mg/kg/j per os) a été mis en place au début des symptômes et poursuivi jusqu’à la présentation de l’animal sans aboutir à une amélioration notable. L’animal dispose d’un accès libre à l’exté rieur et les propriétaires ne rapportent aucune autre anomalie.

PRÉSENTATION DU CAS

1. Examen clinique et diagnostic différentiel

À l’admission, l’examen général complet de la chatte est normal. Une dorsalgie et une paraparésie non ambulatoire, avec une proprioception déficitaire et la conservation des réflexes médullaires sur les membres pelviens, sont objectivées à l’examen neurologique. Le bilan anamnestique et clinique est donc en faveur d’une myélopathie thoracolombaire (T3-L3) chronique de stade 3 (tableau 1). Le diagnostic différentiel prend en compte les différentes causes de myélopathie chez le chat (tableau 2).

2. Imagerie médicale

Après la réalisation d’un bilan préanesthésique qui s’est révélé normal, un examen tomodensitométrique du rachis, au niveau de la région d’intérêt, est effectué sous anesthésie générale (photos 1a à 1c). Cette dernière est induite par une association de propofol (à raison de 4 mg/kg par voie intraveineuse) et de diazépam (à la dose de 0,2 mg/kg par voie intraveineuse). Elle est maintenue après l’intu bation par l’inhalation d’un mélange d’isoflurane (1,5 à 2 %) et d’oxygène. Un épaississement du pédicule latéral gauche et de la partie gauche du corps de la vertèbre L1, associé à une ostéoprolifération intracanalaire, est visualisé sur la quasi-totalité de la longueur de la vertèbre. La formation osseuse apparaît de densité hétérogène (mitée). Un déplacement secondaire de la mœlle à droite ainsi qu’une compression modérée (50 à 60 %) sont également notés. Ces images sont principalement compatibles avec un processus ostéoprolifératif d’origine développementale (angiomatose vertébrale) ou tumorale, probablement bénin (ostéome, ostéochondrome), sans toutefois pouvoir exclure la séquelle d’un traumatisme ou d’une ostéomyélite, voire un processus malin.

3. Traitement

Prise en charge chirurgicale

La chatte est prémédiquée à l’aide de méthadone (à la dose de 0,2 mg/kg par voie intraveineuse) et de diazépam (à raison de 0,2 mg/kg par voie intraveineuse). L’induction est réalisée avec du propofol à l’effet (à la posologie de 4 mg/kg par voie intraveineuse). Elle est intubée et l’anesthésie est poursuivie par l’inhalation d’isoflurane (1,5 à 2 %) et d’oxygène. Une tonte large et une désinfection de la zone chirurgicale sont effectuées. Une perfusion continue de chlorure de sodium (NaCl à 0,9 %, à raison de 5 ml/kg/h par voie intraveineuse) ainsi qu’une antibioprophylaxie à base d’amoxicilline-acide clavulanique (Augmentin injectable®(1), à la dose de 20 mg/kg par voie intraveineuse) sont initiées. L’animal est placé en décubitus sternal. Un abord dorsal est réalisé en regard de la première vertèbre lombaire (L1). La corticale de la lamina vertébrale de L1 est irrégulière en comparaison de celle de la 13e vertèbre thoracique (T) et de L2. Une hémilaminectomie large en L1 à gauche est réalisée à l’aide d’une fraise chirur gicale et d’une curette descendant ventralement sur l’apophyse transverse. Une consistance osseuse anormale, un épaississement majeur de la lame et des saignements importants sont mis en évidence lors du fraisage. L’ensemble de la compression est alors retiré, la mœlle est décomprimée et présente un aspect normal.

Plusieurs prélèvements osseux de la lésion sont pratiqués en vue d’une analyse histopathologique. Une fermeture conventionnelle est ensuite réalisée.

Gestion postchirurgicale

Une décompression satisfaisante de la mœlle épinière est observée lors du scanner postopératoire, avec une lésion résiduelle plus marquée en région craniale (photos 2a à 2c). La fluidothérapie, l’analgésie à l’aide de méthadone (à la dose de 0,2 mg/kg par voie intraveineuse toutes les quatre heures) et l’antibioprophylaxie à base d’amoxicilline-acide clavulanique (à raison de 20 mg/kg par voie intraveineuse toutes les six heures) sont maintenues au cours des 24 heures qui suivent l’intervention. L’animal sort d’hospitalisation avec un traitement par voie orale comprenant de la prednisolone (0,5 mg/kg une fois par jour), de la gabapentine (Neurontin® gélules reconditionnées(1) à raison de 10 mg/kg toutes les huit heures) et du tramadol (4 mg/kg toutes les huit heures). Il est recommandé aux propriétaires de maintenir la chatte au repos strict pendant six semaines et de mettre en place une physiothérapie.

4. Diagnostic

À l’issue de la prise en charge chirurgicale, des prélèvements du tissu à l’origine de la compression médullaire sont soumis à un examen histopathologique (photos 3a et 3b). Ce dernier met en évidence une prolifération vasculaire à stroma myxoïde au sein d’un tissu osseux trabéculaire, sans signes cytologiques de malignité. Ces résultats sont fortement évocateurs d’une angiomatose vertébrale extradurale, décrite dans l’espèce féline, ayant conduit à une compression médullaire dans la région lombaire, ce qui explique le tableau clinique.

5. Pronostic et évolution

En phase postopératoire immédiate, la chatte présente une dégradation clinique (stade 4) ponctuelle, qui se résout en 48 heures, motivant un retour au domicile. Une semaine après l’intervention, la propriétaire décrit un animal ambulatoire, chez lequel seule une légère dorsalgie persiste. Au contrôle six mois plus tard, le chat a retrouvé une locomotion normale, sans déficit proprioceptif ni signe de dorsalgie, et il ne présente pas de récidive. Deux ans après l’intervention, aucune récidive des symptômes n’est observée par les propriétaires qui rapportent une démarche sans anomalie.

DISCUSSION

1. Définitions et épidémiologie des angiomatoses

Les malformations vasculaires sont des entités rares en médecine humaine et vétérinaire qui peuvent affecter les vaisseaux sanguins ou lymphatiques. Encore mal connues, elles font l’objet d’une classification complexe chez l’homme. Parmi elles, l’angiomatose désigne une maladie résultant de la formation de masses non tumorales appelées angiomes, qui correspondent à une malformation des vaisseaux sanguins ou lymphatiques. Ces lésions sont également décrites sous le terme d’hamartome vasculaire et peuvent survenir au sein de différents tissus de l’organisme. Ainsi, en médecine vétérinaire, des angiomatoses cutanées sont recensées chez les chevaux, les bovins et les carnivores domestiques [14, 5, 11]. Des hémangiomes viscéraux, des angiomes méningés ou osseux sont rencontrés chez le chien [14, 15]. Chez le chat, des hamartomes vasculaires affectant les cavités nasales, le cerveau, le cervelet et la mandibule font l’objet de rares publications [4, 10, 16, 17]. L’angiomatose vertébrale, également décrite, est peu fréquente dans l’espèce féline [2, 3, 5-9, 11-15, 18, 19].

2. Généralités

L’angiomatose vertébrale, rare chez le chat, est décrite comme une malformation congénitale vasculaire intravertébrale à l’origine d’une prolifération de tissu osseux susceptible de provoquer une compression médullaire responsable des signes cliniques [3, 5, 7, 13]. Plusieurs cas d’angiomatose vertébrale féline sont décrits dans la littérature [1, 5, 7, 8, 11-15, 18, 19]. Les principaux éléments qui distinguent l’angiomatose d’une tumeur sont la présence d’une population cellulaire bien différenciée et variée, et l’absence de figure de mitose comme cela a été mis en évidence dans l’analyse histologique relative au cas présenté [14].

3. Signalement, anamnèse et examen clinique

Sur les quelques cas décrits dans la littérature, plusieurs similitudes dans le signalement, l’anamnèse et l’examen clinique sont à remarquer [1, 5, 7, 8, 11-15, 18, 19] :

– l’âge d’apparition des signes cliniques se situe le plus souvent entre 1 et 2 ans (des cas extrêmes rapportent une présentation à l’âge de 9 mois, 3,5 ans et 4 ans) et une évolution progressive lente sur plusieurs mois est constatée ;

– un inconfort général, des difficultés de locomotion et une douleur cervicale ou dorsale sont généralement rapportés ;

– l’affection ne répond habituellement pas aux traitements médicaux (anti-inflammatoires stéroïdiens ou non, antibiotiques), ou seulement de manière transitoire ;

– l’examen neurologique met en évidence différents degrés de paraparésie et de déficit proprioceptif associés à une hyperesthésie des membres postérieurs.

Une rétention urinaire et des difficultés de défécation sont aussi rapportées, mais plus rarement [5]. Dans notre cas, le tableau clinique répond entièrement à ce qui est décrit dans la littérature, hormis les troubles de la défécation et de la miction. L’affection se manifeste donc par des signes de myélopathie, le plus souvent thoracolombaires comme dans le cas présenté. Dans les quelques cas publiés, la compression se situe plus fréquemment au niveau d’une vertèbre thoracique que lombaire, et rarement dans la région cervicale [13].

4. Diagnostic différentiel

Dans notre cas, compte tenu du jeune âge de la chatte, de la conservation d’un bon état général, de l’évolution lente et progressive de l’affection et de l’absence d’anomalie au bilan sanguin, la démarche diagnostique a privilégié les origines congénitale, néoplasique et vasculaire parmi les causes de myélopathie chez le chat.

L’hypothèse inflammatoire ou infectieuse n’était pas exclue, mais jugée moins probable. Comme une parésie chez le chat résulte le plus souvent d’une compression extradurale ou intradurale-extramédullaire, un examen d’imagerie s’est révélé nécessaire pour préciser le diagnostic et situer précisément la lésion [14].

Plusieurs études et rapports de cas sur les maladies affectant la mœlle épinière du chat ont été publiés. D’après celle de Bradshaw et ses collaborateurs de 2004, portant sur les maladies neurologiques félines qui affectent le système nerveux central, les causes inflammatoires sont les plus communes, avec principalement la péritonite infectieuse féline (PIF) [2]. C’est également ce que montre l’étude de Marioni-Henry et son équipe en 2004, qui porte sur la prévalence des maladies de la mœlle épinière chez le chat. Selon cette étude, les causes principales sont la péritonite infectieuse féline (cause la plus courante pour les chats de moins de 2 ans), le lymphosarcome et les tumeurs de la colonne vertébrale [9]. Cependant, l’étude de Gonçalves en 2009 révèle que les tumeurs sont les causes les plus communes des affections associées à des images anormales à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) [6]. Chez les jeunes chats, le lymphome extradural est une cause très probable et est souvent associé au virus de la leucose féline [15]. Ce virus n’a pas été recherché systématiquement pour les différents cas décrits précédemment, mais les chats qui ont été testés n’étaient pas atteints. Aucune recherche du virus de la leucose féline n’a été réalisée dans notre cas.

5. Imagerie

Différentes techniques d’imagerie peuvent être utilisées pour investiguer une angiomatose vertébrale (radiographie, myélographie, scanner, myéloscanner et IRM). La radiographie peut montrer une lésion radiotransparente (lytique) avec des surfaces vertébrales irrégulières, une sclérose vertébrale et/ ou une néoproduction osseuse [11, 12, 15, 19]. Elle permet uniquement de localiser la lésion [5]. La myélographie met en évidence une absence de progression de la colonne de contraste et signe une compression extradurale [19].

Cet examen n’a pas été réalisé dans le cas présenté. Dans les cas d’angiomatose décrits, le scanner (associé ou non à un myéloscanner) est la technique la plus couramment utilisée lors de l’investigation de l’affection. Elle permet de visualiser une compression extradurale par une prolifération osseuse de densité différente de celle d’un os sain (les origines sont diverses : pédicule vertébral, lamina vertébrale, corps vertébral, facettes articulaires) [3, 5, 8, 11-13]. Dans notre cas, l’examen scanner a permis de localiser la lésion ainsi que de planifier l’intervention chirurgicale. L’IRM constitue le gold standard pour visualiser et différencier les tissus mous contenant différents degrés d’eau. Ainsi, pour les lésions vasculaires primaires en contact étroit avec le tissu nerveux, l’IRM représente un atout idéal pour établir le diagnostic et planifier l’intervention chirurgicale [14]. Une lésion extradurale hyperintense en séquence T2, avec des renforcements irréguliers, est objectivée à l’IRM. Dans notre cas, l’examen scanner aurait pu être complété d’une IRM afin de déterminer plus précisément la nature de la lésion et sa relation avec le tissu nerveux environnant.

6. Traitement

Le traitement chirurgical vise à retirer le tissu prolifératif (sponge-like lesion) et à lever la compression de la mœlle épinière. Suivant la localisation de la lésion, différentes techniques seront utilisées (laminectomie dorsale, hémilaminectomie associée ou non à une corpectomie partielle). La localisation vertébrale, souvent polyostotique, empêche l’excision en bloc.

Ainsi, le vétérinaire, tout comme le pathologiste, ne peut confirmer l’excision en marge saine [1]. Une excision marginale est souvent pratiquée [7].

7. Pronostic

Dans les cas publiés, le suivi clinique n’est poursuivi que sur deux années au maximum [7]. Par conséquent, il est difficile d’avancer un pronostic à long terme. Une amélioration à court terme, associée à une décompression chirurgicale, est décrite [7]. Les risques de récidive à long terme à la suite d’une décompression chirurgicale ne sont pas connus. Cependant, la localisation vertébrale exclut l’exérèse complète et implique un risque de récidive, comme cela a été constaté en 2018 dans les et de Martínez et son équipe, avec une récidive sept mois et deux ans et demi, respectivement, après l’intervention chirurgicale [1, 7, 11]. À ce jour, la chatte de notre cas n’a présenté aucune récidive.

Une étude en médecine humaine, menée sur 29 cas d’hémangiome vertébral, montre que la décompression chirurgicale seule est associée à une récidive chez trois des six patients, alors qu’aucune récidive n’est observée lorsque la chirurgie est associée à une radiothérapie [7]. Ainsi, la radiothérapie est un traitement standard pour les personnes affectées d’un hémangiome vertébral avec une résection chirurgicale subtotale ou incomplète [7].

Un article de Hans, publié en 2018, décrit l’utilisation de la radiothérapie en association avec la chirurgie pour un meilleur contrôle de l’angiomatose vertébrale chez un chat [7]. Aucun effet indésirable n’a été noté chez ce chat à la suite de la radiothérapie et il n’a pas présenté de récidive des symptômes jusqu’à 26 mois postopératoires [7]. Ce traitement adjuvant aurait pu être proposé dans notre cas, non sans prévenir la propriétaire du manque notable de preuves scientifiques.

  • (1) Médicament à usage humain

Références

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Conflit d’intérêts : Aucun

Points clés

• L’angiomatose vertébrale est décrite comme une malformation congénitale vasculaire intravertébrale à l’origine d’une prolifération de tissu osseux susceptible de provoquer une compression médullaire.

• L’angiomatose devrait faire partie du diagnostic différentiel chez un jeune chat présentant une myélopathie.

• Le pronostic lié à cette maladie est bon à court et moyen termes, mais peu connu à long terme.

• La localisation vertébrale exclut l’exérèse complète et implique un risque de récidive.

CONCLUSION

L’angiomatose devrait être incluse dans le diagnostic différentiel face à un jeune chat présentant une dorsalgie et une paraparésie avec une lésion osseuse proliférative dans la région thoracolombaire. Après le traitement chirurgical, le pronostic lié à cette affection est bon à court et moyen termes, mais est trop peu documenté à long terme.

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