ENTRETIEN DE LA POULE DE COMPAGNIE ET GESTION DE LA BASSE-COUR - Le Point Vétérinaire n° 428 du 01/04/2022
Le Point Vétérinaire n° 428 du 01/04/2022

MÉDECINE DES NAC

Dossier

Auteur(s) : Graham Zoller

Fonctions : (dipl. ECZM avian)
CHV OnlyVet
7 rue Jean Zay
69800 Saint-Priest

Les conditions de vie des poules détenues dans une basse-cour sont déterminantes pour assurer leur bien-être et garantir leur santé. L’alimentation, les règles de biosécurité et la prophylaxie médicale en sont les pierres angulaires.

Les basses-cours peuvent être définies comme des systèmes de production familiaux associés à la détention de petits groupes de poules (un à cinq oiseaux) dans un espace résidentiel urbain ou périurbain [1]. L’engouement observé ces dernières années pour les basses-cours est justifié par le désir d’une alimentation plus saine, le développement d’une autosuffisance et l’envie de détenir ces animaux de compagnie [10, 13]. Pour le vétérinaire, l’évaluation des feed, light, litter, air, water, sanitation, security and space (Flaws) permettra d’identifier les facteurs de risque relatifs aux conditions de vie des poules.

1. ALIMENTATION

Besoins nutritionnels

Particularités nutritionnelles de la poule

Les poules sont des oiseaux omnivores (figure 1) [12]. Elles possèdent un jabot qui leur permet d’accumuler les aliments en vue de leur digestion ultérieure et un estomac musculaire, le gésier, adapté à la trituration d’aliments solides. Bien que pourvues de cæca, les poules ne peuvent pas utiliser les fibres de façon efficace de sorte que les besoins énergétiques devront être comblés à l’aide de carbohydrates et de matières grasses [5, 15]. Enfin, le transit est rapide chez la poule et la quantité de fibres devra être réduite [16].

Facteurs de variation des besoins nutritionnels

Les besoins nutritionnels des poules ont été largement étudiés et il existe des recommandations selon les différentes races, les stades de vie et les types de production [2]. Pour les poules pondeuses, les besoins nutritionnels varient en fonction du stade de vie, de l’environnement et de la mue.

Stades de vie

Le démarrage (6 premières semaines de vie), la croissance (6 à 10 semaines), le stade “poulette” (10 à 18 semaines), l’entrée en ponte et la ponte sont les stades de développement distingués (tableau 1) [7]. Les oiseaux en croissance nécessitent une quantité supérieure de protéines, de vitamine B et de manganèse, alors que les poules en âge de pondre auront des besoins plus importants en calcium et en vitamine A. La préponte correspond à la période où la “poulette” s’adapte à son parcours et commence à trouver d’autres sources alimentaires. À ce stade, un aliment moins riche (contenant plus de fibres) est utilisé afin de développer la capacité d’ingestion et le taux de protéines est réduit pour ralentir la croissance. L’entrée en ponte est caractérisée par une consommation réduite associée à des besoins de production croissants, ce qui nécessite une augmentation de l’énergie ainsi que de certains acides aminés (lysine, méthionine) et minéraux (calcium) [9].

Environnement

La consommation alimentaire varie selon la température extérieure, car la quantité d’aliment ingérée est déterminée par l’énergie métabolisable de ce dernier. En conséquence, les oiseaux ont tendance à consommer moins d’aliment lorsque les températures sont élevées et davantage lors de températures plus basses. L’apport en protéines et minéraux peut donc être insuffisant en été et excessif en hiver. Ainsi, des compléments calciques pourront être proposés en été, tandis qu’il sera possible de distribuer davantage de carbohydrates (blé, maïs, avoine) en hiver [3].

Mue

Les poules muent et diminuent ou s’arrêtent de pondre lorsque la durée du jour décroît à l’automne [3]. Cette période nécessite des adaptations nutritionnelles pour répondre à la moindre demande en calcium et à l’augmentation des besoins protéiques et énergétiques nécessaires à la production de nouvelles plumes.

Régime alimentaire

Les aliments

Le régime alimentaire le plus souvent distribué aux poules de compagnie inclut :

– des aliments complets commerciaux, qui permettent de satisfaire entièrement leurs besoins nutritionnels. Ils peuvent être enrichis en matières grasses afin de ralentir le transit et contiennent parfois des acides aminés synthétiques pour améliorer l’équilibre de la ration. Ces aliments sont spécifiquement formulés pour une espèce, un stade physiologique et un type de production. La granulométrie (farine, émietté, granulés) sera adaptée à la taille de l’oiseau, sachant que les poules ont tendance à préférer les granulométries élevées qui offrent une préhension plus facile tout en réduisant l’empâtement du bec [19]. En pratique, le régime alimentaire pourra être composé à 90 % de granulés commerciaux adaptés au statut des oiseaux [12] ;

– des mélanges de grains (entiers ou concassés), distribués “à la volée”, qui permettent aux oiseaux d’exprimer un comportement de recherche alimentaire naturel en grattant le sol. D’autre part, la distribution de grains présenterait des effets positifs sur la flore digestive et le fonctionnement du gésier [24]. Toutefois, bien que les grains soient généralement appétents et riches en énergie, ils sont pauvres en protéines, calcium et vitamines. Pour éviter tout effet de “dilution” (diminution de l’ingéré en calcium, phosphore, protéines et vitamines), la part de ces aliments dans la ration ne devrait pas excéder 5 à 10 % (soit une cuillère à soupe par poule deux à trois fois par semaine) [12] ;

– des crudités, la verdure étant une source d’enrichissement pour les oiseaux de la même façon que les mélanges de grains. En revanche, leur teneur élevée en fibres incite à restreindre cet apport. Par ailleurs, certains aliments devront être exclus. La rhubarbe, les épinards et les blettes sont à éviter car leur richesse en acide oxalique limite la disponibilité du calcium [11]. Enfin, les oignons, l’ail, les épluchures de pommes de terre, les avocats et les haricots secs sont considérés comme toxiques [21] ;

– les restes de table. En vertu de raisons sanitaires, la distribution de tous les déchets d’aliments, dont les huiles de cuisson usagées provenant de la restauration et des cuisines, y compris les cuisines centrales et celles des ménages, est interdite chez les animaux d’élevage [23]. A fortiori, les aliments impropres à la consommation humaine de manière générale devront être évités.

Les compléments

Deux types de compléments sont distingués :

– le grit (parfois qualifié de grit insoluble), qui correspond aux particules minérales insolubles (gravier de silex, granit ou marbre). Elles sont présentes dans le gésier et permettent de broyer les aliments durs. Le grit sera particulièrement important si les oiseaux consomment des herbes longues ou des graines (entières ou concassées) pour aider à la digestion et prévenir le développement d’impactions. En pratique, le grit pourra être proposé à partir de l’âge de 1 semaine et distribué à volonté deux à trois jours par mois [3] ;

– les compléments phospho-calciques (2,5 à 3 g par oiseau et par jour), tels que les coquilles d’œuf, d’huître ou la semoulette, qui sont parfois improprement qualifiés de “grit soluble” [12]. Ces compléments représentent une source de calcium “lent” qui permet la formation de la coquille de l’œuf pendant la nuit. La granulométrie doit être suffisante (1 mm) afin d’assurer une persistance et une dissolution lente dans le gésier tout au long de la nuit [2].

Stockage et distribution des aliments

Les aliments complets seront proposés tôt le matin et distribués dans des mangeoires à trémie ou des auges linéaires de taille suffisante pour que les oiseaux puissent y passer la tête et manger tous en même temps.

En pratique, une longueur linéaire de mangeoire égale à 25 cm par poule est recommandée [6]. Les mangeoires seront idéalement placées à hauteur des ailes ou du dos afin de limiter la contamination par des fientes, le gaspillage et l’accès des nuisibles. Le réservoir devra disposer d’une grande capacité pour stocker une quantité suffisante d’aliments et être fermé afin de limiter l’accès des oiseaux sauvages (tableau 2).

Les graines, dont la digestion est plus lente, seront idéalement proposées dans l’après-midi pour assurer une source de nutriments nocturne [14, 21]. Les aliments sont à conserver au sec, à l’abri des nuisibles et sans dépassement de la date de péremption afin de prévenir la contamination des aliments par des germes, le développement de moisissures et de mycotoxines ou l’altération des nutriments (rancissement des acides gras, destruction et oxydation des vitamines liposolubles) [2].

2. ABREUVEMENT

Les poules consomment une quantité d’eau environ deux fois supérieure à la quantité d’aliment ingéré (soit 200 ml par oiseau et par jour). Il s’agit d’un nutriment indispensable pour la ponte des œufs (constitués à 65 % d’eau) [2].

Il est important que les poules aient accès à l’eau de boisson en permanence et notamment en fin de journée, car 25 % de la consommation hydrique quotidienne se produit au cours des deux heures qui précèdent la tombée de la nuit [25]. En pratique, l’eau devra être fournie à volonté, propre et fraîche, à l’abri du gel et du soleil. Un abreuvoir à pipette est idéal pour limiter les pertes et l’accès des oiseaux sauvages. Les abreuvoirs sont à nettoyer au minimum tous les deux à trois jours pour contrôler le développement de biofilms [6].

3. ENVIRONNEMENT

Pour des raisons sanitaires, il est recommandé de ne pas manger, boire ou porter de choses à la bouche dans les espaces dédiés aux animaux (encadré). De plus, pour des questions de bien-être animal, mieux vaut installer les poules dans un poulailler situé à l’extérieur de la maison (figure 2) [18].

Le poulailler doit répondre aux fonctions suivantes : offrir un espace suffisant, contrôler les paramètres d’ambiance, prévenir les maladies et être facile à nettoyer [14].

Espace et accessoires

L’espace de vie des poules est divisé en une zone intérieure et une zone extérieure. La zone intérieure (poulailler) leur permet de s’abriter, de se reposer, de dormir et de se percher [8, 18]. Une surface de 0,25 m2 par poule représente un minimum [16]. Un sol facilement nettoyable (bois ou béton) est préféré à de la terre battue ou du grillage. Un espace insuffisant devient source de stress, d’agressivité, voire de cannibalisme.

De plus, les espaces trop petits concentrent plus facilement les odeurs, les mouches et autres agents pathogènes [14].

Ainsi, le poulailler devra être équipé :

– de perchoirs placés à environ 50 cm du sol, avec un espacement minimal de 30 cm entre les barreaux. Au total, prévoir au moins 15 à 30 cm de perchoir par poule. Des perchoirs en bois d’un diamètre de 4 à 5 cm sont idéaux, car ceux en plastique, en métal ou d’un diamètre inadapté favorisent l’apparition d’une pododermatite et refroidissent les poules en hiver [18] ;

– de pondoirs (ou nichoirs) mesurant 30 × 40 × 30 cm et situés dans la partie la plus sombre du poulailler. Il faut prévoir deux pondoirs pour les quatre premiers oiseaux, puis un nichoir additionnel toutes les quatre poules supplémentaires. Une garde est idéale pour limiter la chute du matériel de nidification au sol.

La zone extérieure (parcours) permet aux poules d’avoir une activité physique [18]. Idéalement, il s’agit d’une zone en herbe offrant une superficie minimale de 4 m2 par poule [4]. L’espace extérieur doit être pourvu de zones ombragées et disposer d’abris pour éviter les attaques de rapaces [14]. Il doit également comporter des zones où les poules pourront prendre des bains de sable, un élément d’enrichissement important pour leur confort, l’expression de comportements naturels et la lutte contre les ecto­parasites [11].

Ambiance

Critères de qualité de l’air

La zone de confort thermique des poules adultes se situe entre 5 et 29 °C. Au-delà de 30 à 35 °C, les poules commencent à hyperventiler et des coups de chaleur peuvent être observés. À l’inverse, des températures inférieures à 0 °C peuvent être à l’origine d’engelures. L’humidité relative doit être maintenue entre 30 et 40 % [14]. Une humidité relative trop faible favorise la mise en suspension des poussières, tandis qu’une humidité trop importante contribue au développement de moisissures, de bactéries et de parasites [14]. La ventilation permet d’évacuer ou de conserver la chaleur et l’humidité selon les besoins saisonniers, tout en assurant l’élimination des odeurs, des poussières, des agents infectieux en suspension dans l’air et des aérosols toxiques dans des limites acceptables. En pratique, les odeurs d’humidité ou d’ammoniac sont les indicateurs d’une ventilation insuffisante [14].

Méthode de contrôle des paramètres d’ambiance

Pour les volailles de compagnie, logées en petit nombre dans des poulaillers de format raisonnable, une ventilation naturelle est généralement suffisante sans avoir besoin de recourir à une ventilation mécanique. En pratique, la maîtrise des paramètres d’ambiance repose principalement sur :

– la conception du poulailler, dont le toit doit présenter une angulation minimale de 18° pour obtenir un “effet cheminée” profitant de la montée de l’air chaud. De plus, il est intéressant de prévoir des ouvertures de part et d’autre du poulailler pour permettre la circulation d’un flux d’air important [14]. L’utilisation d’isolants permet aussi de réduire les variations de températures et de limiter le développement de la condensation [14] ;

– la litière doit être absorbante, meuble, épaisse (plus de 7 cm), propre, sèche mais non poussiéreuse et sans traces de moisissures. En pratique, du sable à grains moyens, des copeaux de bois de feuillus ou de la paille de chanvre sont des substrats acceptables. Un nettoyage quotidien grossier et un changement de litière toutes les une à deux semaines est recommandé pour les basses-cours [18].

Luminosité

La ponte est étroitement liée aux variations de la durée de l’éclairage quotidien. Une diminution de l’éclairage ou de la luminosité est associée à une baisse de la ponte. Inversement, une luminosité ou une durée d’éclairage trop importantes favoriseront l’agressivité et le cannibalisme. Un éclairage quotidien de 14 à 16 heures est recommandé pour une production toute l’année. L’éclairage naturel est généralement privilégié dans le contexte des poules de compagnie [14].

4. BIOSÉCURITÉ

La biosécurité correspond à l’ensemble des pratiques mises en œuvre pour limiter la propagation des organismes responsables de maladies, en limitant l’entrée de germes dans le poulailler (“bio-exclusion”), la dissémination des germes chez les oiseaux (“biogestion”) et la sortie de germes du poulailler (“bioconfinement”). En pratique, ce triple objectif pourra être atteint grâce à la mise en place de mesures :

– physiques, telles que le port de vêtement et de chaussures dédiées à la basse-cour, la mise en place de barrières (grillage, filet, moustiquaire, épouvantail) pour limiter le contact avec les animaux sauvages, ou une attention portée à limiter les contacts entre l’éleveur et les autres oiseaux [22] ;

– chimiques, relatives au nettoyage et à la désinfection régulière et minutieuse du poulailler ainsi que du matériel, le nettoyage des mains ou l’utilisation d’insecticides ;

– logiques, incluant le respect d’un circuit de soins (oiseaux jeunes, puis adultes, puis malades), la réalisation d’une quarantaine lors de l’admission de nouveaux oiseaux (quatre semaines) ou après une exposition (deux semaines), ainsi que l’isolement des poules malades, le dépistage des maladies à l’admission ou la gestion des déchets [20].

Références

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  • 25. Vest L, Dale N. Nutrition for the backyard flock. UGA Extension publications. 2021;954:1-4.

Conflit d’intérêts : Aucun

Encadré : MALADIES ZOONOTIQUES TRANSMISES PAR LES POULES

• Virus : influenza aviaire, maladie de Newcastle, encéphalite équine de l’Est et de l’Ouest.

• Bactéries : via la consommation d’œufs et de viandes, infections à Salmonella enteritidis, Campylobacter sp., Escherichia coli, Clostridium perfringens, Staphylococcus spp., Listeria monocytogenes, Yersinia spp., mais également à Chlamydia psittaci, Erysipelotrix rhusiopathiae, Mycobacterium avium, Pasteurella multocida.

• Parasite : cryptosporidiose due à Cryptosporidium.

• Champignon : dermatophytose due à Microsporum gallinae.

CONCLUSION

La rusticité des poules de compagnie leur confère souvent l’image d’oiseaux robustes. Elles n’en demeurent pas moins sensibles à de multiples affections qui peuvent être favorisées par des conditions de vie inadéquates. La détention de ces oiseaux au sein d’une basse-cour est associée à une diversité de défis nutritionnels, environnementaux et sanitaires nécessitant une gestion précise et raisonnée. En particulier, une attention particulière sera portée à l’alimentation des poussins en croissance et des poules pondeuses au pic de production, ainsi qu’aux variations climatiques lors des intersaisons.

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