SYNOVIOSARCOME ET SON TRAITEMENT PAR ARTHRECTOMIE PARTIELLE CHEZ UN LAPIN - Le Point Vétérinaire n° 422 du 01/10/2021
Le Point Vétérinaire n° 422 du 01/10/2021

MÉDECINE DES NAC

Médecine des Nac

Auteur(s) : Christophe Bulliot*, Lucas Flenghi**, Céline Levrier***

Fonctions :
*(dip ECZM, small mammals)
Exotic Clinic
38, rue d’Arqueil
77176 Nandy
**(dip ECZM, small mammals)
Exotic Clinic
77176 Nandy
CHV des Cordeliers, service NAC
29-35, avenue du Maréchal Joffre
77100 Meaux
***Exotic Clinic
77176 Nandy
CHV des Cordeliers, service NAC
29-35, avenue du Maréchal Joffre
77100 Meaux

Le synoviosarcome est une tumeur articulaire très rare. Elle n’a jamais été décrite chez le lapin jusqu’à présent.

Les tumeurs impliquant le système musculosquelettique sont rares chez le lapin, à l’exception des ostéosarcomes [1, 9, 14, 16, 17, 21, 26, 27, 35-38]. Les sarcomes synoviaux, dont l’origine n’est pas encore connue, sont décrits occasionnellement chez des chiens, des chevaux et des bovins [3, 6, 7, 11, 12, 23, 24, 30, 31]. Un seul cas est publié chez un chat, un loup à crinière (Chrysocyon brachyurus) et un cacatoès à crête soufrée (Cacatua galerita) [5, 28, 32]. Deux cas sont signalés chez des furets (Mustela putorius furo) [8, 19]. Les sarcomes synoviaux montrent une agressivité locale importante et les métastases sont fréquentes. L’amputation est le traitement de choix chez les chiens, les chats et les furets [3, 6, 8, 11, 12, 19, 24, 31]. À notre connaissance, il s’agit du premier cas de sarcome synovial décrit chez un lapin.

PRÉSENTATION DU CAS

1. Commémoratifs et anamnèse

Une lapine stérilisée (Oryctolagus cuniculus), âgée de 12 ans et pesant 1,59 kg (score corporel de 3 sur 5), est présentée pour une boiterie du membre antérieur gauche qui évolue depuis une semaine. La lapine est maintenue dans un environnement adapté (grande cage, longues périodes de liberté dans une pièce spécialement aménagée, litière appropriée, température et humidité correctes). Elle est nourrie avec du foin de fléole des prés (70 %), des granulés extrudés (30 g par jour) et de la verdure à volonté. Des antécédents médicaux de malocclusion dentaire sont rapportés.

Lors de la première présentation, la lapine semble en bonne santé. Elle est laissée libre dans la salle de consultation pour observer ses mouvements. Elle n’est pas réticente à se déplacer ni intolérante à l’effort. Elle présente une boiterie permanente avec appui du membre antérieur gauche, mais est encore capable de sauter. Selon la propriétaire, la lapine continue de consommer des cæcotrophes, de se toiletter et la position qu’elle adopte lors des mictions est normale.

À l’examen clinique initial, la lapine présente une déformation du coude gauche. Une masse sur la face interne et caudale est observée. Elle mesure environ 4 cm de diamètre et semble avoir un contenu liquidien. La palpation de la masse, du coude et du membre n’est que modérément douloureuse. Sa portion caudale apparaît très épaissie et indurée. L’amplitude de mouvement n’est pas réduite, il n’y a pas de crépitement ni d’instabilité articulaire. La masse ne produit pas de chaleur anormale. Le reste de l’examen physique ne montre pas d’autres anomalies.

2. Hypothèses diagnostiques

À ce stade de la consultation, le diagnostic différentiel de boiterie et de gonflement articulaire comprend l’arthrite, l’arthrite septique avec abcès, la luxation articulaire, la fracture par déchirure ligamentaire, une maladie ostéochondrale (dont la fracture), une maladie dégénérative des articulations et une tumeur.

3. Examens complémentaires

Les radiographies du membre mettent en évidence une légère diminution de la densité osseuse de l’olécrane (photo 1). Celles du reste du corps ne révèlent pas d’anomalie. Les résultats des analyses hématologiques et biochimiques sont compris dans les valeurs usuelles. D’autres examens (tomodensitométrie et échographie abdominale), en vue d’un bilan d’extension, sont refusés par les propriétaires pour des raisons financières. Cependant, l’exérèse de la masse est acceptée dans un but diagnostique (exploration et analyse) et curatif, le cas échéant.

4. Traitement probabiliste

Phase préopératoire

La lapine reçoit un traitement à base de méloxicam administré à la dose de 1 mg/ kg par voie sous-cutanée (Metacam solution injectable). Les soins préopératoires comprennent l’administration par voie sous-cutanée de 0,03 mg/kg de buprénorphine (Buprecare), de 1 mg/kg de méloxicam (Metacam) et de 20 mg/kg de triméthoprime sulfadoxine (Borgal 24 %), et celle de 1 mg/kg de midazolam (Midazolam) par voie intramusculaire. L’utilisation d’antibiotiques préopératoires est décidée en raison d’une suspicion d’arthrite septique. L’anesthésie générale est induite par un mélange gazeux de 3,5 % d’isoflurane (Vetflurane) dans de l’oxygène à 100 %, délivré dans une cuve à induction, et maintenue par un dispositif supraglottique (V-Gel lapin) avec une combinaison de 2,5 % d’isoflurane dans de l’oxygène à 100 %. La lapine est placée en décubitus latéral.

Intervention

Le membre est préparé de manière aseptique pour l’intervention. Après la tonte, un gonflement important de l’articulation du coude est observé, principalement sur sa surface interne et caudale, d’une coloration foncée (photo 2). Après une incision cutanée et une dissection mousse, une structure dure et régulière est mise en évidence, semblant correspondre à la capsule articulaire. Une arthrectomie partielle est réalisée et la capsule articulaire visuellement anormale est excisée (photo 3). Un écouvillon du liquide synovial, qui n’est pas trouble, est effectué et une biopsie de la capsule articulaire excisée dans sa portion la plus épaisse est pratiquée pour des analyses bactériologiques et fongiques. Le reste du tissu excisé est destiné à une analyse histologique. La cavité articulaire est rincée à l’aide d’une solution saline stérile. L’articulation et la peau sont suturées avec un monofilament résorbable de polygalactine 3.0 (Vicryl).

Phase postopératoire immédiate

Les soins postopératoires consistent en l’injection sous-cutanée de 0,03 mg/kg de buprénorphine trois fois par jour pendant deux jours, et de 1 mg/kg de méloxicam une fois par jour pendant cinq jours. Une antibiothérapie, reposant sur l’administration de 20 mg/kg de triméthoprime sulfadoxine par voie sous-cutanée deux fois par jour, est mise en place en attendant les résultats de l’analyse bactériologique. La lapine est rendue à ses propriétaires le cinquième jour.

Suivi

La période postopératoire se déroule sans incident, et la boiterie disparaît en une semaine. La lapine reçoit un traitement anti-inflammatoire durant deux semaines à base de méloxicam à la dose de 1 mg/kg par voie orale quotidiennement (Metacam solution buvable). Une activité restreinte est recommandée durant deux semaines. Des suivis sont effectués deux et quatre semaines après l’intervention chirurgicale. La déformation du coude a disparu (photo 4) et l’examen clinique est satisfaisant, la lapine ne manifestant plus de boiterie. La manipulation du membre n’induit aucune douleur. Les cultures bactériologiques (aérobies et anaérobies) et fongiques sont négatives. L’antibiothérapie est interrompue à la vue de ces résultats.

5. Diagnostic définitif

L’analyse histopathologique permet de conclure à une tumeur de haut grade dont la morphologie et la localisation orientent principalement vers un sarcome synovial (encadré).

Une analyse immunohistochimique et un bilan d’extension associant un scanner et une échographie abdominale sont proposés, mais refusés en raison de l’âge de l’animal et du coût de ces examens.

6. Évolution

La masse est réapparue cinq mois après l’intervention. La lapine est morte naturellement huit mois après la présentation initiale, à l’âge de 13 ans. En dépit d’un bon état général, elle a présenté une boiterie au cours des dernières semaines. Le traitement anti-inflammatoire a été repris pendant cette période.

DISCUSSION

1. Épidémiologie

L’adénocarcinome et le lymphome utérins sont les tumeurs les plus fréquemment rapportées chez les lapins de compagnie [13, 33]. Les tumeurs du système musculosquelettique sont rares, à l’exception des ostéosarcomes [9, 17].

Les sarcomes sont des tumeurs malignes néoplasiques qui apparaissent généralement dans les tissus d’origine mésenchymateuse. Les sarcomes synoviaux, d’origine inconnue, sont décrits occasionnellement chez le chien, le cheval et les bovins [3, 6, 7, 11, 12, 23, 24, 30, 31]. Un seul cas est publié chez un chat, un loup à crinière (Chrysocyon brachyurus) et un cacatoès à crête soufrée (Cacatua galerita) [5, 28, 32]. Deux cas sont signalés chez le furet (Mustela putorius furo) : le premier concerne un furet de laboratoire, le second une furette de compagnie de 5 ans présentée pour une boiterie sans appui du membre antérieur droit [8, 19]. Chez la furette, la radiographie a montré une fracture pathologique et une très importante altération structurelle du coude. Une amputation a été entreprise et l’analyse histologique a permis de diagnostiquer un sarcome synovial [8]. Cette tumeur n’a pas encore été signalée chez le lapin.

2. Tableau clinique

Les sarcomes synoviaux ont une agressivité locale importante et les métastases sont fréquentes [3, 6, 8, 11, 12, 19, 24, 31]. Dans le cas présenté, seules une boiterie avec appui et une déformation du coude ont été observées. La lapine n’a montré aucune douleur ou gêne significative en fin de vie. La tumeur a progressé lentement et n’a pas semblé agressive localement. En raison de l’absence de douleur ou d’inconfort significatif et de l’âge du lapin, l’amputation n’a pas été retenue. Aucune métastase n’a été détectée lors des examens cliniques et radiographiques, même si cela ne peut être certifié en raison de l’absence de bilan d’extension (scanner).

3. Diagnostic

Les tumeurs impliquant le système musculosquelettique sont rares chez le lapin, à l’exception des ostéosarcomes [1, 9, 14, 16, 17, 21, 26, 27, 35-38]. Les autres types de tumeurs touchant l’appareil locomoteur comprennent l’ostéochondrome, l’adamantinome, l’améloblastome acanthomateux, le fibrome, le fibrosarcome, le sarcome, le sarcome à cellules fusiformes, le sarcome à cellules rondes, le léiomyome, le léiomyosarcome, le mésothéliome, la tumeur de la gaine nerveuse périphérique, le myxome de la capsule articulaire, le lipome et le liposarcome [2, 8, 13, 18, 20, 29, 33, 34]. L’immunohistochimie aurait été intéressante pour caractériser la tumeur dans notre cas. Le lapin et la souris sont utilisés comme modèles expérimentaux pour les sarcomes synoviaux humains, mais la tumeur est dans ce cas induite chimiquement [15, 25].

La douleur modérée, l’absence de chaleur au niveau de la masse et de signes généraux, et le résultat de la numération formule sanguine rendaient l’hypothèse d’une arthrite septique peu probable. Cela a été confirmé par l’aspect normal du liquide synovial de la lapine et les résultats négatifs de la culture bactérienne [4, 22]. Le diagnostic différentiel face à une boiterie et à un gonflement des articulations comprend une arthrite, une arthrite septique avec abcès, une luxation articulaire, une fracture par déchirure ligamentaire, une lésion ostéochondrale (dont la fracture), une maladie dégénérative articulaire et une tumeur [4, 9, 22].

4. Thérapeutique

L’amputation du membre atteint est le traitement de choix chez le chien, le chat et le furet [3, 6, 8, 11, 12, 19, 24, 31]. Elle n’a pas été retenue dans notre cas en raison de l’absence de douleur ou d’inconfort significatif et de l’âge du lapin. Elle peut néanmoins être envisagée au cas par cas, lors de gêne importante ou de douleur ne répondant pas aux antalgiques, en fonction de l’animal (âge, état d’embonpoint, maladies de l’appareil locomoteur préexistantes, etc.) et de la balance bénéfices/risques. La gestion de la douleur chez le lapin de compagnie repose selon les cas sur l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, de morphiniques, de tramadol ou de morphine. Nous n’avons pas eu recours à ces molécules à long terme en l’absence de douleur apparente. Des protocoles de chimiothérapie sont proposés chez le chien lors de synoviosarcome. Ils n’ont pas été envisagés dans notre cas.

Lors de troubles locomoteurs chez le lapin, une adaptation de l’environnement par les propriétaires est à recommander : bannir la cage à étages, aménager une surface non glissante, pratiquer une ouverture dans le bac en plastique de la cage pour faciliter les sorties sans saut, privilégier le maintien du lapin dans un parc, etc. Une surveillance du poids est aussi importante en raison des effets néfastes de l’embonpoint lors de troubles locomoteurs.

CONCLUSION

Ce cas est le premier sarcome synovial décrit chez un lapin de compagnie. Plus généralement, les tumeurs doivent faire partie du diagnostic différentiel en cas de déformation articulaire chez cette espèce. En l’absence de contre-indications, une amputation précoce doit être envisagée.

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Conflit d’intérêts : Aucun

Points clés

• Chez une lapine de 12 ans présentant une boiterie avec déformation d’un coude, un synoviosarcome est diagnostiqué et traité par une arthrectomie partielle.

• Le synoviosarcome est une tumeur articulaire rarissime, d’origine inconnue et encore jamais décrite chez le lapin.

• Les sarcomes synoviaux possèdent une agressivité locale importante et les métastases sont fréquentes.

• En l’absence de contre-indications, une amputation précoce est le traitement de choix.

Encadré : OBSERVATIONS LORS DE L’ANALYSE HISTOPATHOLOGIQUE

Le prélèvement examiné (photo 5) est composé d’une large masse non encapsulée, mal délimitée, constituée d’une prolifération compacte ou papillaire de cellules fusiformes et de cellules rondes reposant sur une grande quantité de stroma collagénique ou fibrillaire bien vascularisé. Les cellules fusiformes ont un cytoplasme éosinophile fibrillaire peu abondant, à limites cellulaires peu distinctes. Le noyau est ovale à chromatine fine. Les cellules rondes forment des plages denses et bordent fréquemment les projections papillaires. Elles sont de grande taille, à cytoplasme éosinophile abondant et à noyau rond central fortement nucléolé. Les mitoses sont en nombre important (quatre par champ au grossissement × 40), l’anisocytose et l’anisocaryose sont marquées dans les zones densément cellulaires. Le stroma contient des lymphocytes, des plasmocytes et de rares polynucléaires hétérophiles disséminés. Des amas de macrophages hémosidérophages sont également notés. Le processus s’étend aux marges du prélèvement soumis à l’analyse.

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