Le Point Vétérinaire n° 422 du 01/10/2021

ANESTHÉSIE

Article de synthèse

Amandine Emond*, Gwenola Touzot-Jourde**


*Unité de chirurgie-anesthésie
Oniris
101, route de Gachet
44300 Nantes

L’isoflurane présente un risque pour la santé, proportionnel à l’intensité et à la durée d’exposition. Il est donc nécessaire d’optimiser ses conditions d’utilisation, notamment en appliquant les bonnes pratiques anesthésiques(1).

Résumé

L’anesthésie volatile avec l’isoflurane est une source de pollution, notamment de l’environnement de travail, avec des répercussions potentielles sur la santé difficiles à distinguer de celles des autres polluants auxquels les praticiens et les auxiliaires vétérinaires sont exposés. C’est aussi un gaz à effet de serre à l’impact plus de mille fois supérieur à celui du dioxyde de carbone. Un usage raisonné, en appliquant les bonnes pratiques d’utilisation de l’anesthésie et de son équipement, permet de limiter l’exposition humaine lors de son emploi pour l’anesthésie des animaux.

Summary

ISOFLURANE IN VETERINARY MEDICINE: RISKS TO HUMAN HEALTH AND ENVIRONMENTAL IMPACT

Volatile anesthesia is a source of pollution. Isoflurane inhalation by users in veterinary practice carries a health risk that is not easy to differentiate from effects of other sources of pollution. On a larger scale, it contributes to the greenhouse effect, having a potency greater than a thousand times more than carbon dioxide. Good practice of anesthesia management and anesthetic equipement care limit human exposure in veterinary practice and diminish the environmental impact.

Key words

VOLATILE ANESTHESIA, GOOD PRACTICES, POLLUTION, ENVIRONMENT, GREENHOUSE GAS
L’anesthésie générale est indispensable en médecine vétérinaire : elle permet d’opérer dans de bonnes conditions, de réaliser certains examens complémentaires ou d’examiner des animaux agressifs ou dangereux. Elle est composée de plusieurs phases (la prémédication, l’induction, l’entretien et le réveil) et les modalités de l’entretien peuvent différer. Ainsi, l’anesthésie est qualifiée d’injectable lors de l’administration par les voies intraveineuse et intramusculaire principalement, et volatile quand l’entretien est réalisé par l’inhalation de vapeurs anesthésiques. Selon une enquête de 2014 réalisée en France auprès ...

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