Le Point Vétérinaire n° 418 du 01/06/2021

LA FIN DE VIE EN PRATIQUE VÉTÉRINAIRE

Dossier

Denise Remy

professeur agrégé de technique et pathologie
chirurgicalesprofesseur d’éthique
VetAgro Sup
1, avenue Bourgelat
69280 Marcy-L’Étoile

Le terme d’acharnement reste encore l’expression des malades, de leurs proches et de la plupart des soignants. C’est pourtant le terme d’obstination déraisonnable qui est retenu dans tous les écrits officiels et qui devrait, logiquement, être usité.

Résumé

En médecine humaine, l’obstination déraisonnable est interdite depuis 1995 (déontologie médicale). Depuis les années 2000, trois lois successives ont été promulguées pour protéger les droits des malades. La prohibition de l’obstination déraisonnable est réitérée, en particulier dans les deux dernières lois (Leonetti 2005 et Claeys-Leonetti 2016). Différents dispositifs sont déployés afin que les souhaits de chaque patient en matière d’arrêt ou de limitation du traitement puissent être respectés.

Summary

THE CONCEPT OF FUTILE MEDICAL CARE OR UNREASONABLE OBSTINACY IN HUMAN MEDICINE

In human medicine, overtreatment has been forbidden since 1995 (Code of Conduct). Since the 2000s, three successive laws have been passed in order to protect patients’ rights. The prohibition of overtreatment is well stated, especially in the last two laws (Leonetti 2005 and Claeys-Leonetti 2016). Different solutions are implemented in order for each patient’s will to be respected as regards forgoing or withdrawing treatment.

Key words

UNREASONABLE OBSTINACY, OVERTREATMENT, PATIENTS’ RIGHTS, END OF LIFE
L’acharnement thérapeutique est un terme empreint d’une forte connotation négative et évoque dans l’imaginaire collectif des situations tragiques que chacun, intuitivement, condamne. Cette fiche présente le concept, son contexte et la législation afférente en médecine humaine. ORIGINE DU CONCEPT Hippocrate, né en 460 avant Jésus-Christ et père de la médecine clinique, fustigeait déjà l’acharnement thérapeutique : il faut « délivrer complètement les malades de leurs souffrances ou émousser la violence des maladies et ne pas traiter les malades qui sont vaincus par la maladie ». ...

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