LA FIN DE VIE EN PRATIQUE VÉTÉRINAIRE - Le Point Vétérinaire n° 418 du 01/06/2021
Le Point Vétérinaire n° 418 du 01/06/2021

FICHE DE SYNTHÈSE

Dossier

ABORDER LA FIN DE VIE DE L’ANIMAL EN PRÉSENCE DES ENFANTS DE LA FAMILLE

Anaïs Caux et coll.

→ La perception de la mort dépend principalement, mais pas uniquement, de l’âge de l’enfant.

→ Les manifestations émotionnelles et comportementales de deuil varient selon les enfants. La participation à la prise de décision et à la préparation de l’euthanasie peuvent être riches d’enseignement pour eux.

→ Une communication loyale, avec une sémantique adaptée à la compréhension de l’enfant, lui permet d’anticiper et de vivre la fin de vie de son animal le plus sereinement possible.

→ L’utilisation d’outils tels que des livres d’activité ou des bandes dessinées sont des médias utiles pour communiquer avec les enfants.

→ Pour les soignants vétérinaires, ces consultations ont un fort impact émotionnel, que la préparation, une bonne gestion du temps et la verbalisation du vécu au sein d’une équipe bienveillante peuvent contrebalancer.

L’EUTHANASIE DES NOUVEAUX ANIMAUX DE COMPAGNIE

Christophe Bulliot et coll.

→ L’euthanasie d’une espèce parmi les nouveaux animaux de compagnie (NAC) est un acte qui doit être pratiqué avec professionnalisme, respect pour l’animal et compassion pour ses propriétaires, de la même façon que pour un carnivore domestique.

→ La sélection d’une méthode d’induction générant un minimum de stress et de manipulations est importante pour ces espèces sensibles. La mise en place d’une voie veineuse n’est pas systématique, surtout si elle implique une contention stressante.

→ Chez les oiseaux de basse-cour, une phase de convulsions toniques peut être observée lors de l’injection du produit euthanasiant, surtout si l’anesthésie n’est pas suffisamment profonde.

→ L’euthanasie des reptiles est parfois plus complexe en raison des particularités anatomiques et physiologiques de ces espèces. Une méthode physique de destruction cérébrale doit être mise en œuvre. La restitution éventuelle du corps au propriétaire ne peut intervenir que 12 à 24 heures après l’acte d’euthanasie.

ÉTUDE SUR L’ACHARNEMENT THÉRAPEUTIQUE EN MÉDECINE VÉTÉRINAIRE EN FRANCE

Denise Remy

→ L’acharnement thérapeutique n’est jamais bénéfique, ni pour l’animal, ni pour le propriétaire.

→ La qualité de vie de l’animal doit être le principal critère d’appréciation.

→ La coopération de l’animal aux soins et ses facultés d’adaptation sont aussi à prendre en considération.

→ La mise en œuvre d’un traitement contraignant, lourd, avec des répercussions temporaires importantes sur la qualité de vie, mais efficace, n’entre pas dans le cadre de l’acharnement thérapeutique selon les vétérinaires interrogés.

→ Le propriétaire et son contexte familial sont des éléments fondamentaux de la décision d’euthanasie.

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