SYNDROME OBSTRUCTIF RESPIRATOIRE DES RACES BRACHYCÉPHALES - Le Point Vétérinaire n° 416 du 01/04/2021
Le Point Vétérinaire n° 416 du 01/04/2021

FICHE DE SYNTHÈSE

Dossier

PARTICULARITÉS ANATOMIQUES ET PHYSIOPATHOLOGIQUES DU SORB

Niels Gomez et coll.

→ Les chiens de races brachycéphales possèdent des particularités anatomiques congénitales qui contribuent à l’installation d’un syndrome de détresse respiratoire.

→ Ces anomalies congénitales incluent la sténose des cavités nasales, une conformation aberrante des cornets nasaux, une macroglossie, l’élongation et l’épaississement du palais mou, une hypoplasie laryngée et/ou trachéale.

→ Elles sont à l’origine de lésions secondaires telles qu’un œdème des muqueuses nasales et laryngées, un collapsus nasopharyngé, laryngé ou trachéal. La rétroflexion de l’épiglotte et l’éversion des amygdales y sont parfois associées.

→ La majeure partie de la résistance au passage de l’air concerne la sphère nasale (sténose des narines et malformation des cornets nasaux).

→ Toutes ces anomalies contribuent à une détérioration des capacités de thermorégulation et à l’apparition de signes digestifs.

TABLEAU CLINIQUE, SYMPTOMATOLOGIE ET DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE DU SORB

Antinéa Ceccaldi-Delorme et coll.

→ La race du chien doit être un élément de suspicion d’un syndrome obstructif respiratoire des races brachycéphales (SORB). Les signes respiratoires, plus ou moins sévères et exacerbés par l’exercice ou l’arrivée des températures chaudes, vont jusqu’à la cyanose des muqueuses et aux syncopes.

→ L’examen clinique doit s’adapter à l’état de l’animal et être le moins stressant possible.

→ L’endoscopie respiratoire haute occupe une place de choix dans le bilan lésionnel, à côté de la radiographie thoracique et de l’imagerie en coupe. L’examen endoscopique permet d’établir le diagnostic définitif et précède souvent l’intubation trachéale et la chirurgie correctrice.

→ Le palais mou, généralement oedématié, présente un aspect allongé, masquant, voire chevauchant l’épiglotte. Un collapsus laryngé est à rechercher car il est souvent observé.

DÉMARCHE THÉRAPEUTIQUE FACE AU SORB

Thomas Rousseau et coll.

→ La prise en charge chirurgicale du syndrome obstructif respiratoire des races brachycéphales (SORB) permet un soulagement très significatif.

→ Le traitement des principales lésions comporte la correction de la sténose des narines et une palatoplastie. Lors d’éversion des ventricules laryngés, une ventriculectomie est réalisée afin de libérer l’espace laryngé, mais son efficacité reste incertaine.

→ Dans la plupart des cas, la résolution des signes digestifs suit l’amélioration des signes respiratoires après la correction chirurgicale des principales entités du SORB.

→ L’échec des traitements chirurgicaux résulte souvent d’une prise en charge trop tardive et/ou d’une résection insuffisante des tissus nasaux et palatins.

→ La surveillance postopératoire des animaux relève de véritables soins intensifs.

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