L’AUDIT GLOBAL DE TROUPEAU LAITIER EN PRATIQUE RURALE - Le Point Vétérinaire n° 409 du 01/09/2020
Le Point Vétérinaire n° 409 du 01/09/2020

MÉTHODOLOGIE

Article original

Auteur(s) : Gilles Le Sobre*, Tiphaine Didry**, Hélène Baudoux***

Fonctions :
*Groupe de médecine
des populations, VetAgro Sup,
1, avenue Bourgelat
69280 Marcy-L’Étoile
**Groupement de défense sanitaire
du Rhône (GDS 69)
18, avenue des Monts d’Or
69890 La Tour-de-Salvagny
***Groupement de défense sanitaire
du Rhône (GDS 69)
18, avenue des Monts d’Or
69890 La Tour-de-Salvagny

L’audit global de troupeau constitue un service de plus en plus plébiscité par les vétérinaires en pratique rurale. Les jeunes installés peuvent utilement le proposer aux éleveurs.

L’audit global de troupeau peut être proposé à l’éleveur soit à l’occasion du bilan sanitaire d’élevage (BSE) lorsque les critères d’alerte sont dépassés, soit à l’entrée d’un élevage en suivi mensuel, soit lors de maladie émergente, éventuellement avec le Groupement de défense sanitaire (GDS) pour les “caisses coup dur”.

À Lyon, ces audits sont réalisés au sein de la clientèle de l’Unité clinique rurale de l’Arbresle (Ucra) de VetAgro Sup, ou en référé sur l’appel de vétérinaires libéraux ou des GDS des régions avoisinantes en cas de pertes élevées en élevage, ou encore en partenariat avec le GDS du Rhône (GDS 69) dans le cadre des audits “jeunes installés” et des “caisses coup dur”, pour la formation des étudiants en pratique rurale de 5e année.

Pour ces audits, une fiche technique, sur le modèle du “trépied d’observations” développé par le Groupe de médecine des populations de VetAgro Sup, est remise aux étudiants pour :

• la préparation de la visite (analyse des documents : hypothèses diagnostiques et questions à poser) ;

• la réalisation de l’audit (observations des animaux, des bâtiments, etc.) et la gestion par l’éleveur ;

• la rédaction du compte rendu (une page de résumé et l’audit complet).

L’objectif de cet article est d’aider les jeunes vétérinaires à mettre en œuvre ce service pour les éleveurs, si possible en collaboration avec les organisations professionnelles agricoles (OPA), les GDS, les techniciens du contrôle laitier (CL), les nutritionnistes, les centres d’insémination artificielle (CIA), les pareurs, etc. Il détaille le déroulement d’un audit global. L’inventaire de satisfaction de l’éleveur, ainsi qu’un modèle de compte rendu réalisé par des étudiants de 5e année à VetAgro Sup sont en outre disponibles en ligne.

Pour réaliser cet audit, le matériel nécessaire comprend un support plastique, du papier protégé de la pluie, des crayons, une enquête de satisfaction destinée à l’éleveur, un seau de pédiluve, un thermomètre pour les litières et les silos, un télémètre, un tamis et une balance, et enfin un téléphone (pour la prise de photos et l’enregistrement sonore).

ANALYSE DES DOCUMENTS ET QUESTIONS À L’ÉLEVEUR

Rédaction comprise, cette partie est à réaliser en une heure au maximum. Le compte rendu d’analyse des documents comporte une introduction (encadré), indiquant les objectifs de l’audit et la méthode HACCP appliquée. Il fait également référence à la région et aux éléments géoclimatiques (altitude, cuvette, rose des vents, disposition des élevages aux alentours). Une photo satellite (issue de Google Maps) est appréciable, de même qu’un tableau reprenant les conclusions, avec d’un côté les points positifs et de l’autre les aspects négatifs.

1. Bilan sanitaire vétérinaire

Il s’agit de décrire les affections dominantes, ainsi que les différents traitements préventifs, vaccinaux et antiparasitaires. Cette partie mentionne également les réformes et les mortalités, en précisant l’âge et les causes.

2. Bilan sanitaire du GDS

Sont indiqués ici les statuts sanitaires vis-à-vis de la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR), de la maladie des muqueuses (BVD), etc. Les mouvements d’animaux (pensions, introductions, etc.) sont aussi signalés dans cette partie.

3. Bilan technique du troupeau laitier (BTTL) annuel

Cette partie détaille les données de la production laitière, reposant sur les résultats du contrôle laitier (CL) ou de la laiterie : quantité de lait produite, taux butyreux (TB), protéiques (TP) et cellulaires (TC). Elle indique également la répartition des vêlages, ainsi que les taux d’urée issus du contrôle laitier ou du tank (via CL ou Sigal).

4. Bilan de reproduction

Les données sont issues du CIA ou du Mil’klic 69, dans le cas où les inséminations artificielles sont réalisées par l’éleveur ou qu’un taureau est présent. Ce bilan doit distinguer les vaches laitières (VL) des génisses (L0) et indiquer le pourcentage et l’âge au vêlage.

5. Étude de la ration

Il s’agit de décrire la ration et le bilan fourrager (stocks), en se fondant sur les résultats d’analyse de la ration et sur les étiquettes.

6. Autres documents

Les données issues du bilan Opti’traite, le bilan de santé de la mamelle (efficacité du tarissement), les contrôles cellulaires individuels (CCI) mensuels, etc., fournissent aussi des informations utiles.

AUDIT DE L’EXPLOITATION

Cette partie doit être réalisée en deux heures au maximum. Elle se conclut par un rapport, comprenant un tableau de synthèse qui indique en vert les points positifs, en orange les points “passables”, et en rouge les points à améliorer.

1. Enquête de satisfaction de l’éleveur

L’enquête de satisfaction repose sur un questionnaire écrit visant à définir les objectifs, ainsi que trois problèmes considérés comme prioritaires par l’éleveur. Elle doit être menée en premier, par l’éleveur seul. Ce questionnaire est complété en moins de cinq minutes.

2. Présentation de l’élevage par l’éleveur

Le vétérinaire interroge l’éleveur oralement. Dans l’idéal, la conversation est enregistrée.

Gestion du troupeau

L’éleveur fournit les données suivantes :

• le nombre d’animaux (d’après le BSE) et le chargement à l’hectare (ha) ;

• le quota ;

• les types de production de l’élevage (lait, viande, ovins, caprins, transformation, etc.) ;

• la surface agricole utile (SAU) et les surfaces détaillées par type de production. Cette partie renseigne également sur la situation des parcelles par rapport à l’exploitation (VL/taries + L0) et sur l’existence d’un voisinage à risque ;

• le contrôle laitier : fréquence, modalités (matin et soir ?), présence d’un appui technique, nom du technicien ;

• le nombre d’unités de travailleur homme (UTH) et de trayeurs (en semaine et le week-end), la liste des personnes en charge du troupeau.

Gestion de l’alimentation

L’éleveur apporte des précisions sur l’alimentation et les modalités de sa distribution :

• le type d’aliment distribué après la mise à l’herbe (en indiquant sa date) ;

• la méthode de transition au tarissement ;

• la composition de la ration d’hiver ;

• la base actuelle (date analyse/fermeture) : utilisation d’une mélangeuse, nombre de distributions par jour, de refus, de repousses, présence d’un distributeur automatique de concentré (DAC) et nombre de repas, présence d’un robot, etc. ;

• la description de la ration de transition préparatoire au vêlage (complément minéral et vitaminique, oligo-éléments, antiparasitaires internes) et durée de distribution.

Gestion de la reproduction

Les questions auxquelles l’éleveur doit répondre concernent :

• la répartition des vêlages ;

• la détection des chaleurs (qui et comment) ;

• les méthodes de reproduction : quel pourcentage d’insémination par le taureau versus l’insémination artificielle, nombre d’IA sexées, de transplantations embryonnaires réalisées en indiquant le nombre de donneuses et de receveuses, poids de mise à la reproduction des génisses.

Gestion de la traite

L’éleveur détaille les modalités de la traite, en particulier (photos 1 à 3) :

• l’existence d’une salle de traite : nombre de postes, système de décrochage, nature des manchons (caoutchouc 2 500 traites, silicone 5 000 traites) et fréquence de leur changement ;

• l’utilisation de griffes supplémentaires pour les vaches infectées, en traitement ou en phase colostrale (existence d’un protocole de séparation des animaux infectés, de désinfection des griffes, etc.) ;

• la réalisation d’un bilan Certi’traite : précisions sur l’âge de la machine à traire, sa marque, la fréquence de révision. La date du dernier contrôle Opti’traite doit également être renseignée et, le cas échéant, la réalisation effective des travaux préconisés ;

• la pratique du post-trempage, la fermeture des cornadis avant la traite, l’accès à l’aire de couchage ; la mise en place d’un programme de vaccination contre les mammites.

Gestion des vaches taries et des génisses en préparation

Plusieurs points doivent être précisés par l’éleveur :

• l’isolement des vaches en lactation (gestion de l’alimentation, exposition au bruit de la machine à traire) ;

• les conditions de logement au cours de l’année (été/hiver) : précisions sur le type de bâtiment, la surface allouée, le nombre de cornadis, ainsi que la pro­preté des installations ;

• les traitements antiparasitaires effectués, notamment au tarissement.

Gestion du prétroupeau

Cette partie doit distinguer les différentes catégories d’âge. Ainsi, pour les veaux, l’éleveur détaille le type d’alimentation (présence d’un distributeur auto­matique de lait), l’âge au sevrage, la réalisation de traitements anticoccidiens et de vaccinations. Pour les animaux en première année de pâture, la date de mise à l’herbe est indiquée. En deuxième année de pâture, l’éleveur indique les traitements antiparasitaires effec­tués (avec durée d’action), le poids et l’âge de mise à la reproduction, ainsi que les traitements antiparasitaires de rentrée.

Gestion de la biosécurité/prévention

L’existence d’un carnet sanitaire doit être notée, ainsi que celle d’un BSE et d’un protocole de soins. L’éleveur fournit aussi des renseignements sur la présence d’un pédiluve, d’un local d’introduction et d’une infirmerie. Le protocole de parage préventif doit être indiqué (fréquence, personne en charge, etc.).

OBSERVATIONS DANS L’ÉLEVAGE

1• Les bâtiments

Pour cette partie, la réalisation d’un plan est fortement recommandée ; il permet de proposer facilement des améliorations le cas échéant.

Plusieurs points sont à examiner :

• le type de stabulations, ainsi que la date de construction, l’orientation et le sens des vents dominants, la mise aux normes éventuellement effectuée, notamment pour la fosse à lisier ;

• le domicile de l’éleveur, sur l’exploitation ou à distance (indiquer dans ce cas cette distance), l’âge des associés et la nature de leurs autres activités (mairie, syndicat, coopérative d’utilisation de matériel agricole) ;

• la nature de la stabulation : libre ou entravée, ouverte ou fermée (présence d’une faitière, dimension), bipente ou monopente (isolation et ventilation) ;

• la détection d’éventuelles odeurs, de traces d’humidité, de sol glissant, d’impression de froid ;

• l’aspect de l’aire de raclage : sol glissant, système de raclage utilisé (rabot automatique, tracteur, caillebottis, etc.) et fréquence ;

• la surface de l’aire d’exercice extérieure : préciser les mesures au sol en pas et en hauteur au télémètre ;

• la surface de l’aire paillée, la quantité de paille utilisée, la fréquence de curage/paillage, la température de la litière, sa propreté ;

• la présence d’une fosse à lisier, d’un méthaniseur ;

• le nombre de logettes ;

• le nombre de places au cornadis et la possibilité d’une aire d’alimentation couverte ;

• le nombre d’abreuvoirs, leur type, leur longueur et l’origine de l’eau (réseau ou puits). Le vétérinaire estime leur qualité visuellement (propreté, hauteur, emplacement) ;

• le type d’abreuvement au pré ;

• l’existence d’une case de vêlage et d’un local d’infirmerie.

2• Le troupeau

Vaches en lactation et primipares

Si plusieurs races bovines sont présentes, l’observation doit en tenir compte (répartition des remarques selon les différentes races).

Le vétérinaire doit noter ici :

• l’état des animaux (déterminé par l’examen d’au moins 25 % du troupeau) : note d’état corporel (NEC), score de remplissage du rumen (RR), fréquence des bouses (FB), consistance des bouses (CB), aspect des pieds, propreté. Ces éléments concernent les vaches en début, au pic et en fin de lactation, ainsi que les vaches taries. Pour cela, la liste des animaux doit être envoyée avant l’audit, afin d’effectuer un tri au préalable. Un graphique peut accompagner cette partie (figure) ;

• le comportement des animaux : occupation des logettes, dominances, motricité. La réalisation d’une séquence vidéo peut se révéler utile ;

• la quantité d’aliment dans l’auge au moment de la visite, sa qualité (tamisage de la ration). Des photos sont souhaitables ;

• l’évaluation de la qualité des silos, à réaliser de loin, puis de près. Le vétérinaire note notamment la conservation, le tassage, la température, la quantité de matière sèche, la qualité de hachage, le stade du maïs utilisé, etc.

Vaches taries et génisses

Le vétérinaire indique ici la conduite de la préparation au vêlage des vaches taries et des génisses : logement (type, surface, nombre de cornadis), propreté, quantité et qualité de l’alimentation de transition.

Veaux et génisses d’élevage

Le logement (type, surface, nombre de cornadis), ainsi que la propreté des installations, la quantité et la qualité de l’alimentation sont détaillés.

POUR EN SAVOIR PLUS

  • 1. Alves de Oliveira L, Arcangioli MA, Mounier L et coll. Apporter de la valeur ajoutée au suivi de reproduction. Point Vét. 2008;(289):47-52.
  • 2. Arcangioli MA, Mounier L, Alves de Oliveira L et coll. Approche méthodologique de la visite d’élevage. Point Vét. 2009;40:9-14.
  • 3. Bedouet J. La visite de reproduction en élevage laitier. Bulletin des GTV. 1994;5B (489):109-129.
  • 4. Brand A, Noordhuizen J, Schukken YH. Herd health and production management in dairy practice. Wageningen Academic Publishers. 2001:347p.
  • 5. Brouillet P. Logement et environnement des vaches laitières et qualité du lait. Bulletin des GTV. 1990;4B (357):13-35.
  • 6. De Kruif A, Mansfeld R, Hoedemaker M. Suivi vétérinaire de troupeaux de vaches laitières. Enke éditeurs, 2e édition, Stuttgart, 2007.
  • 7. Mounier L, Arcangioli MA, Alves de Oliveira L et coll. Analyse des boiteries en élevage bovin laitier. Point Vét. 2009;40:39-44.
  • 8. Noordhuizen J, Cannas da Silva J. Entraîner et supporter les élevages laitiers avec l’HACCP. Point Vét. 2008;39 (282):29-32.
  • 9. Otz P et coll. Démarche structurée pour l’analyse de troubles de la reproduction dans un troupeau bovin laitier. Point Vét. 2010;311:48-55.
  • 10. Unceia. État corporel des vaches laitières. Repro guide, groupe fertilité femelle. 2010;(fiche III, 6):2p.

Conflit d’intérêts :

Aucun

RÉALISATION DU COMPTE RENDU

Le compte rendu est réalisé en une heure au maximum. Il doit être succinct, mais complet (au minimum cinq pages). Il est destiné au vétérinaire (archivage), ainsi qu’à l’éleveur et aux organisations professionnelles agricoles. Les conclusions (une page au maximum) doivent apparaître au début du compte rendu, qui comporte : une introduction, indiquant les objectifs de l’audit et de l’enquête de satisfaction. Les problèmes priorisés par l’éleveur y sont repris ;

• les observations et les conclusions, avec un tableau reprenant les points positifs et les points à améliorer ;

• les recommandations dans un tableau à trois colonnes : la première indique les soucis de l’éleveur et les causes suspectées, la deuxième comporte les recommandations à courte échéance et la dernière les recommandations à moyen et long termes ;

• la date de la prochaine visite de vérification (sous trois mois) et/ou de suivi (sous six mois) ;

• les remerciements et les contacts. Les indications concernant la durée de réalisation (préparation, audit et rédaction), les kilomètres parcourus et le temps de déplacement doivent être mentionnées.

CONCLUSION

Dans le cadre de la clientèle de l’Ucra, un suivi mensuel global de troupeau est systématiquement proposé/imposé par un contrat de soins. Ce dernier, complément indispensable de l’audit initial permettant de connaître parfaitement la conduite de l’élevage, de prévenir les maladies et de réduire les réformes, de suivre l’augmentation des performances (quantité et qualité du lait), de la reproduction et des revenus des éleveurs, repose principalement sur un suivi de l’état d’entretien, du bien-être (bâtiment et comportement social), de l’alimentation (quantité, qualité, assimilation), de l’abreuvement (quantité et qualité) des animaux. Ce suivi permet d’éviter l’amélioration parfois uniquement transitoire d’un audit seul.

Pour les audits en référé, le suivi est proposé aux vétérinaires de l’élevage, a minima par téléphone après la parution informatique des valorisés. Mais surtout, un second audit de vérification de la réalisation et de l’efficacité des recommandations, quelques mois plus tard, apparaît indispensable. La satisfaction de l’éleveur et l’amélioration des résultats, éventuellement chiffrée, sont systématiquement recherchées.

Un réajustement éventuel - ou des conseils sur d’autres points critiques moins cruciaux identifiés lors de l’audit précédent ou ayant émergé entre-temps - peut alors être recommandé, afin d’améliorer constamment les résultats et la prévention. Cela est particulièrement adapté pour les jeunes installés dont la trésorerie ne permet souvent pas le moindre écart (réalisation des objectifs de production) ou pour éviter de faire de nouveau appel aux fonds des GDS (caisses coup dur).

Il convient d’insister sur la nécessité de ne pas consacrer trop de temps à la réalisation de cet audit (quatre heures au maximum, dont deux en élevage) afin que les étudiants (et les praticiens) rentabilisent le temps passé sur le terrain. Les éleveurs et les animaux ne doivent pas non plus rester bloqués trop longtemps.

L’audit global peut aussi conduire à une proposition d’audit plus spécifique, comme l’audit de bâtiment (pression d’infection, ventilation), de traite (taux cellulaires et mammites), des boiteries (avec comptes rendus de parages), des gastro-entérites néonatales (bilan sanitaire d’élevage), etc. Il permet en outre de résoudre tous les problèmes de maladies multifactorielles via une démarche raisonnée. Des examens complémentaires peuvent également être réalisés pour confirmer/infirmer les observations (corps cétoniques, fumigènes, mesures de pH, de la température des litières et des silos, tamisage des bouses, etc.).

Remerciements

Nous remercions le GDS du Rhône pour sa collaboration à la formation des étudiants vétérinaires, ainsi que le professeur Jos Noordhuizen qui nous a formés et nous apporte régulièrement son expertise pour améliorer nos comptes rendus.

Abonné au Point Vétérinaire, retrouvez votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr