Le point Vétérinaire Rural n° 386 du 01/06/2018

INTOXICATION CHEZ LES BOVINS

Article de synthèse

Caroline Esteves*, Émilie Degryse**


*Clinique vétérinaire de l’Allagnon,
59, av. du Général-de-Gaulle,
15500 Massiac
esteves.karoline@gmail.com

Un surdosage accidentel d’urée entraîne une intoxication dans un troupeau. La mort peut survenir en 3 heures après ingestion, et la rapidité de diagnostic et d’intervention constitue le point clé de la réussite du traitement.

Résumé

→ Au premier jour d’une modification de la ration alimentaire d’un troupeau laitier, l’éleveur constate des tremblements, un décubitus et une hypersalivation chez ses animaux.

Il suspecte immédiatement une intoxication à l’urée et appelle le vétérinaire. L’intérêt de ce cas réside dans les contraintes de gestion d’une intoxication à grande échelle. La mobilisation rapide d’importants moyens humains (une dizaine de personnes) et matériels (solutions de perfusion, utilisation de produits du commerce) va permettre de sauver 37 animaux sur 40, dont 7 sur les 10 dont les symptômes sont très marqués, condamnés de façon certaine sans une intervention précoce.

Summary

Management of urea intoxication in a dairy herd

→ A farmer observed tremors, decubitus and hypersalivation in his animals on the first day of modification of the food ration for a dairy herd. He immediately suspected urea intoxication and called the veterinarian. The interest of this case lies in the constraints involved in management of a large-scale intoxication. The rapid mobilization of important resources in terms of manpower (about ten people) and materials (infusion solutions, commercial products) saved 37 out of 40 animals. This included 7 of the 10 animals whose symptoms are very marked and which would certainly have been condemned without early provision of treatment.

Key words

Poisoning, cattle, urea, flock, ammonia poisoning, non-protein nitrogen
L’intoxication ammoniacale, ou alcalose aiguë, est une affection qui peut se rencontrer chez les bovins, lorsque ceux-ci ont eu accès à des sources d’azote non protéique de manière importante, le plus souvent de l’urée. En fonction des quantités ingérées et de l’effectif concerné, les conséquences peuvent être dramatiques, sur le plan tant médical qu’économique.CAS CLINIQUE 1. Anamnèse et commémoratifs Le cas concerne un troupeau laitier de 40 vaches de races prim’holstein et montbéliarde. Les animaux sont logés dans un bâtiment traditionnel, avec ...

Ce contenu est réservé aux abonnés
au Point Vétérinaire
Déjà abonné ?
Identifiez-vous

Pas encore abonné ?
Profitez vite de nos offres
Le Point Vétérinaire
Le Point Vétérinaire, la revue de formation de référence des vétérinaires.
Abonné au Point Vétérinaire Expert Canin et/ou Expert Rural, retrouvez votre/vos revues(s) dans l'application Le Point Vétérinaire.fr

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK
A ne pas manquer
  • Formation : découvrez les programmes e-learning "Anesthésie : bien se préparer pour bien la gérer" et "L’Epanchement thoracique dans tous ses états"