Boehringer Ingelheim annonce 20 nouveaux lancements d’ici à 2026 - La Semaine Vétérinaire n° 2031 du 26/04/2024
La Semaine Vétérinaire n° 2031 du 26/04/2024

Laboratoire

PHARMACIE

Auteur(s) : Michaella Igoho-Moradel

En 2023, l’entreprise pharmaceutique a enregistré une croissance solide, portée notamment par le lancement de nouveaux traitements.

Lors de sa traditionnelle conférence annuelle, qui s’est tenue le 16 avril dernier, le laboratoire Boehringer Ingelheim a présenté ses résultats pour 2023, qui témoignent de sa bonne santé financière. Le chiffre d’affaires net du groupe a augmenté de 9,7 % pour atteindre 25,6 milliards d’euros. Dans le détail, cette forte croissance est portée par ses activités en santé humaine (+10,3 %) et celles en santé animale (+ 6,9 % pour atteindre 4,7 milliards d’euros). Selon le géant pharmaceutique, ces deux branches ont connu une croissance supérieure à celle de leurs marchés respectifs. Outre ses bénéfices, l’entreprise a insisté sur ses investissements en recherche et développement (R&D) qui ont augmenté de 14,2 % pour atteindre 5,8 milliards d’euros (soit 22,5 % des ventes nettes, toutes activités confondues).

Des produits à succès

Boehringer Ingelheim a su compter sur des produits vedettes, en particulier ceux destinés aux carnivores domestiques. « La croissance a été stimulée par une demande accrue dans l’ensemble de son portefeuille destiné aux animaux de compagnie, incluant les antiparasitaires, les solutions thérapeutiques et les vaccins », détaille le laboratoire. Nexgard, un comprimé à croquer pour lutter contre les puces et les tiques des chiens, médicament phare du laboratoire dans le portefeuille santé animale a connu une forte croissance (+ 17,2 %), tout comme d’autres produits (Frontline + 4,6 % ou encore Purevax + 3,6 %). En 2023, quatre nouveaux médicaments ont aussi été lancés : Senvelgo, pour les chats atteints de diabète de type 2 ; NexGard Plus aux États Unis, pour protéger les chiens des puces, des tiques, de la dirofilariose, des nématodes et des ankylostomes ; NexGard Combo, qui permet de lutter contre les puces, les tiques, la dirofilariose, les ascaris, les ankylostomes et les ténias ; et Frontpro, un comprimé à croquer sans ordonnance, pour lutter contre les puces et les tiques chez les chiens. Selon l’entreprise, ces nouveaux produits ont tous contribué à la croissance des ventes.

De nouveaux traitements

Les mois à venir seront également synonymes de nouveauté. En effet, en santé animale, Boehringer Ingelheim prévoit 20 nouveaux lancements sur différents marchés d’ici à 2026, « incluant les nouveaux médicaments, les extensions d’indications et les modifications de médicaments. » Pour 2024, le laboratoire prévoit une légère progression annuelle dans son chiffre d’affaires sur une base comparable. Les lancements ne sont pas les seuls facteurs de cette croissance. Les investissements en capital restent élevés. « Parmi les investissements de premier plan en Allemagne, on retrouve l’usine d’innovation chimique et la centrale à biomasse d’Ingelheim, ainsi que le centre de développement de médicaments biologiques à Biberach », ajoute le laboratoire.

Engagement dans le développement durable

« Boehringer a également fait évoluer son programme de développement durable afin de mettre davantage l’accent sur l’équité en matière de santé dans les domaines où elle peut apporter la contribution la plus adaptée à la société et à l’environnement », annonce l’entreprise. Parmi ses initiatives, elle cite son soutien au partenariat public-privé « Defeat-NCD Partnership », « qui s’engage pour une couverture santé pour les maladies non transmissibles dans les régions les moins développées », ou encore le programme « STOP Rabies » (lutte contre la rage) qui a permis l’année dernière « de fournir 43,2 millions de doses de vaccin dans des pays où la rage est endémique, dont 8 000 ont été livrées par drones à des communautés rurales du Kenya. » En 2023, Boehringer a reçu en Allemagne le prix du développement durable, qui récompense ses initiatives « pour une transformation durable dans le secteur pharmaceutique », et sa stratégie de décarbonisation.

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