Qu’avez-vous pensé de la Fresque de la Clinique Vétérinaire ? - La Semaine Vétérinaire n° 2023 du 01/03/2024
La Semaine Vétérinaire n° 2023 du 01/03/2024

EXPRESSION

Auteur(s) : Propos recueillis par Fabrice Jaffré

La Fresque de la Clinique Vétérinaire, créée par Éco Véto1, est proposée aux vétérinaires depuis quelques mois. Il s’agit d’un atelier2 de 3 heures, participatif et pédagogique, qui permet de comprendre les incidences environnementales de la profession et de dégager des leviers d’action. Retour d’expérience.

Hélène Joly (N 09)

Praticienne canine à Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie)

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À proposer à toute l’équipe

Cela faisait un moment que j’entendais parler de ces fresques orientées environnement, mais je n’avais jamais suivi un atelier jusque-là. Je m’intéresse depuis plusieurs années à l’impact qu’on peut avoir dans notre activité. Je suis ce qu’on pourrait appeler « l’écolo de service » de notre structure (70 personnes, dont 25 vétérinaires et 35 ASV). Je n’ai donc pas fait de grandes découvertes, mais j’ai apprécié une confirmation de certaines notions. Je retiens notamment l’inutilité de l’utilisation systématique d’antiseptiques, voire son aspect néfaste en favorisant le développement d’antibiorésistances. Il y a un juste milieu à trouver afin de prendre en compte à la fois les règles d’hygiène, l’impact environnemental et l’aspect économique. On va sans doute proposer cette fresque à toute l’équipe. Ce sera un moyen de les sensibiliser et de les impliquer plus facilement dans les changements de procédures nécessaires.

Charline Dauvert-Maître (N 05)

Praticienne canine à Saint-Marcel (Morbihan)

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Une mise en pratique pas si simple

Je connaissais le principe des fresques et j’ai donc sauté sur l’occasion de suivre un atelier spécialement décliné pour notre profession. J’apprécie le fait que l’outil soit interactif et ouvre à la discussion, plutôt qu’une présentation magistrale. J’ai pu constater que les activités impactantes sur l’environnement ne sont pas forcément celles qu’on imagine au départ. La première chose que j’ai faite en revenant à la clinique a été d’adhérer à titre personnel à l’association Éco Véto, ce qui me permettra d’approfondir certains sujets et de mettre en place de bonnes pratiques avec l’aide de confrères. Après, il ne faut pas se cacher que le quotidien rend parfois le sujet de l’écoresponsabilité moins prioritaire pour certains. Pour y remédier en partie, je compte créer au sein de notre réseau interne (environ 50 personnes) un rendez-vous mensuel en y incluant un point dédié au développement durable, afin de favoriser la sensibilisation de toute l’équipe.

Charles-François Louf (L 93)

Praticien mixte à Épinal (Vosges)

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Beaucoup à gagner avec l’écoresponsabilité

J’avais déjà participé à la fresque du climat et à l’atelier 2tonnes3. J’étais donc curieux de découvrir sa déclinaison dans notre profession. J’ai été agréablement surpris. C’est une très bonne approche pour ceux qui ne sont pas forcément sensibles à l’écologie. J’ai apprécié les échanges avec les autres participants, avec chacun son domaine de prédilection (déchets, anesthésie, antibiorésistance, économies d’électricité, etc.). On voit bien le mécanisme causes/conséquence, et la nécessité d’acquérir des réflexes. Le but n’est pas d’imposer des changements, mais de les susciter. Dans nos deux sites, les salariés, vétérinaires ou ASV savent qu’ils auront en face d’eux une écoute bienveillante s’ils proposent des initiatives visant à diminuer l’impact environnemental de la clinique. Il y a tout à gagner à mettre en place des pratiques écoresponsables, alors pourquoi s’en passer ?

  • 1. ecoveto.org
  • 2. bitly.ws/3dMcT
  • 3. Proposé par le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD)
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