Un nouveau vaccin recombinant trivalent contre trois maladies aviaires - La Semaine Vétérinaire n° 2007 du 20/10/2023
La Semaine Vétérinaire n° 2007 du 20/10/2023

Filières avicoles

PHARMACIE

Auteur(s) : par Tanit Halfon

Développé par MSD Santé Animale, ce vaccin vise les maladies de Marek et de Gumboro, ainsi que la laryngotrachéite infectieuse aviaire. Une injection unique au couvoir suffit pour protéger les animaux.

Leader de la médecine préventive avicole, le laboratoire MSD Santé Animale complète son arsenal de vaccins recombinants, avec un tout nouveau vaccin trivalent, qui vise les maladies de Marek (MD), de Gumboro (IBD) et la laryngotrachéite infectieuse aviaire (ILT) pour l’espèce Gallus gallus. Il s’agit du troisième vaccin trivalent du laboratoire, après Innovax NB-IBD en 2017 (Marek, Newscastle et Gumboro) et Innovax ND-ILT en 2020 (Marek, Newscastle et laryngotrachéite) ; et du quatrième de la gamme Innovax – le dernier Innovax alliant deux valences Marek et laryngotrachéite (2015). Comme pour les précédents, ce vaccin présente l’avantage de s’utiliser au couvoir, à raison d’une injection unique in ovo (18e jour d’incubation) ou sur les poussins de 1 jour en administration sous-cutanée. La durée d’immunité couvre toute la période à risque pour MD, et jusqu’à 100 semaines pour IBD et ILT. Le début de l’immunité est obtenu dès 5 jours pour MD et à partir de 3 et 4 semaines d’âge pour IBD et ILT respectivement. Ce vaccin est compatible avec d’autres : le mélange est possible avec le Nobilis Rismavac (sous-cutanée et in ovo) ; une association (sans mélange) peut se faire avec le Nobilis ND Clone 30, le Nobilis IB 4-91 et le Nobilis BI Ma5. Avec ce nouveau vaccin, le laboratoire vise particulièrement la filière poulettes futures pondeuses, chez laquelle les plans de prophylaxie mis en place peuvent inclure jusqu’à une dizaine de vaccins. Dans ce cadre, l’enjeu est alors de pouvoir proposer des produits utilisables au couvoir, multivalents, afin de gagner en facilité d’application et donc en temps de travail tout comme en efficacité vaccinale. Travailler avec des vaccins recombinants, et pas vivants, permet aussi, selon le laboratoire, d’exclure tout risque de retour de virulence, la diffusion potentielle vers un lot non immunisé, et d’outrepasser la limite du seuil de protection des anticorps vaccinaux. Attention, étant donné que le marché des vaccins au couvoir se développe, il convient d’être vigilant sur le fait qu’il ne faut surtout pas utiliser deux vaccins vectorisés contenant chacun la souche HVT (herpèsvirus).

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