L’ENSV-FVI a 50 ans ! - La Semaine Vétérinaire n° 2005 du 06/10/2023
La Semaine Vétérinaire n° 2005 du 06/10/2023

Santé publique

ANALYSE GENERALE

Auteur(s) : Par Lorenza Richard

La rentrée de l’École nationale des services vétérinaires – France Vétérinaire International (ENSV-FVI) a été l’occasion de fêter ses 50 ans sous le signe de la protection animale et de projets One Health, ce 21 septembre 2023.

Depuis sa création en 1973, où la première promotion était constituée de deux personnes, et où trois matières étaient enseignées (maladies contagieuses, zootechnie et hygiène alimentaire), « il y a eu une adaptation et une évolution régulière de l’ENSV aux grands enjeux de l’époque », a souligné Jean-Luc Angot, chef de corps des Inspecteurs de la santé publique vétérinaire (ISPV). Face aux enjeux mondiaux de plus en plus complexes, un énorme travail a en effet été mené pour placer les ISPV au centre des politiques publiques.

La protection animale en exergue

La rentrée officielle de l’ENSV-FVI s’est tenue « sous le titre de la protection animale, sujet d’actualité qu’il nous est indispensable de traiter », a déclaré Nathalie Guerson, directrice de l’ENSV-FVI, qui a organisé une matinée consacrée à la discussion du statut juridique de l’animal et son évolution. C’était également l’occasion de fêter son cinquantième anniversaire. Nouveaux et anciens étudiants, détenteurs du diplôme d’établissement « Protection animale : de la science au droit », ainsi que du DIE/CEAV SPV (diplôme Inter Écoles/certificats d'études vétérinaires approfondies en santé publique vétérinaire), étaient présents pour assister et participer à l’histoire des services vétérinaires.

Initialement implantée à l’École vétérinaire de Maisons-Alfort, l’ENSV a été délocalisée sur le site de Marcy-l’Étoile (Rhône) en 1994, avec une explosion de la formation initiale au début des années 2000, en raison de la crise de la vache folle. En 2002, elle intègre le Réseau des écoles de service public et en 2004, acquiert le statut de centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la santé animale pour la formation des vétérinaires officiels. En 2010, elle s’unit à l’École nationale vétérinaire de Lyon et à l’École nationale d’ingénieurs des travaux agricoles de Clermont-Ferrand pour former VetAgro Sup, seule structure française à former des vétérinaires, des ingénieurs agronomes et des inspecteurs de santé publique vétérinaire dans une approche globale de la santé. Cette union est suivie, en 2011-2012, par une évolution de la formation, en renforçant les cours en sciences sociales et les études de politiques publiques, le développement du master Pagers (politiques publiques de l’alimentation et gestion du risque sanitaire) et l’internationalisation des cursus.

Davantage de pluridisciplinarité

C’est en 2020 que s’opère la fusion entre ENSV et FVI, qui permet à l’expertise vétérinaire de rayonner à l’international. En 2021, l’ENSV-FVI est intégré à l’Institut national du service public, qui regroupe 15 écoles de formation de hauts fonctionnaires. Cela permet également l’assimilation au système One Health. « L’esprit One Health a imprégné très tôt l’ENSV, avec davantage de pluridisciplinarité, le diplôme universitaire (DU) One Health, et des initiatives, comme la création de la fresque One Health », a poursuivi Jean-Luc Angot. « Le DU One Health a été le précurseur de parcours communs que nous souhaitons développer pour nos étudiants ingénieurs agronomes et vétérinaires, a indiqué Mireille Bossy, directrice générale de VetAgro Sup. Cette démarche illustre la dynamique One Health dans laquelle nous souhaitons inscrire VetAgro Sup. »

Création d'un institut One Health

Enfin, Mireille Bossy et Nathalie Guerson, directrice de l’ENSV-FVI, ont annoncé la création d’un « institut One Health unique, à Lyon, destiné, au niveau national, aux décideurs et aux experts des secteurs privés et publics, et qui s’appuie sur l’ENSV-FVI, a déclaré Mireille Bossy. Il s’agira de faire travailler ces décideurs en réseaux, selon une approche transdisciplinaire, pour mieux comprendre et gérer les crises liées aux maladies infectieuses émergentes ainsi qu’aux risques liés aux maladies contagieuses ».

Projet à suivre.

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