Plongée au cœur d’un nouveau métier - La Semaine Vétérinaire n° 2000 du 25/08/2023
La Semaine Vétérinaire n° 2000 du 25/08/2023

ANALYSE GENERALE

Auteur(s) : VALENTINE CHAMARD

« Que diriez-vous, pour changer, d’un peu de science-fiction ? », telle est l’introduction d’un dossier paru en 1989 et consacré aux techniciens vétérinaires, une nouvelle profession aux États-Unis. Pour plonger le lecteur dans le quotidien de ce métier émergent outre-Atlantique, un scénario est proposé : « Votre infirmière préférée vient vous demander un congé de trois jours pour assister à un congrès de techniciens vétérinaires. Amusé, vous demandez à avoir le programme des conférences. Étonné, vous lisez : actualités de l’hyperthyroïdie chez le chat, le marketing des produits et services vétérinaires, aspects cliniques de la déficience en taurine chez le chat, coronavirus félins, cardiologie pratique canine et féline, présentation de cas. Vous pâlissez ? Attendez ! La charmante réceptionniste [sic], que vous côtoyez depuis des années, vous annonce qu’elle est trésorière de l’Association nationale des techniciens vétérinaires, et qu’elle siège en commission la semaine prochaine pour terminer la rédaction du code d’éthique de la profession. La sueur perle de votre front ? Le plus beau reste à venir : tout cela a été mis en place par votre propre syndicat ! Alors, science-fiction, rêve ou cauchemar ? Aux États-Unis depuis le début des années 1960 et la création des premières écoles de techniciens vétérinaires, c’est tout simplement la réalité… La fonction d’aide-vétérinaire n’est pas nouvelle. Aux États-Unis comme ailleurs, elle était directement calquée sur le modèle de l’infirmière, lui-même dérivé en droite ligne des institutions caritatives. Le professionnalisme et la technicité passaient souvent après la compassion et l’amour des animaux [sic]. Les vétérinaires, la complexité de leur travail augmentant sans cesse, réclamaient deux choses : du temps et, pour en gagner, de pouvoir se décharger de certaines tâches sur des techniciens qualifiés. » De quoi transformer des « dames patronnesses » en « vrais professionnels » [sic]. Notons au passage le changement de genre. Si le scénario est présenté comme de la science-fiction devenue réalité, la condescendance vis-à-vis de la gent féminine et des aides-vétérinaires n’a alors rien d’imaginaire.

Abonné à La Semaine Vétérinaire, retrouvez
votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr