La prépa « véto » tire sa révérence - La Semaine Vétérinaire n° 2000 du 25/08/2023
La Semaine Vétérinaire n° 2000 du 25/08/2023

ANALYSE GENERALE

Auteur(s) : Tanit Halfon

En 2002, le monde vétérinaire apprenait que la prépa « véto » vivait ses dernières heures, au profit d’une prépa « agro-véto ». L’argument principal était que le système n’offrait alors aucune « porte de sortie », au contraire de la nouvelle prépa qui allait ouvrir la porte d’une dizaine d’écoles de sciences agronomiques. Réforme intéressante pour les uns, contestable pour les autres, elle arrivait en tout cas à point nommé ; durant le printemps de l’année précédente, quelques centaines d’étudiants avaient manifesté devant le ministère de tutelle pour réclamer des passerelles entre la prépa véto et d’autres cursus. D’autres choix étaient à l’époque aussi sur la table : une admission sur concours après une année en commun avec les futurs médecins, pharmaciens et dentistes, ou une admission sur dossier après un Deug de biologie. Si la réforme finalement menée a été accueillie plutôt favorablement par les étudiants, les enseignants des écoles nationales interrogés dans La Semaine Vétérinaire n’étaient pas du même avis. D’autant plus que la réforme s’était faite, de leur point de vue, sans réelle concertation ni communication. « Nous sommes dans le flou le plus complet », nous confiait l’un d’eux. Aujourd’hui, la suite est connue. Les ministères concernés ne sont jamais revenus sur cette évolution, et les écoles se sont adaptées. Un des effets de la réforme a toutefois fini par être questionné : celui du nombre d’années d’études. Dans un rapport de 2018 commandé par le ministère de l’Agriculture, avec la nouvelle prépa, le cursus vétérinaire dure dorénavant huit ans et demi ou plus pour près de 60 % des effectifs. Aussi, lors de la mise en route de la nouvelle voie de recrutement post-bac, un des arguments consistait à dire qu’elle permettrait de réduire le temps global d’études vétérinaires. Une autre solution aurait été d’organiser un concours véto à la fin de la première année de prépa agro-véto mais cette option, proposée dans le rapport, n’a pas été retenue.

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