Pourquoi vous formez-vous à l’ostéopathie ? - La Semaine Vétérinaire n° 1983 du 31/03/2023
La Semaine Vétérinaire n° 1983 du 31/03/2023

EXPRESSION

Auteur(s) : Propos recueillis par Pierre DUFOUR

Attrait pour la biomécanique, satisfaction de pouvoir soigner avec ses mains et de proposer des solutions naturelles à la médecine traditionnelle quand cela est possible : telles sont les motivations qui poussent des vétérinaires à se former à l’ostéopathie.

Gaëlle MEGALOPHONOS (L 18)

Vétérinaire sanitaire à l’abattoir de Cuiseaux (Saône-et-Loire)

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« Ma porte de sortie pour faire quelque chose qui m’a toujours plu »

Depuis longtemps cavalière, le mouvement et la biomécanique m’attirent. Mon premier déclic a eu lieu lorsque j‘étais encore à l’école, mon chien a eu des complications ostéo-articulaires et la seule chose qui a fonctionné, ce sont les séances d’ostéopathie et de laser, ce qui a permis d’éviter une ténectomie. Quand je suis sortie de l’école, j’étais parfois un peu frustrée de ne pouvoir soigner qu’avec des anti-inflammatoires certains cas de boiterie. En plus, mes premières expériences en clinique étaient un peu décevantes. Je savais que je voulais ajouter l’ostéopathie à ma pratique. Je me suis inscrite à la formation assez rapidement, et je pense aujourd’hui que cela pourrait être ma porte de sortie pour faire quelque chose qui m’a toujours plu. Je suis assez étonnée de la vitesse d’apprentissage, de ce qu’on peut déjà faire, commencer à toucher du doigt. Après ma formation, j’aimerais proposer des consultations toutes espèces, en partie en itinérance directement dans les cliniques.

Jérémy WITTORSKI (Liège 12)

Vétérinaire rural à Vollèges (Suisse) 

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« Soigner avec mes mains, sans médicament »

L’ostéopathie m’intéresse depuis longtemps, en médecine vétérinaire comme humaine, car j’ai vu les bénéfices des traitements directement sur moi. En pratique, je me sens parfois un peu limité, en particulier sur certains cas de boiteries légères que je n’explique pas et que j’adresse en dernier recours vers des ostéopathes. Dans notre clientèle en Suisse, nous avons une forte demande pour l’ostéopathie et, de manière générale, pour les médecines alternatives. Nous soignons des « vaches de sport » qui participent à des matchs de reines. La médecine individuelle est très développée, avec une espérance de vie assez longue, d’où l’intérêt de l’ostéopathie. Ce que je recherche en me formant à l’ostéopathie, c’est vraiment le côté structurel, la compréhension d’un problème mécanique presque visuel, et remettre en place, soigner avec mes mains, sans médicament, avec une approche un peu différente de la médecine classique. J’aime beaucoup le côté manuel et l’observation directe du résultat sur l’animal !

Benjamin ALEGRE (T 15)

Vétérinaire canin à Perpignan (Pyrénées-Orientales)

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« Une médecine généraliste la plus saine et efficace possible »

À la base, je cherchais à apprendre une médecine différente de celle à laquelle j’étais habitué et formé. J’étais un peu frustré car, parfois, j’obtenais peu de résultats, en particulier sur des boiteries qui ne se résolvaient pas malgré des infiltrations, des anti-inflammatoires. J’aimerais intégrer l’ostéopathie dans mon examen clinique et ma pratique quotidienne. Si j’observe une anomalie d’ordre ostéopathique, je peux maintenant proposer une solution et un traitement. Cela va également avec un changement de vie professionnelle. Je viens d’ouvrir ma clinique et j’aimerais proposer une médecine généraliste la plus saine et efficace possible. Cela passe par le développement de médecines douces, comme l’ostéopathie mais aussi la phytothérapie, l’aromathérapie, l’homéopathie, une alimentation saine, peut-être un jour l’acupuncture. L’objectif reste de ne pas négliger la médecine traditionnelle, les médicaments et la chirurgie bien sûr quand cela est nécessaire. Je fais ce qui fonctionne !

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