La transition du bien-être animal en filières organisées - La Semaine Vétérinaire n° 1982 du 24/03/2023
La Semaine Vétérinaire n° 1982 du 24/03/2023

DOSSIER

Auteur(s) : Par Tanit Halfon

En matière de bien-être animal, les filières aviaire, cunicole et porcine sont souvent pointées du doigt dans le secteur de l’élevage, avec des critiques tant sur les conduites que sur les pratiques d’élevage. Des transitions sont en cours, mais la question du bien-être est loin d’être simple à résoudre, avec en toile de fond des freins économiques.

Difficile d’échapper aujourd’hui aux images chocs dénonçant des pratiques indécentes ou de maltraitance animale en élevage. Si toutes les filières d’élevage sont au banc des accusés, les filières organisées aviaire, cunicole et porcine sont particulièrement pointées du doigt, avec une remise en question des modes d’élevage en bâtiments et en cages, et de certaines pratiques. Un contexte qui pose la question de la prise en compte du bien-être animal (BEA) dans ces filières et des logiques de transition en cours. Actuellement en France, 95 % des porcs sont élevés dans des bâtiments fermés sur des caillebotis ; les 5 % restants sont élevés dans des bâtiments fermés sur litière, ou en plein air. La majorité des truies passent une partie de leur gestation dans des cages avec des possibilités de mouvements fortement réduites (notamment pour se retourner), tout comme pour la mise bas et la lactation. Côté volailles, le système de cages aménagées concerne 33 % des élevages en 2021, avec une tendance forte et continue à la réduction, contre 42 % au sein de l’Union européenne. Parmi les 67 % restants, 30 % correspondent à des élevages de plein air et 21 % à des élevages au sol. En volailles de chair, pas de cages. La majorité des animaux sont élevés dans des conditions dites standard, dans des bâtiments fermés ; selon un rapport1 de 2020 de la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale sur l’évolution de la réglementation sur le BEA, 55 % des poulets « seraient détenus au niveau maximal de densité autorisé par la législation européenne en France » (33 kg/m2, dérogations jusqu’à 42 kg/m2), avec une législation très incomplète. Côté lapins, le même rapport souligne qu’il s’agit de l’animal le plus élevé en cage en Europe ; en France, 99 % des lapins sont élevés dans des cages conventionnelles (grillagées, sans aménagement). Il n’y a pas de réglementation spécifique pour le lapin. Pour Luc Mounier, professeur à VetAgro Sup et responsable de la chaire BEA, « si des progrès ont été réalisés, on part de loin. Le problème est que, dans ces filières organisées, les modes d’élevage qui sont prépondérants sont aussi ceux qui sont loin d’être les plus optimums en termes de bien-être ». Selon lui, le premier grand enjeu est celui des conditions de logement. « Il faudrait sortir des espaces de confinement qui limitent fortement la liberté de mouvement des animaux, explique-t-il. Il y a également un travail à mener sur la litière pour améliorer le confort des animaux et permettre l’expression de leurs comportements. L’accès à l’extérieur est demandé par le consommateur : c’est important pour le scientifique, à condition de bien façonner les parcours extérieurs par rapport aux comportements des espèces et à la biosécurité. »

Plusieurs axes d’amélioration

« Dans ces filières plus restrictives que d’autres, il y a un enjeu d’espace disponible, tout comme d’enrichissement du milieu de vie, c’est-à-dire de pouvoir donner aux animaux des supports et des opportunités pour l’expression de leurs comportements, détaille Virginie Michel, coordinatrice BEA pour l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), responsable du centre de référence pour le bien-être des volailles et autres petits animaux d’élevage, et experte auprès de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Par exemple, un porc sur caillebotis intégral n’a pas la possibilité de fouiner. Un lapin dans les cages actuelles, non aménagées, ne peut pas sauter, ni ronger. Pareil pour les poules pondeuses dans les cages aménagées qui sont limitées dans leurs explorations ». « L’enrichissement du milieu de vie doit être à la fois physique et social, complète Xavier Fernandez, chef de département à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) qui encadre des équipes travaillant sur la question du BEA. Par exemple, il y a une rupture précoce du lien social entre la mère et ses petits dans la plupart des systèmes d’élevage actuels. Il y a aussi l’aspect des relations “humain-animal” qui peuvent être distendues dans certains systèmes. » Les deux scientifiques pointent également du doigt la question des pratiques douloureuses qu’ils qualifient de « mutilations », et qui sont intrinsèquement liées au logement : « Auparavant, l’approche était d’avoir des animaux en bonne santé et performants, sans tenir compte des besoins comportementaux. Ce qui a amené à envisager certaines des interventions sur les animaux pour éviter qu’ils ne se blessent dans un contexte d’élevage restrictif. Par exemple, on pratique l’épointage sur certaines volailles et la caudectomie chez les porcelets : on pourrait réduire le picage et les morsures de queue en plaçant les animaux dans des conditions de vie plus compatibles à leurs besoins. Il faut adapter les conditions de vie à l’animal et pas l’inverse », soutient Virginie Michel. En filière porcine, un premier pas a été fait vis-à-vis de la castration des porcelets avant 7 jours. Elle se faisait au départ à vif ; les anti-inflammatoires ont été ensuite introduits pour gérer la douleur post-opératoire ; depuis début 2022, la réglementation nationale impose aux éleveurs d’utiliser en plus des anesthésiques locaux. Cette méthode de prise en charge de la douleur pose toutefois question.

« La performance n’est pas un signe de bien-être »

Mais le plus grand enjeu pourrait être de changer de logiciel, comme l’illustre la définition de l’Anses du BEA. Cette définition proposée en 2018 stipule que le bien-être est « l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l’animal ». Elle dépasse donc le concept des cinq libertés2, en mettant en avant que le BEA s’évalue avant tout à travers le prisme de l’animal, et pas seulement à travers les moyens mis en œuvre. « Les recherches sur le bien-être animal ont pris de l’essor dans les années 1990. Elles ont permis notamment d’aboutir à des grilles d’évaluation du bien-être plutôt fondées sur une obligation de moyens que de résultats. Aujourd’hui, il y a une nouvelle ère de recherche qui vise à comprendre ce que les animaux perçoivent de leur environnement de vie, quel que soit le système d’élevage. C’est vraiment une inflexion forte dans la recherche », souligne Xavier Fernandez. Dans cette optique, « on va travailler sur la notion de bien-être positif, c’est-à-dire qu’on cherche à identifier les conditions de logement qui seront le plus associées à des émotions positives », précise Luc Mounier. « La bonne performance économique n’est en aucun cas un signe de bien-être animal, toutefois une production dégradée indique souvent un problème de santé et/ou de bien-être », insiste Virginie Michel.

Sur le terrain, Patrick Bourguignon (Liège 86), praticien en filière porcine, membre de la commission bien-être animal de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires et formateur référent BEA3, souligne la complexité du sujet : « Les éleveurs ont bien en tête l’importance du logement, de l’alimentation et de la gestion sanitaire, soit les trois premières libertés. Il s’agit de bientraitance. Mais parler des deux libertés suivantes, c’est plus compliqué car l’élevage en groupe peut conduire à négliger l’individu avec les caractéristiques comportementales liées à son espèce et à lui-même. Il y a des éleveurs qui le font instinctivement sans le dire. La définition de l’Anses ne me paraît pas si éloignée des deux dernières libertés, mais est plus compliquée à faire comprendre, sauf pour certaines catégories d’éleveurs. Pour exemple, donner la possibilité à la truie de faire un nid, c’est prendre en compte, quelque part, l’attente de la femelle de l’espèce porcine. » « Les formations référentes en BEA se basent sur la nouvelle définition de l’Anses, mais ce n’est pas si simple à mettre en application dans l’immédiat. C’est un enjeu d’avenir », témoigne également Jocelyn Marguerie (N 02), praticien en filières avicoles.

Penser global

Si Patrick Bourguignon identifie plusieurs axes d’amélioration pour le secteur porcin, il met en garde contre toute tentative de réponse simpliste. « Le plein air permet l’expression des comportements naturels, mais est associé à des problématiques sanitaires qui étaient maîtrisées en élevage dans des bâtiments, tout comme de confort lié au sol qui peut retenir trop d’eau. Par exemple, je constate davantage de maladies génito-urinaires en plein air. » Même raisonnement pour le système de bâtiment en aire paillée : « Sur caillebotis total, les porcs n’ont pas la possibilité de fouiner, mais n’oublions que c’était pour maîtriser le sanitaire, par exemple le contrôle du risque de diarrhée par contact des déjections. » Pour les pratiques douloureuses, « les morsures à la mamelle sont exacerbées quand la truie ne donne pas suffisamment de lait, donc c’est sur ce point qu’il faut d’abord travailler avant d’arrêter la coupe de dents ». Pareil pour la caudectomie : « Il est contre-productif de pousser à arrêter totalement la caudectomie, sauf à changer totalement de mode d’élevage. Pourquoi ne pas commencer par travailler sur la maîtrise des facteurs de risque avec les éleveurs et ainsi améliorer le bien-être des truies ? Dire d’arrêter de couper la queue provoque un effet bloquant de rejet pour les éleveurs, car ils savent qu’il n’y a pas, dans les conditions actuelles d’élevage, de solutions pour y arriver à coup sûr. » En clair : attention à une transition à marche forcée, d’autant plus qu’entrent en jeu également des considérations économiques. « Il y a plusieurs logiques d’amélioration en volaille : la fin de la cage, l’accès à la lumière naturelle, l’enrichissement du milieu de vie, etc. Mais la rentabilité des investissements à faire peut freiner les logiques d’amélioration. Équiper un bâtiment de fenêtres, réduire la densité, etc. tout cela augmente le coût de production ; suivant les matériaux d’enrichissement, la charge de travail de l’éleveur peut être plus élevée, souligne Jocelyn Marguerie. Pour le poulet labellisé, c’est compensé par le fait que les consommateurs associent cette production à une certaine qualité, contribuant à l’acte d’achat. Mais pour tout le reste, la demande citoyenne supposée n’est pas toujours supportée par le consommateur. Je rappelle qu’aujourd’hui plus d’un poulet consommé sur deux est importé. » « Les éleveurs sont prêts à avancer, et sans cette problématique économique, il n’y aurait pas de refus », souligne Patrick Bourguignon. Praticien en filière cunicole, Samuel Boucher (N 92) évoque des discours plus dogmatiques que scientifiques : « Notre monde s’éloigne de plus en plus de la ruralité, et l’éthologie n’est pour autant pas au cœur des discussions. On voudrait faire vivre les lapins sur de la paille au sol. Soit, mais on retrouve alors de nombreux parasites éradiqués. Quand on observe le lapin en le filmant 24 heures sur 24, entre la paille et le caillebotis en métal, il choisit le métal. On voudrait faire cohabiter les lapins adultes sous prétexte de contact social, mais ce n’est pas adapté (voir témoignage). »

Vers une évolution réglementaire

Comment s’en sortir ? Pour Luc Mounier, « le réglementaire permettra de faire bouger les grandes lignes des systèmes prépondérants des élevages. Cela a été le cas pour la fin de la mise à mort systématique des poussins mâles de la filière poules pondeuses, ou pour la fin de la castration à vif des porcelets ». Dans le cadre de la stratégie de la ferme à la table (Farm to Fork), lancée en 2020, la révision de la réglementation européenne sur le BEA est en cours avec un objectif fixé pour fin 2023. L’Efsa est en train de réviser ses données sur le sujet, sur demande de la Commission. Huit avis scientifiques ont déjà été rendus : sur le bien-être des porcs d’élevage (1 avis), des poules pondeuses (1), des poulets de chair (1) et sur le transport des animaux vivants (5). D’autres ont été rendus sur l’abattage. À ce stade, on ne sait pas encore la trajectoire qui sera prise : fin des systèmes en cage, comme l’ont demandé les citoyens via l’initiative4 « End the cage age » tout comme les députés européens et l’Efsa dans ses avis scientifiques ? Renforcement des interdictions des pratiques douloureuses ? Étiquetage suivant le mode d’élevage ? « Il y a actuellement des études d’impact pour évaluer les effets de nouvelles règles. Le sujet est complexe, par exemple pourra-t-on aller jusqu’à une interdiction des systèmes de cage ? Je ne sais pas à quel point il faudra du réglementaire ou du volontaire », s’interroge Luc Mounier. L’enjeu est de taille pour les animaux comme pour les filières : « Une évolution trop rapide et inadaptée pourrait avoir de lourdes conséquences d’un point de vue de santé animale, environnementale et économique », met en garde Samuel Boucher. « L’évolution réglementaire parfaite serait celle qui obligerait à une obligation de résultat, mais il est certain que c’est plus compliqué que d’imposer des normes. Il n’y a pas de bons ou de mauvais systèmes », estime Jocelyn Marguerie. Pour Patrick Bourguignon, il faudra réussir « à s’écouter mutuellement » pour avancer. Trouvera-t-on les bons compromis entre professionnels, consommateurs et autorités publiques ? Va-t-on devoir construire un nouveau modèle économique ? Car, comme le souligne Patrick Bourguignon, « si demain, on veut faire du bien-être absolu, il faudra consommer moins de viande car elle coûtera plus cher. C’est un changement sociétal ». Luc Mounier met en garde : « Malgré la volonté d’avancer, les freins techniques et économiques sont difficiles à lever, donc il faut un accompagnement des filières par les pouvoirs publics mais aussi des citoyens par leurs actes d’achat. N’oublions pas également les clauses miroirs. Faisons attention à ce qu’à l’horizon 2030, il y ait encore des éleveurs. »

Jeanne Platz (A 16)

Vétérinaire-conseil en bien-être animal et écologie (Biodiveto)

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« On va dans le bon sens »

Au bout de quatre années à exercer dans la filière avicole, ce que je voyais sur le terrain ne me convenait plus. J’ai alors quitté mon poste pour m’engager dans la transition vers des systèmes durables d’élevage. Après un master en écologie en poche et une expérience au sein d’une organisation de protection animale, j’ai créé mon entreprise de conseil. Aujourd’hui, je travaille avec les distributeurs et industriels principalement sur leurs cahiers des charges, et je réalise des audits au sein de leurs élevages partenaires. Je peux également être sollicitée pour des missions d’expertise sur des sujets plus pointus, par exemple sur la mise en place de cases maternité liberté en filière porcine. Améliorer les systèmes demande de travailler sur un ensemble de paramètres, les conditions d’élevage – densité, milieu de vie, etc. – mais aussi la génétique des animaux. Ma conviction est qu’il faut revenir vers des systèmes moins intensifs, par exemple, dans la filière volaille, passer de souches à croissance rapide vers des souches à croissance intermédiaire, avec une densité plus faible d’élevage. Cela nécessite de dépasser le frein économique, avec l’engagement des consommateurs à payer de la viande plus cher et de meilleure qualité, mais aussi de l’État pour éviter que la viande ne devienne un produit de luxe. Il y a également des freins psychologiques à dépasser chez certains professionnels qui restent campés sur leurs pratiques sous prétexte « qu’ils ont toujours fait cela » alors les changements ne sont pas tous soumis à des investissements importants. C’est un vrai défi, mais je me dis que l’on va dans le bon sens. Les vétérinaires auront sans doute à monter en compétence pour accompagner ces transitions.

Samuel Boucher (N 92)

Praticien en filière cunicole aux Herbiers (Vendée)

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« Se baser sur des études comportementales »

La grande question de ces dernières années, c’est « end of the cages ». Cette idée est louable car elle offre plus de place aux animaux, et la filière expérimente plusieurs systèmes de parcs, avec succès sur les lapins en croissance. Mais ce modèle n’est pas adapté aux adultes qu’on voudrait faire cohabiter sous prétexte de contact social. Dans la nature, le lapin est un animal bagarreur, qui lutte en permanence pour préserver sa place dans la hiérarchie. S’il perd une bataille, il s’enfuit pour ne pas être le souffre-douleur du vainqueur. En élevage, il continue à se faire battre. Lors des essais, nous avons toujours dû arrêter les expérimentations et séparer les lapins adultes rassemblés qui se sont infligé de sévères blessures. Pourquoi vouloir imposer une certaine vision génératrice de stress pour l’animal au motif que « c’est bon pour lui » ? Ne vaudrait-il pas mieux lui demander ce qu’il préfère en s’appuyant sur les études comportementales ?

Des enjeux de protection animale dans les abattoirs

Les enjeux de bien-être animal ne s’arrêtent pas aux portes de l’élevage, mais concernent aussi les étapes de transport et d’abattage des animaux. On rentre alors sur le terrain de la protection animale. Après plusieurs années de clientèle puis de vétérinaire d’abattoir, Florence Cornillon (T 92) a intégré le cabinet de conseil SDBF en tant que consultante bien-être et protection animale, en particulier dans le secteur de l’abattoir.

« Progresser avec des contraintes financières » 

Mon activité principale consiste en des audits annuels dans des abattoirs toutes espèces ; je fais aussi un peu de formation. Ces audits visent à accompagner les établissements dans l’amélioration de leurs pratiques, en conformité avec la réglementation, voire au-delà. Ce cadre réglementaire reste encore trop général et mériterait d’être affiné suivant les espèces. Par exemple, il est imposé un contrôle de l’efficacité de l’étourdissement : systématisé pour les gros bovins, cela nécessiterait une interprétation pour les chaînes d’abattage en volaille et en porc via une surveillance par échantillonnage. Dans ce cadre, il est à espérer des progrès dans la détection automatique de la conscience pour encore améliorer la fiabilité des contrôles internes sans baisser les cadences. Il y a également des questions sur la mise à mort des porcs, qui est pratiquée soit par gazage, soit par électronarcose. Le gazage permet de respecter le comportement naturel des porcs qui peuvent rentrer ensemble dans la nacelle, mais la perte de conscience n’est pas instantanée. A contrario, l’électronarcose permet cette perte de conscience immédiate mais impose aux porcs de rentrer dans le dispositif en file indienne, ce qui est plus difficile pour eux. Les abattoirs travaillent sur ces points, mais une orientation officielle serait la bienvenue afin de maîtriser les investissements financiers à faire. En volaille, un axe d’amélioration est le ramassage et le transport des animaux, avec des équilibres à trouver entre parties prenantes dans l’organisation des tournées, pour minimiser les délais d’attente des animaux en abattoir. Les améliorations liées aux pratiques peuvent être rapidement mises en œuvre par de la formation et du management. Celles portant sur le bâti et les équipements sont plus longues car soumises à des investissements onéreux, sachant que les établissements d’abattage ont, de base, de faibles marges financières. Sur le terrain, tous les professionnels sont dans une démarche de progrès, et des améliorations sont visibles à chaque visite.

  • 1. Rapport d’information déposé par la commission des affaires européennes sur la protection du bien-être animal au sein de l’Union européenne. Assemblée nationale n° 3344, septembre 2020. bit.ly/42dcKrk.
  • 2. Définies dans les codes de l’Organisation mondiale de la santé animale, les cinq libertés sont : absence de faim, de soif et de malnutrition ; absence de peur et de détresse ; absence de stress physique ou thermique ; absence de douleur, de lésions et de maladie ; possibilité pour l’animal d’exprimer les comportements normaux de son espèce.
  • 3. Le décret du 20 décembre 2020 a rendu obligatoire au 1er janvier 2022 la désignation d’un référent bien-être animal dans les élevages d’animaux domestiques (dont rente) et d’animaux sauvages apprivoisés en captivité. Pour l’instant, seuls les éleveurs des filières porcine et aviaire doivent obligatoirement suivre un parcours de formation (https://formation-referent-bien-etre-animal.fr/).
  • 4. L’initiative ayant récolté plus d’un million de signatures d’au moins sept États membres, la Commission européenne a l’obligation de faire une proposition législative sur l’interdiction des systèmes d’élevage en cage. Les animaux concernés sont les volailles, les truies, les veaux et les lapins.
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