Naviguer à vue - La Semaine Vétérinaire n° 1965 du 11/11/2022
La Semaine Vétérinaire n° 1965 du 11/11/2022

EDITO

Auteur(s) : Michaella Igoho-Moradel

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Après la crise du Covid-19, l’inflation record. Face à la flambée du coût des consommables, des équipements, des médicaments, les acteurs du secteur vétérinaire adaptent leurs stratégies : soit augmenter leurs prix, soit rogner sur leurs marges ou les deux. Les vétérinaires revoient à la hausse leurs tarifs. Côté laboratoires aussi, le marché s’affole. Ils sont confrontés à une situation inédite avec l’explosion de leurs coûts de production (prix des matières premières, de l’énergie, etc.), des tensions dans les transports ou dans l’approvisionnement en emballages et l’ajustement de la masse salariale. Les fournisseurs annoncent parfois des augmentations qui frôlent 80 % pour certains produits. Comme d’autres secteurs, les laboratoires ont informé leurs clients que des modifications tarifaires sont à prévoir en 2023, certainement proches du taux d’inflation connu dans l’Hexagone. Jusqu’où ira la hausse des prix ? L’inflation va-t-elle devenir une vague incontrôlable ? Pour le secteur vétérinaire, anticiper les évolutions d’un marché volatil n’est pas une tâche aisée, sauf à jouer la madame Irma de l’économie. Une chose est sûre, 2023 sera une année charnière. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques1, l’inflation devrait refluer au dernier trimestre 2022 et tout au long de l’année 2023, mais rester élevée dans une grande partie de l’Europe. Même si elle est contenue à un niveau raisonnable, les prix, eux, resteraient hauts. Un élément important à prendre en compte alors que l’inflation galopante devient un motif d’abandon et de renoncement aux soins. Une conséquence regrettable pour nos amis à quatre pattes, dont certains propriétaires optent pour une médecine de traitement au détriment d’une médecine de prévention, mais aussi pour les praticiens, qui se heurtent à ces difficultés dans leur exercice. Si la hausse des prix est inéluctable, il est tout aussi évident que le niveau d’acceptabilité du client final doit être un paramètre clé de la stratégie des entreprises vétérinaires pour maintenir leurs marges.

1. bit.ly/3zZp7e9.

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