VetPartners France acquiert Vets4Vets - La Semaine Vétérinaire n° 1961 du 14/10/2022
La Semaine Vétérinaire n° 1961 du 14/10/2022

Opération de 2

ANALYSE GENERALE

Auteur(s) : Par Jacques Nadel

Une nouvelle page s’ouvre pour VetPartners France et Vets4Vets, deux groupes de cliniques vétérinaires. Ces deux entités ont finalisé leur rapprochement le 30 juin 2022.

L’acquisition du groupe varois Vets4Vets par VetPartners France marque une nouvelle étape dans le long processus de consolidation du réseau vétérinaire en France. Il s’agit de la seconde opération de « deuxième génération » (après le rachat de VetOne par IVC Evidensia en janvier 2022). Elle permet à VetPartners de s’implanter plus largement dans le Sud-Est, où il n’était que peu présent jusqu’alors.

Matthieu Ardibus (Liège 11), vétérinaire et président de Vets4Vets, se félicite de ce rapprochement qui bénéficiera aux praticiens de son groupe, ainsi libres de se consacrer plus encore à leur cœur de métier. « Nous connaissons VetPartners depuis 2019, aussi bien en France qu’au Royaume-Uni, et nous partageons les mêmes valeurs de collaboration, de respect, d’esprit d’équipe », explique-t-il. Et de mettre en avant un élément déterminant de cette opération : « Avec un réseau européen au sein duquel des structures de référence sont présentes (le centre hospitalier vétérinaire Atlantia de Nantes, en Loire-Atlantique, par exemple), nous avons trouvé une garantie d’attractivité pour la jeune génération avide de découvrir le monde et de se former au plus haut niveau de technicité. Nous avons pu vivre, tout au long de cette phase de rapprochement, la réalité de cette valeur “we are family”. »

L’union des deux groupes est également scellée par une vision commune de l’exercice de la profession vétérinaire, de la gestion des relations avec la clientèle et du développement des équipes. VetPartners France et Vets4Vets placent tous deux l’indépendance médicale et le respect de l’identité des cliniques au cœur de leur modèle.

Accent mis sur la qualité de vie

À l’inverse d’autres grands réseaux européens, « VetPartners France est un groupe qui ne fait pas de prospection », souligne Vincent Parez (L 88), vétérinaire et directeur général de l’entreprise. La financiarisation des structures vétérinaires n’est pas ici le leitmotiv. « Nous n’avons pas cherché dans cette opération l’intérêt capitalistique, ni choisi la meilleure offre d’achat qui se présentait. Ce que nous cherchions, c’était un projet global », appuie Matthieu Ardibus. Le rachat a été bien accueilli par les équipes de Vets4Vets. « Nous leur avons présenté le projet d’acquisition avant la signature et 100 % des membres y ont adhéré, nous n’avons déploré aucun départ », précise-t-il. Et, face à la montée du salariat dans la profession, « cette évolution de nos structures va pouvoir répondre aux besoins des nouvelles générations, à leur style de vie, à leur aspiration à un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle que celui de leurs aînés, à un autre type d’ambiance sur le lieu de travail… ».

Au Royaume-Uni, VetPartners a été classé première entreprise en termes de leadership, un gage de qualité du management développé au sein de plus de 500 sites de cliniques par Jo Malone, vétérinaire, fondatrice et présidente directrice générale de VetPartners. En France, le groupe veut susciter la préférence. « Nous n’avons pas la volonté d’être le plus gros, notre souhait est d’être le réseau de vétérinaires où il fait bon vivre », déclare Vincent Parez.

Rien à cacher !

À ce jour, VetPartners compte 54 établissements vétérinaires, dont 11 appartenaient à Vets4Vets. « Notre gouvernance est extrêmement claire, nous n’avons rien à cacher, assure Vincent Parez. Tous les documents statutaires et extrastatutaires entre le groupe et les membres du réseau ont été transmis à l’Ordre (à l’exception de ceux relevant du droit des entreprises et d’éléments financiers confidentiels) et notre réseau de vétérinaires est constitué de conseils ordinaux. » VetPartners veut entretenir la mixité de sa composition en cliniques (canines, mixtes, rurales) et se refuse à tout clivage avec les vétérinaires qui ne sont pas prêts à rejoindre ce modèle d’exercice, par exemple en les invitant aux séances de formation organisées par le groupe.

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