Bon sens - La Semaine Vétérinaire n° 1961 du 14/10/2022
La Semaine Vétérinaire n° 1961 du 14/10/2022

EDITO

Auteur(s) : Michaella Igoho-MoradelCheffe de rubrique

MICHAELLAMORADEL1.2.jpg

L’hiver prochain sera sobre. Vétérinaires et industriels de la santé animale sont invités à faire montre de sobriété et à prendre leur part dans l’effort collectif demandé par le gouvernement pour passer la période hivernale en pleine crise de l’énergie. « Je baisse, j’éteins, je décale », c’est ainsi que peut être résumé le plan de sobriété énergétique présenté en grande pompe le 6 octobre par l’exécutif, pour qui cette nouvelle manière de penser et d’agir n’est pas un effet de mode le temps d’un hiver. Pour les établissements de soins vétérinaires, il n’y a pas de grande révolution à prévoir puisque l’optimisation de la gestion de l’énergie, des déchets, la chasse au gaspillage font déjà partie des sujets mis sur la table de la profession. La crise énergétique actuelle aura sûrement le mérite d’accélérer les prises de décisions sur ces dossiers. En revanche, l’inquiétude pourrait découler des mesures d’urgence envisagées par le gouvernement, parmi lesquelles le délestage. Concrètement, cet hiver, si la situation énergétique est très tendue pour le système électrique, des coupures ponctuelles de gaz et d’électricité pourraient survenir. Charge aux préfets d’établir la liste des sites sensibles et stratégiques épargnés par ces restrictions. Rappelons que la profession est parfois la grande oubliée des préfectures notamment quand il s’agit de bénéficier d’un accès prioritaire au carburant. Si le gouvernement a d’ores et déjà indiqué que les délestages dureraient deux heures, le SNVEL1 et le SIMV2 lui ont demandé des garanties et appellent à exclure les lieux d’exercice ainsi que les sites industriels vétérinaires des éventuelles mesures de rationnement. Un appel resté pour l’instant sans réponse de l’exécutif. Dans le pire des scénarios, cette mesure pourrait avoir un impact significatif sur la continuité des soins et sur la disponibilité de produits vétérinaires. Espérons que les représentants de la profession soient entendus et les vétérinaires comptés parmi les métiers essentiels. Après tout, la règle d’or est une règle de bon sens !

  • 1. Syndicat national des vétérinaires d’exercice libéral.
  • 2. Syndicat de l'industrie de la santé animale.
Abonné à La Semaine Vétérinaire, retrouvez
votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr