Comment conciliez-vous vie personnelle et professionnelle ? - La Semaine Vétérinaire n° 1956 du 06/09/2022
La Semaine Vétérinaire n° 1956 du 06/09/2022

EXPRESSION

Auteur(s) : Propos recueillis par Caroline Driot

L’équilibre entre métier et vie privée est difficile à maintenir en pratique vétérinaire. Plusieurs praticiens témoignent de leur organisation pour le préserver.

Sophie ROZIÈRE (T 14)

Vétérinaire mixte à Chaudes-Aigues (Cantal)

SophieROZIERE.JPG

S’appuyer sur la famille et des collègues bienveillants

J’exerce dans un cabinet vétérinaire à forte dominante rurale. Lors du pic d’activité saisonnier, de novembre à avril, je suis de garde quatre jours par semaine (première ou deuxième de garde). Dans ces conditions et avec un enfant en bas âge, le soutien de mon conjoint, éleveur de bovins allaitants, et de nos familles a été capital pour tenir le rythme. Après la naissance de notre deuxième enfant j’ai repris à 50 %. Ça m’a permis d’être présente pour ma famille, et de comprendre qu’une certaine dose de travail m’était nécessaire ! À partir de septembre je repasse à 80 %. On fait un métier passionnant, utile et valorisant. Et j’ai la chance d’évoluer dans une équipe soudée et compréhensive. Mes employeurs ont accepté sans hésiter d’aménager mon temps de travail : je leur en suis très reconnaissante. Des collègues bienveillants et le soutien familial, c’est la clé pour concilier ma vie professionnelle et personnelle.

Marina RONCATO (L 91)

Praticienne en canine à Faremoutiers (Seine-et-Marne)

MarinaRONCATO.jpg

Un temps de travail sur mesure

Depuis mon installation en 1997, mon temps de travail a évolué en fonction de mes besoins personnels. C’est l’avantage d’exercer en libéral ! Quand mes enfants étaient petits, je ne travaillais pas les mercredis et une partie des vacances scolaires. Maintenant qu’ils sont grands et que ma vie privée m’amène sur les bords du lac Léman, je travaille du mercredi au samedi midi. Ces week-ends prolongés me permettent de profiter de la montagne l’hiver, et de la voile en été. Malgré le temps passé dans les transports, je suis trop attachée à l’ambiance de la clinique pour envisager de changer d’organisation. À condition d’en discuter entre collègues, chacun peut trouver son compte. En plus de mon activité en clientèle, je suis déléguée régionale du SNVEL en Île-de-France. J’assiste régulièrement aux congrès de la profession. Le travail en équipe nécessite des compromis, mais c’est la base de la vie en société !

Florian GRARD T (15)

Vétérinaire urgentiste à Toulouse (Haute-Garonne)

FlorianGRARDcopie.jpg

Des proches compréhensifs et une bonne ambiance professionnelle

Je suis salarié d’une structure dédiée aux urgences vétérinaires depuis cinq ans et j’aime beaucoup ce que je fais. On ne sait jamais ce qui va se passer, à quels cas cliniques on va être confronté. La charge de travail est imprévisible : c’est tout sauf routinier ! En revanche, c’est usant physiquement. Je me sens souvent fatigué, et je tombe plus fréquemment malade qu’avant. Côté vie sociale, les horaires de nuit ou de soirée sont peu propices aux loisirs ou au développement de nouvelles relations. J’ai dû par exemple renoncer aux sports en club, que je pratiquais régulièrement. Il ne faut pas trop compter sur moi non plus le lendemain d’une garde de nuit. Heureusement mes proches sont compréhensifs et je travaille dans une bonne ambiance. Les patrons sont à l’écoute et une large partie de mes collègues sont devenus des amis : on se voit souvent en dehors de la clinique. Ça aide à supporter les contraintes du métier.

Abonné à La Semaine Vétérinaire, retrouvez
votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr