Nouveautés pour le congrès de la SNGTV - La Semaine Vétérinaire n° 1920 du 12/11/2021
La Semaine Vétérinaire n° 1920 du 12/11/2021

CONGRES

PHARMACIE

La dernière édition des Journées des GTV, organisée à Tours du 20 au 22 octobre, a été l’occasion pour les exposants de renouer avec les vétérinaires, dans des conditions presque normales. Un congrès qui a notamment permis d’accueillir deux nouveaux acteurs en thérapeutique bovine.

Décalée et délocalisée, mais pas écourtée, telle était la nouvelle édition des Journées des groupements techniques vétérinaires qui s’est tenue à Tours du 20 au 22 octobre dernier. Les congressistes ont pu profiter sereinement de l’exposition commerciale du palais des congrès de Tours. Prochain rendez-vous dans 6 mois, pour retrouver le lieu et les dates habituelles du congrès.

Melchior, à l’instar du roi mage

Une nouvelle société, avec un nouveau concept, a fait son entrée dans le paysage thérapeutique français. Créé autour du cumul d’expérience d’anciens collègues de Merial – devenu aujourd’hui Boehringer Ingelheim –, Melchior Santé animale est avant tout une « aventure humaine », selon les propres mots de Caroline Convert, en charge du marketing et de la communication. L’idée est simple : à l’instar du roi mage homonyme, Melchior Santé animale apporte des biens précieux en provenance de pays étrangers. Comme l’explique Franck Dairin, fondateur et directeur de Melchior, « notre volonté est d’identifier des produits actuellement commercialisés en Europe, qui ont toute leur place dans l’arsenal thérapeutique vétérinaire et de les proposer aux vétérinaires français ». Leur premier choix, qui ouvrira la voie à d’autres produits destinés, au moins dans un premier temps, aux animaux de rente, s’est porté sur Vitalife, un sachet réhydratant « nouvelle génération » destiné aux veaux. Ce produit, leader des ventes de sa catégorie en Irlande, a la particularité de corriger rapidement l’acidose métabolique et les pertes en électrolytes, grâce au SID (strong ion difference1) le plus élevé du marché, avec 237 mmol/l. Grâce à cet effet rapide, 98 % des veaux traités avec Vitalife sont guéris en moins de 48 heures selon un poster présenté aux Journées de Tours. Le traitement consiste en l’administration de deux sachets, proposés au veau malade à 12 heures d’intervalle. Dès le 1er janvier prochain, la gamme de Melchior s’étoffera avec le lancement de Locatim, pour la prévention des diarrhées néonatales.

Partenariat entre Biotopis et Norbrook

Ce congrès a également été l’occasion pour Biotopis, initialement dédié à la thérapeutique équine, de faire son entrée dans le monde rural, avec l’arrivée de 10 produits destinés aux bovins en 2022, dont 3 antiparasitaires – Doramectine, Éprinomectine et Deltaméthrine – et, dès le début de l’année, 2 intramammaires – Obturateur bismuth et Céfalonium HL. La collaboration fructueuse avec Norbrook, laboratoire irlandais fondé en 1969 et engagé dans la fabrication de médicaments de qualité à des tarifs attractifs, a ainsi convaincu notre confrère Emmanuel Woringer, fondateur de Biotopis, de proposer également une gamme rurale : « Notre structure à taille humaine, proche des préoccupations des vétérinaires, offre des alternatives thérapeutiques qui limitent les risques de rupture pour les praticiens. » Pour autant, la gamme équine, déjà constituée de deux produits en pâte orale – Equinor, à base d’oméprazole, et Noramectin Parziquantel Duo, vermifuge duo – n’est pas en reste, puisqu’elle accueillera également 2 nouveaux produits dès l’an prochain.

Avancées dans les protocoles de synchronisation

Ceva a souhaité communiquer sur des nouveautés concernant les protocoles de synchronisation des vaches. Ainsi, chez les vaches allaitantes, l’utilisation d’un protocole Prid Delta 7 jours avec une insémination 56 heures après le retrait, jusque-là préconisé uniquement chez les génisses, fournit les mêmes performances de reproduction qu’avec une insémination à 72 heures, selon une étude présentée au congrès. Dorénavant, pour faciliter l’organisation en élevage, vaches et génisses peuvent être donc inséminées 56 heures après le retrait de l’implant vaginal. De plus, l’association de Prid Delta et de Cystoreline, administrée au moment de la pose de l’implant Prid et au moment de l’insémination, montre des résultats similaires à ceux obtenus avec le protocole associant Prid Delta et Synchropart PMSG chez les vaches allaitantes. En élevage laitier, le protocole associant Prid Delta et Cystoreline offre des performances de reproduction supérieures à celles du protocole associant l’implant vaginal et le Synchro-Part PMSG chez les vaches non cyclées et similaires chez les vaches cyclées.

Adaptation de posologies

Côté mammites, le laboratoire Dechra préconise, suite à une étude menée dans trois élevages, d’adapter la posologie du pénéthamate dans deux situations. Dans le cas de mammites à Strepococcus uberis, le laboratoire conseille une injection de pénéthamate toutes les 12 heures ou une injection de pénéthamate le matin et un traitement intramammaire à base de pénicilline G le soir, en adaptant les délais d’attente. Le deuxième cas concerne les vaches à haute production laitière, pour lesquelles la posologie habituelle de 10 mg/kg de pénéthamate devrait être augmentée à 15 mg/ kg, afin de maintenir une concentration efficace dans le lait.

Des adaptations de posologies ont également été l’objet d’une présentation de MSD Santé animale, notamment sur l’efficacité d’une deuxième administration intra utérine de céfapirine dans le traitement d’endométrites (ENDO) et d’écoulements vaginaux purulents (EVP). Une étude menée dans 30 élevages laitiers montre qu’une deuxième administration de Metricure 14 jours après la première améliore les performances de réussite en première IA comparée à une seule administration, pour les vaches à endométrites comme pour les vaches à écoulements vaginaux purulents (taux de réussite en première insémination respectivement de 30 % vs 39 %).

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