Pas d’éco sur l’éco - La Semaine Vétérinaire n° 1904 du 18/06/2021
La Semaine Vétérinaire n° 1904 du 18/06/2021

EDITO

Auteur(s) : Marine Neveux

Pas d’impasse en ces temps de baccalauréat ! C’est le conseil que nous pourrions donner à nos étudiants. Alors applicable aussi au sujet de l’écotoxicologie en médecine vétérinaire ! Des antiparasitaires dans les rivières en Angleterre, une mortalité d’oisillons dans des nids construits avec des poils d’animaux domestiques aux Pays-Bas1, il n’en faudrait pas plus pour jeter le doute sur les risques associés aux traitements vétérinaires sur l’environnement. Ne faisons pas l’économie d’une réflexion alors que des publications récentes sur l’écotoxicité de certains médicaments vétérinaires pour animaux de compagnie apportent de l’eau au moulin.

Les laboratoires et les vétérinaires ont toute pertinence à s’impliquer. D’ailleurs, le Code de déontologie reconnaît déjà le vétérinaire comme un acteur de la biodiversité et du développement durable, en précisant qu’il « prend en compte les conséquences de son activité professionnelle sur l’environnement ».

L’écotoxicité des médicaments vétérinaires est aussi une préoccupation majeure de l’industrie des médicaments vétérinaires et des autorités réglementaires. En témoigne depuis 1992 l’évaluation du risque pour l’environnement dans les dossiers d’enregistrement des médicaments vétérinaires. Puis la surveillance des effets néfastes pour l’environnement réalisée grâce à la pharmacovigilance.

Aux vétérinaires aussi le rôle de pédagogues auprès des propriétaires d’animaux pour la bonne observance des traitements et le conseil.

Recherche et surveillance, en maîtres-mots. La protection de l’environnement, en écho au One Health.

  • 1. Lire le dossier en pages 30 de ce numéro
Abonné à La Semaine Vétérinaire, retrouvez
votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr