PAS D’EFFET SUR L’INFECTION À MYCOPLASMA SYNOVIAE - La Semaine Vétérinaire n° 1889 du 05/03/2021
La Semaine Vétérinaire n° 1889 du 05/03/2021

AUTOVACCINATION

PRATIQUE MIXTE

FORMATION

Auteur(s) : T. H.

À ce jour, la lutte contre les infections à Mycoplasma synoviae, responsable du syndrome des œufs à extrémité de verre, passe par l’utilisation d’antibiotiques (tétracycline ou tylosine) qui permettent de réduire de manière significative, mais transitoire, le taux d’œufs déclassés. Il existe aussi des autovaccins et des vaccins commerciaux, mais les publications sont peu nombreuses à leur sujet. Dans ce contexte, une étude terrain s’est penchée sur l’efficacité d’une autovaccination. L’étude ne concerne qu’un seul élevage de poules pondeuses touché de manière croissante par le syndrome des œufs à extrémité de verre. L’autovaccin est réalisé à partir d’une souche isolée via un prélèvement cloacal d’une poule dans un lot touché. Le protocole vaccinal consiste en une injection unique de l’autovaccin sur 6 000 poules de 39 semaines (lot 1) et 6 000 poules de 50 semaines (lot 2). Le reste des poules des deux lots, soit 34 000 poules, ne sont pas vaccinées (témoins).

Aucune poule n’a reçu de traitements antibiotiques pendant la durée de l’étude. Il en ressort qu’il n’y a pas de différences dans la positivité des écouvillons cloacaux et trachéaux, entre les lots vaccinés et non vaccinés. Cette positivité varie, de plus, au cours du temps, pour les deux groupes, avec une augmentation marquée du nombre d’écouvillons cloacaux positifs entre J32 et J60 dans les deux lots. Ces résultats montrent qu’il n’y a pas d’effet de l’autovaccin sur l’infection à M. synoviae, ce qui est conforté par une précédente étude (2017). Malgré tout, une réduction globale du nombre d’œufs déclassés pour les poules vaccinées, par rapport aux poules vaccinées, est notée mais avec une significativité seulement pour certaines dates, suggérant un effet positif de l’autovaccination sur ce taux. À noter également que l’étude confirme l’importance de bien choisir son test diagnostic pour détecter une infection à mycoplasme, l’ARL modifié ou l’ELISA étant à privilégier, l’ARL simple pouvant amener à des faux négatifs.

Article rédigé d’après une conférence des 13e Journées de la recherche avicole et palmipèdes à foie gras, Gautier-Bouchardon A.V., Ferré S., Balan O. et coll., Syndrome des œufs à extrémité de verre : comparaison de lots de poules pondeuses vaccinées ou non avec un autovaccin, 2019, 693-696.

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