IMPACTS DE LA SURPOPULATION FÉLINE - La Semaine Vétérinaire n° 1887 du 19/02/2021
La Semaine Vétérinaire n° 1887 du 19/02/2021

PRATIQUE CANINE FÉLINE NAC

Auteur(s) : ANNE-CLAIRE GAGNON

FRANÇOIS-MICHEL LAMBERT, DÉPUTÉ DES BOUCHES-DU-RHÔNE, PRÉSENTERA DANS LES PROCHAINES SEMAINES UNE PROPOSITION DE LOI (PPL) SUR LA RÉGULATION DE LA POPULATION DE CHATS DOMESTIQUES DANS LE CADRE DE LA LOI CLIMAT.

La litière animale est-elle concernée par votre prochaine proposition de loi ?

La proposition de loi que je présenterai bientôt est devenue nécessaire face à l’impact négatif d’une surpopulation de chats, en termes de prélèvements d’animaux (entre 800 millions et 1 milliard d’oiseaux en France par an), de consommation de viandes carnées nécessitant l’élevage de dizaines de milliers de vaches et d’animaux domestiques pour la simple nourriture des chats, et de l’impact sur les déchets, notamment des litières minérales non recyclables, non valorisables. Il y a dans cette PPL un article interdisant au 1er janvier 2022 les litières minérales non compostables.

Travaillez-vous en concertation avec le groupe parlementaire Condition animale ?

Non, le groupe parlementaire Condition animale est totalement orienté sur le bien-être animal et ne prend absolument pas en cause la dimension de l’impact d’une surpopulation d’animaux, qu’ils soient domestiques ou sauvages. Ce n’est pas leur sujet.

Comment souhaitez-vous mobiliser les propriétaires de chats ?

En présentant cette PPL sur la régulation de la population des chats domestiques, je mets en lumière ce que personne ne souhaite démontrer : l’absence de réel contrôle sur les chats (stérilisation, consommation, protection des autres espèces, déchets, etc.) génère des impacts notables que l’on pourrait minimiser par des actions simples ou volontaristes par la loi notamment. Ainsi, interdire au 1er janvier 2022 les litières minérales non compostables utilisées pour les chats amènera à une réflexion plus globale sur la population de chats en France.

Y associerez-vous les professionnels comme les équipes vétérinaires, les éleveurs, les agents animaliers ?

Pour bâtir notre PPL nous avons proposé à nombre de structures de s’y associer. Force est de constater qu’il n’y a pas une volonté importante de parler du côté sombre de la présence non contrôlée du chat domestique en France. Malheureusement, si nous, politiques, nous n’agissons pas, la Nature nous le rappellera, mais il sera bien tard, parfois trop tard.

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