TROIS QUESTIONS À AMÉLIE MUGNIER - La Semaine Vétérinaire n° 1886 du 12/02/2021
La Semaine Vétérinaire n° 1886 du 12/02/2021

PRATIQUE CANINE FÉLINE NAC

VÉTÉRINAIRE, DOCTORANTE AU SEIN DE L’ÉQUIPE NEOCARE

Que retenir de cette étude ?

D’une part, que le poids à la naissance est un indicateur important à connaître, et qui plus est, très facile à mesurer. D’autre part, que l’accès aux données d’élevage est un enjeu majeur pour faire progresser les connaissances. J’encourage les éleveurs à participer aux études.

Un travail sur certaines races canines vous semble-t-il nécessaire ?

À ce stade de nos recherches, il est impossible d’avoir des certitudes. On ne comprend pas encore tous les facteurs qui participent au risque d’avoir un faible poids de naissance. Il faut poursuivre les recherches, pour conforter ces résultats, notamment élargir à d’autres races de chiens, et s’assurer de la répétabilité des performances de reproduction suivant la race.

Quelles recommandations peut-on faire aux éleveurs ?

D’éviter une mise à la reproduction des femelles de plus de 6 ans, et d’être particulièrement vigilant pour les chiots de petites portées, présentant un faible poids. En pratique, il faut bien contrôler que le chiot s’alimente, notamment s’assurer de la prise colostrale. Éventuellement, envisager une alimentation artificielle. Suivre aussi la température et la courbe de poids. Pour ce dernier paramètre, nous avons pour projet d’étudier plus précisément la croissance des chiots.

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