« ÊTRE UN ÉCO-VÉTO, UNE NOUVELLE PERSPECTIVE POUR NOTRE PRATIQUE ? » - La Semaine Vétérinaire n° 1865 du 04/09/2020
La Semaine Vétérinaire n° 1865 du 04/09/2020

EXPRESSION

Auteur(s) : Florence May*, Pierre Dufour**

Fonctions :
*(Association Éco-Véto)

Pour l’Association Éco-Véto, l’année 2020 serait une année charnière, qui offre la possibilité d’une remise en question des pratiques.

La pandémie nous a amenés, dans notre pratique comme dans notre vie, à la nécessité d’une gestion de crise court-termiste, épuisante pour beaucoup, mais elle nous a surtout rappelé la dure réalité d’une biosphère en souffrance.

N’est-ce pas, pour nous vétérinaires, l’opportunité d’affirmer notre engagement pour un exercice durable ? Car, au carrefour des disciplines et des médecines, nous sommes l’une des rares professions à avoir les connaissances pour comprendre tous ces enjeux, mais aussi les outils pour agir.

Ne pas tout changer du jour au lendemain, mais prendre le temps de réfléchir, de douter, d’imaginer, de retrouver le plaisir d’être vétérinaire pour l’animal, l’homme et l’environnement, dans une vision plus globale, plus ouverte que la seule course vers le soin-résultatrentabilité à tout prix.

Une « éco-consultation » ? Des solutions existent

Le plaisir d’un examen approfondi, le contact avec l’animal, l’écoute du propriétaire, le développement d’un sens clinique global qui considère dans la balance bénéfice/risque l’environnement et son impact sur les générations futures.

Des « éco-examens » ? Les examens indispensables au diagnostic, judicieux, mesurés, adaptés au cas, en ayant conscience du coût environnemental, sans ouvrir automatiquement le parasol bilans complets, scanner… Un « éco-traitement » ? Nous connaissons ces raisonnements, nous les avons déjà eus avec beaucoup de succès pour les antibiotiques. Choisir la bonne présentation, la bonne posologie, connaître l’éco-toxicité.

Un « éco-matériel » ? Microscopes, analyseurs, échographes, radios, ordinateurs, imprimantes, etc. Quid de l’occasion ? De la location ? Et tout ceci dans une « éco-ambiance » de clinique car tout commence par soi-même : primates sociaux, créons une microsociété véto-ASV agréable, positive et porteuse, dans laquelle intelligence collective côtoie responsabilités partagées et horaires adaptés !

Réduire, réutiliser, trier, recycler nos déchets : en limitant l’utilisation de papier absorbant, les impressions, l’encre, les alèses, en réutilisant nos champs en tissu, en triant papiers, emballages, cartouches, en compostant les litières et fécès. Une « éco-alimentation » ? Circuits courts, déchets de boucherie locale ?

Un « éco-bâtiment » ? Basse consommation ou à énergie positive, avec isolation efficace, matériaux naturels, source d’énergie réfléchie et conseils de professionnels.

Et un « éco-jardin-parking » ? Avec des arbres, contribuant à la nécessité d’en planter 100 milliards sur notre planète, participant au bien-être de tous - équipes, animaux clients -, tout en favorisant le retour de la biodiversité : oiseaux, insectes sauvages, etc.

Mais aussi faire un bilan environnemental de sa clinique pour évaluer son bilan carbone, son niveau de dépense énergétique, et bien définir et mesurer tous les points à améliorer. Vous êtes sensibles à ces interrogations, vous avez envie d’air pur, de douceur, de vous engager dans un nouveau concept de clinique vétérinaire : rejoignez-nous ! L’association Éco-Véto aborde le changement en douceur et en profondeur, pour rejoindre la réflexion, pour trouver ensemble des solutions durables.

Abonné à La Semaine Vétérinaire, retrouvez
votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr