À QUÉBEC, UNE CLINIQUE OBTIENT UN ÉCOLABEL - La Semaine Vétérinaire n° 1863 du 21/08/2020
La Semaine Vétérinaire n° 1863 du 21/08/2020

DÉVELOPPEMENT DURABLE

PRATIQUE CANINE FELINE NAC

Auteur(s) : PIERRE DUFOUR

L’hôpital vétérinaire de l’Ormière est labellisé Éco+Responsable, fruit d’une réflexion globale sur l’utilisation des ressources et sa responsabilité environnementale et humaine.

À Québec, l’hôpital vétérinaire de l’Ormière a reçu, en octobre dernier, le label Éco+responsable. Celui-ci est délivré par Maillon vert, organisme canadien composé d’un conseil scientifique et d’experts du développement durable, qui accompagne les structures dans leur projet écologique. À l’origine, ce label concerne les pharmacies puis les médecins. « Nous sommes la première structure vétérinaire à faire partie du réseau du Maillon Vert, qui est très connu ici. L’écologie a une place très importante dans notre pays, les Canadiens sont particulièrement sensibilisés à ce sujet », souligne Lucie Paquet, adjointe à la direction et coordonnatrice des ressources humaines de l’hôpital vétérinaire de l’Ormière, qui regroupe près de 50 employés, dont 17 vétérinaires.

traitement des déchets et économie locale

pour obtenir ce label, il convient de remplir un certain nombre de critères. pour l’hôpital de l’ormière, cela a débuté par une étude de la santé financière et un sondage auprès des salariés comme des clients. « notre équipe était très motivée, mobilisée et solidaire pour ce projet, et grâce aux sondages nous avons pu mettre en évidence que l’écologie était un sujet très important pour nos clients, à tel point qu’ils sont prêts à choisir un vétérinaire et une structure en fonction de cela », explique lucie paquet. la gestion des ressources humaines et l’adhésion de l’équipe sont en effet essentielles pour la réussite de ce projet, qui est avant tout fédérateur. la structure s’est d’abord penchée sur la gestion des matières résiduelles, ce qui a impliqué une organisation des différents circuits. « l’objectif est que cela reste facile pour les membres de toute l’équipe et que cela ne nuise pas à l’activité quotidienne. cela nous a amenés à analyser certains produits et à aménager des changements. par exemple en proposant l’utilisation d’une seule matière au lieu de deux comme pour les emballages des seringues », précise-t-elle. l’engagement communautaire et social fait également partie intégrante du programme : partenariats avec des refuges, réhabilitation d’oiseaux de proie, plantation d’arbres, etc. « l’objectif est d’engager l’hôpital vétérinaire de l’ormière dans la société, et aussi comme citoyen, acteur du développement durable. » l’équipe favorise aussi les solutions et les achats les plus locaux possible : « ainsi nous achetons la nourriture pour les lapins localement, ce qui facilite l’approvisionnement. » une réflexion a été également menée sur le bâtiment.

Tendre vers un bilan carbone nul

Parmi les projets à l’étude, la réutilisation des flacons de médicaments. en effet, au québec, la plupart des médicaments sont livrés déconditionnés, sans plaquettes, puis vendus au détail dans des fioles. l’hôpital en utilise désormais en plastique recyclé, et travaille à gérer notamment les matières compostables. l’objectif est de tendre vers la carbo-neutralité. des chiffres arriveront pour étudier la réduction des déchets et leurs actions, à la fois pour mesurer l’impact sur l’environnement grâce à un bilan carbone, mais également pour évaluer le gain économique. « ce n’est pas tant l’écologie que la protection de l’environnement et le développement durable. tout est lié, les animaux, la santé, la gestion des ressources humaines, notre qualité de vie, notre rôle dans la société. cela forme à mon sens une cohérence écoresponsable et humainement responsable », conclut Lucie Paquet.

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