L’HOSPITALISATION DU VEAU À LA CLINIQUE - La Semaine Vétérinaire n° 1858 du 12/06/2020
La Semaine Vétérinaire n° 1858 du 12/06/2020

FICHE PRATIQUE

PRATIQUE MIXTE

Auteur(s) : CLOTHILDE BARDE

C’est un service qui permet de répondre à certains éleveurs, demandeurs de soins plus poussés, d’un meilleur suivi de l’animal ou qui souhaitent se libérer du temps en cas de traitement conséquent (veau diarréhique, par exemple). Pour être optimisé, le projet d’hospitalisation à la clinique doit être élaboré en fonction des attentes des praticiens et de leurs motivations.

La salle d’hospitalisation des veaux doit être réservée exclusivement à cet usage et disposer d’un accès extérieur. Il est recommandé de bien la séparer du reste de la clinique pour éviter les odeurs.

De plus, il convient de disposer d’une tenue (bottes, blouse, gants) et d’un matériel (sonde, biberon, thermomètre) exclusivement destinés aux soins des veaux.

Plusieurs types de cases d’hospitalisation des veaux existent :

- les cases fixes dans les locaux ;

- les modules types « niche à veau ».

Dans le premier cas, l’espace doit être facilement nettoyable. Le choix doit donc se porter sur des matériaux de type inox, carrelage ou béton lisse et il est nécessaire de prévoir une rigole d’évacuation des eaux usées, ainsi qu’un robinet et un jet.

L’espace doit être assez étroit pour limiter les mouvements du veau. Il est ainsi recommandé de respecter les dimensions suivantes : 80 cm de large, 1,20 m de long.

De plus, il est intéressant d’installer une porte pour chaque case, un tapis pour le confort de l’animal, un caillebotis pour limiter l’humidité de la case, un système d’attache pour fixer le licol du veau et lui permettre de se lever ou de se coucher à sa guise et, enfin, des systèmes de fixation pour les poches de perfusion.

La température doit pouvoir être modulée soit par un système de chauffage indépendant du reste du bâtiment (type électrique), soit à l’aide d’une lampe chauffante.

En ce qui concerne les niches à veaux, comme elles peuvent être installées à l’extérieur de la clinique, dans ce cas, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir une salle d’hospitalisation. Il existe d’ailleurs des modèles sur caillebotis, en bois, avec des roulettes qui permettent de faciliter le déplacement et l’entretien.

Sur le terrain, les retours d’expérience témoignent du fait que l’hospitalisation des veaux, lorsqu’elle est réfléchie et organisée, offre de nombreux avantages. Ainsi, pour les animaux, cela améliore leurs chances de guérison ; pour les éleveurs, cela leur évite d’avoir à surveiller un animal malade, ainsi que les frais de déplacements ; pour les praticiens, en valorisant leur image, cela leur permet d’optimiser leur temps de travail et, le cas échéant, de proposer des interventions chirurgicales en clinique. Enfin, ce service incite l’éleveur à agir en début de signes cliniques, optimisant ainsi les résultats thérapeutiques et favorisant le dialogue.

Pour en savoir plus :

Création d’une hospitalisation de veau en structure vétérinaire, de Jocelyn Amiot et Lorenza Richard, Les Éditions du Point Vétérinaire, 2016 (www.bit.ly/2Xx504j).

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