Le chatbot vétérinaire entre en scène - La Semaine Vétérinaire n° 1818 du 06/09/2019
La Semaine Vétérinaire n° 1818 du 06/09/2019

E-SANTÉ ANIMALE

PRATIQUE CANINE

L'ACTU

Auteur(s) : TANIT HALFON 

La start-up Askovet a développé le tout premier agent conversationnel vétérinaire. Son objectif est de répondre aux questions basiques et fréquentes posées par les propriétaires d’animaux.

Parler “santé animale” avec une intelligence artificielle, c’est désormais possible. Depuis cet été, la start-up Askovet propose aux praticiens un abonnement pour installer sur leur site internet ou leur page Facebook professionnelle un agent conversationnel virtuel, Bolt1. Le principe : un programme informatique simule une conversation écrite avec un propriétaire d’animal. « Le chatbot vise à répondre aux questions basiques et fréquentes des propriétaires, explique Marion Chaussonnet, cofondatrice de la start-up. Il est utile en première intention. C’est le vétérinaire qui donnera par la suite des conseils précis et personnalisés. » Développé pour les chiens, les chats et les lapins, l’outil est à la fois capable de répondre directement aux questions posées et de proposer au propriétaire de choisir la rubrique qui pourrait l’intéresser2. « Pour l’instant, 312 types de réponses différentes sont programmés, classées selon huit thématiques principales, à savoir l’alimentation, le comportement, l’environnement, la reproduction, la prévention, la maladie, les symptômes et les généralités, précise la fondatrice. L’outil n’est pas capable de répondre à toutes les questions. Dans ce cas, nous nous efforçons de compléter le contenu manquant. »

Un signe de qualité

Outre le temps que cela peut faire gagner au secrétariat, un chatbot a d’autres utilités, selon Marion Chaussonnet. Tout d’abord, « il permet de participer à l’animation de sa communauté virtuelle ». De plus, « d’après un sondage tiré d’une thèse vétérinaire, 80 % des propriétaires d’animaux utilisent le moteur de recherche Google avant et après une consultation vétérinaire. 56 % des sondés préfèrent envoyer un message plutôt qu’appeler une entreprise. Dans ce contexte, avoir un chatbot peut montrer qu’un praticien prend en considération les demandes de ses clients ». Un outil marketing donc, d’autant plus qu’il est ouvert à tout public et pas qu’à ses clients. Ainsi, en “discutant“ avec le robot, ce dernier délivre des informations sur la clinique, comme les horaires, le numéro de téléphone et peut aussi orienter vers le service de prise de rendez-vous en ligne. « Cela permet d’optimiser les autres services digitaux du vétérinaire », souligne la fondatrice. Le chatbot, une nouvelle vitrine pour sa clinique ?

1 https://bolt.askovet.com.

2 Askovet a initialement développé un chatbot grand public, Asko. Accessible sur le site de la start-up, il délivre des informations uniquement via un système de rubriques. À terme, il est prévu qu’il dispose de la technologie de reconnaissance de langage.

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