La Semaine Vétérinaire n° 1809 du 04/05/2019

LIVRE

DITES-NOUS TOUT

MICHEL BERTROU 

Pour ceux qui l’apprécient à la télévision et à la radio, Natacha Harry (A 98) se plie ici à l’exercice de l’autobiographie à un moment de sa carrière où il est aussi intéressant de considérer le chemin parcouru que de se projeter dans l’avenir… qu’elle prophétise animal. De son enfance à la campagne parmi les animaux (« à l’école des bêtes »), cette fille unique se remémore le trauma de la rupture des tendons de son cheval. Les soins patients qu’elle lui prodigua forgèrent sa volonté précoce d’être vétérinaire. Ses années “véto” paraîtront classiques à celles et ceux qui ont expérimenté le même cursus et notre consœur ne s’y étend pas plus que sur la formation HEC qu’elle suivit après pour « élargir son horizon ». Elle n’a en réalité jamais pensé exercer et sa véritable vocation était à France 2. Fan de Télématin, elle osa provoquer le destin pour intégrer l’émission matinale, en 2000. Elle y travaille toujours. De sa présidence à la Société protectrice des animaux (à partir de 2013), dont elle démissionna l’été dernier « pour protéger l’institution des attaques dont elle faisait l’objet », Natacha Harry élude les détails douloureux (et fastidieux ? La vieille institution semblant coutumière des guerres intestines). Son désir de produire un programme animalier de qualité (dont elle déplore l’absence actuelle) comme ses positions en faveur des animaux exposées dans la dernière partie confirment néanmoins l’impression que le livre reste à la surface des choses et aurait mérité davantage de développements.

À l’école des bêtes de Natacha Harry, Les Éditions du cerf, 13,5 x 21 cm, 182 pages, 18 €.

Abonné à La Semaine Vétérinaire, retrouvez
votre revue dans l'application Le Point Vétérinaire.fr

En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK