Les chiens sont plus médicalisés que les chats - La Semaine Vétérinaire n° 1806 du 06/04/2019
La Semaine Vétérinaire n° 1806 du 06/04/2019

SONDAGE

PRATIQUE CANINE

L'ACTU

Auteur(s) : LORENZA RICHARD 

Les résultats de la troisième enquête Ipsos-SantéVet montrent notamment que les propriétaires de chiens sont plus soucieux de la santé de leur animal, que les visites vétérinaires sont stables et que les frais médicaux tendent à augmenter.

Les résultats de l’Observatoire des propriétaires d’animaux de compagnie, créé par SantéVet en 2017, ont été présentés dans les locaux de l’entreprise à Lyon (Rhône), le 16 avril. Ils sont issus d’une enquête réalisée via un questionnaire on line par l’institut de sondage Ipsos en mars 2019 auprès de 1 000 propriétaires de chiens et de chats. Les personnes interrogées possèdent en moyenne 1,7 animal, qui n’est pas de pure race dans 40 % des cas. 69 % des chiens sont achetés, contre 17 % des chats, et le budget d’achat a augmenté.

Une vision anthropomorphique de l’animal

Le rôle de gardien de maison du chien diminue (21 % contre 30 % en 2016) au profit de la relation de bien-être : l’animal est un support émotionnel dans 85 % des cas. Pour 82 % des propriétaires de chiens et 71 % de chats, leur animal ressent très fortement leurs émotions. De plus, 28 % des propriétaires ont acheté un vêtement à leur chien, 11 % à leur chat, et ils considèrent que les chats se “vengent” plus que les chiens à leur retour de vacances. Cet indicateur semble plus anthropomorphique que représentatif du ressenti de l’animal, cependant, il reflète ce que les personnes projettent sur leurs animaux, et sans doute leur besoin d’informations concernant le comportement. L’éducation repose surtout sur l’expérience personnelle, mais 15 % des propriétaires de chiens et 11 % de chats font appel aux conseils du vétérinaire, avant ceux d’un éducateur, et 10 % des personnes ne sont pas satisfaites de l’éducation de leur chien.

Un rôle central du vétérinaire

Les propriétaires de chiens sont plus impliqués dans la santé de leur animal : ils déclarent faire significativement davantage de bilans de santé annuels (63 % contre 55 % en 2018). Les actions de prévention les plus courantes sont les traitements antiparasitaires externes (89 % des chiens traités, 77 % des chats) et internes (85 % des chiens, 70 % des chats), ainsi que la vaccination annuelle (84 % des chiens, 58 % des chats). Les animaux sont vermifugés tous les 5,5 mois en moyenne. Le taux d’animaux stérilisés augmente légèrement (90 % des chats, 50 % des chiens), et les croquettes sont encore largement utilisées, mais l’alimentation personnalisée tend à se développer (animal stérilisé, aliment bio, “fait maison”, etc.).

Le nombre de visites annuel moyen chez le vétérinaire est stable, mais les dépenses augmentent : 1,7 visite et 223 € (211 € en 2018) chez les chiens, contre 1,3 visites et 174 € (166 € en 2018) pour les chats. Cependant, 8 % des chiens et 26 % des chats n’ont pas vu le vétérinaire au cours des 12 derniers mois.

De plus, face à un problème de santé de leur animal, le premier réflexe des propriétaires reste de l’emmener chez le vétérinaire, mais cela diminue (46 % contre 57 % en 2016 pour les chiens) au profit d’un appel à un proche ou à un vétérinaire. Enfin, s’ils devaient faire face à des frais vétérinaires supérieurs à 1 000 €, 16 % des propriétaires de chats seraient prêts à faire euthanasier leur animal, contre 7 % des possesseurs de chiens.

Le développement de la téléconsultation n’est pas une priorité, 30 % des personnes interrogées y sont même réfractaires. En revanche, l’ouverture des cliniques 24 h/24 ou une hot line disponible 24 h/24 sont souhaités.

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