Un tango 2.0 - La Semaine Vétérinaire n° 1803 du 23/03/2019
La Semaine Vétérinaire n° 1803 du 23/03/2019

Edito

Auteur(s) : MICHAELLA IGOHO-MORADEL 

Vous laisserez-vous emporter par le rythme d’un tango 2.0 ? à la façon d’un tourbillon numérique. Face à face, sans contact, puis avec contact. Deux pas vers l’avant, puis deux en arrière. Difficile d’y résister. Les appels à la digitalisation se multiplient. La transition numérique est en effet présentée comme la partition “miracle” pour faire face aux enjeux qui se profilent. Voire un élément clé de l’avenir de la profession. Attentes sociétales, allongement de la durée de vie des animaux de compagnie, valorisation de l’agriculture de précision, changement de modèle économique… Les raisons de suivre le mouvement sont nombreuses, avec un objectif principal : favoriser la naissance du cabinet vétérinaire 2.0. Pour certains acteurs, nul doute que ces mutations s’accordent avec les souhaits de la profession. à l’image des initiatives engagées par l’industrie, qui entre dans la danse et propose ses services de… professeur de tango. Au-delà du produit, elle se positionne comme un accompagnateur du changement. Que ce soit dans un lieu atypique, en ligne ou sur un bateau, les laboratoires s’y mettent et présentent désormais différents outils connectés pour faciliter la prise de rendez-vous en ligne, démystifier le référencement sur Internet ou, plus largement, développer le potentiel de son entreprise. Les organisations professionnelles s’emparent, quant à elles, peu à peu de ces sujets. De nombreuses start-up se remuent aussi sur ce créneau. La e-transformation est en train de se faire sa place. S’il ne fait aucun doute que le numérique ouvre la voie à des possibilités infinies de chorégraphies, il peut aussi être synonyme de craintes et d’obstacles pour le praticien : la peur du débutant qui hésite à franchir le pas ou la mauvaise expérience vécue par l’expérimenté, qui a subi un bashing sur les réseaux sociaux. La transformation digitale n’est pas de tout repos, mais semble inévitable. Il est temps pour la profession de mener la danse en décidant de quelle manière elle pourra tirer parti de ce changement. L’essentiel est de s’en sortir sans ampoules aux pieds ! ●

Lire pages 48 à 53 de ce numéro.

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